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mercredi 25 mai 2016

Lire à petits pas


Je ne résiste pas au plaisir de faire un point sur les acquisitions de mes petits lecteurs-scripteurs... L'apprentissage de la lecture me semble si rapide, et elle est pourtant tellement progressive !! 😊 


Antonin a franchi le palier dont je vous parlais récemment, et est à présent très fier d'explorer les digrammes "inutiles" de la langue française ! 😄

Avant de le laisser encoder une nouvelle série, je lui présente le son du jour, et nous passons toutes les cartes en revue : nous nous mettons d'accord sur le mot à écrire ("autobus" et non "bus" ou "car", "mauve" et non "violet", etc.), puis je formule toutes les difficultés orthographiques des mots en question. Par exemple, sur cette série en "au", j'énumère les mots qui comportent un "e" muet à la fin et celui qui n'en comporte pas, et j'attire l'attention d'Antonin sur le fait que le deuxième [o] dans "autobus" s'écrive d'un simple "o". Par la suite, je l'encourage à prendre lui-même en charge cette phase de "débroussaillage" orthographique, dans la mesure de ses possibilités. 


Puis Antonin écrit tous les mots, en s'auto-corrigeant après chacun.

"Tadam !!", s'exclame fièrement Louiselle en me désignant le mot qu'elle vient d'écrire. 😊

Quant à la Damoiselle, elle poursuit la série rose avec beaucoup d'enthousiasme.


Certaines lettres en cursive (le "v", le "s", le "d"et le "r", notamment) ne sont pas encore assimilées. Puisque parallèlement la Damoiselle a très envie d'utiliser l'alphabet mobile et qu'elle en est capable, nous nous appuyons sur L'extraordinaire abécédaire de Balthazar, qui présente sur la même page la lettre capitale - qu'elle connait bien - et la lettre cursive.


Et bien sûr, après chaque encodage, on vérifie grâce au modèle. La Damoiselle déchiffre consciencieusement le mot sur l'étiquette : après l'analyse (écriture), la synthèse (lecture) !


Louiselle m'impressionne par son endurance : encoder 6 mots plutôt longs ne lui pose aucun problème. Pour autant, la Damoiselle n'a pas changé, et son esprit (un peu moins son corps, mais cela dépend des jours...) vagabonde librement pendant l'activité. Parfois, je crois lire dans cette attitude une fatigue, un désir de changer d'activité, mais non : Louiselle veut aller jusqu'au bout. Mais en empruntant autant de détours qu'elle le souhaite. 😉

Le "é" et le "i" sont particulièrement appréciés parce qu'il faut les "fabriquer" !! 😄

A suivre ! 😉

mardi 24 mai 2016

Cartes de nomenclature : les oiseaux


Voici aujourd'hui les cartes de nomenclature des oiseaux familiers, à télécharger ICI en Pdf

Dans la mesure où ce travail gagne à être adapté aux oiseaux de votre région, voici également un slide vierge à personnaliser. Ne vous fiez pas au premier visuel ! En le téléchargeant puis en l'ouvrant avec LibreOffice Impress, vous obtiendrez quelque chose comme cela :


J'utilise ici la police JBcursive, qui n'apparaitra correctement que si vous l'avez téléchargée en amont, mais que vous pouvez, bien évidemment, remplacer par la police de votre choix.

Enfin, si vous souhaitez mixer mes cartes au vôtres, exportez ces dernières au format Pdf avant de les imprimer. Sans quoi elles ne seront pas de la même taille (un Pdf est légèrement plus petit qu'un Odp).

Voilà pour le volet technique


Côté pédagogie, à présent :

J'ai sélectionné les vingt oiseaux les plus courants chez nous : vous n'y trouverez donc pas la grive musicienne, qui était très courante dans la Normande de mon enfance, mais qui déserte totalement notre coteau. Ni le corbeau freux, l'étourneau sansonnet ou la bergeronnette grise, pour les mêmes raisons. Par contre, le rougequeue et le martinet pullulent ! J'ai également privilégié les oiseaux que l'on peut observer : ainsi, le pouillot véloce et la fauvette à tête noire, archi-courants chez nous, ne sont repérables que par leur chant. Je les ai donc écartés pour l'instant au profit d'espèces moins farouches. J'ai également décidé de faire figurer les mâles et les femelles de chaque espèce commune lorsque les individus des deux sexes présentaient des différences physiques : moineau, pinson, merle... C'est une distinction qui a beaucoup d'importance pour mes enfants ! 😊


Vous l'aurez compris, ces vingt cartes sont loin d'être exhaustives, et ne sauraient se passer d'être mise en relation avec des ouvrages documentaires de toutes sortes.


Après les avoir longuement manipulées et mises en relation avec les observations concrètes et les lectures documentaires, on peut décider d'imprimer ces cartes en double, pour pouvoir jouer au Mémory ou au Pouilleux (ou Mistigri) : dans ce dernier cas, on ôte du jeu une des cartes, de préférence celle qui représente l'oiseau que l'enfant connait le moins bien (vous êtes sûr ainsi qu'il l'aura intégré à la fin de la partie...). Chez nous, c'est le troglodyte qui s'y colle : c'est le seul à ne pas avoir de double, et il ne s'agit pas de finir la partie en l'ayant dans la main !

Imprimer les cartes en double permet aussi de proposer les petits jeux de lecture typiquement montessorien. Un exemplaire de chaque carte va rester comme il est, un autre va être séparé de sa légende. Les cartes légendées sont retournées face la table, et l'enfant place l'étiquette-mot correspondante sous chaque photo non légendée. Il retourne ensuite les cartes légendées pour s'auto-corriger.

Enjoy ! 😊


Merci à tous les ornithologues de talent qui m'autorisèrent à utiliser leurs photographies pour ce travail ! 😊