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mercredi 30 mars 2016

L'âge de raison


L'âge de "raison", dit-on, correspond aux 7 ans de l'enfant. Je serais curieuse de savoir ce que vous mettez dans cette expression, et comment vous l'interprèteriez...

Pour moi, voici : elle me ramène invariablement à un souvenir d'enfance. Lorsque j'étais petite, je n'avais pas la télévision, et j'allais peu au cinéma. Mais je me souviens très bien d'une fois. Ma tante m'emmena voir Les aventures de Bernard et Bianca qui repassait sur l'écran d'un petit cinéma de province. A la sortie, elle me demanda comment j'avais trouvé le film. 

"Et bien, lui-dis (en substance, avec mes mots d'enfant), j'ai adoré ! Mais, vraiment c'est bizarre ! Je n'étais pas absorbée dans le film comme d'habitude... Je me voyais en train de le regarder, je suis restée extérieure, et c'est la première fois que cela m'arrive..."

Ma tante en  conclu immédiatement que je n'avais pas aimé le film, ce qui me fit de la peine, car ce n'était pas ce que je voulais dire.

Ce que je voulais dire, voilà : nous étions en 1985, j'avais 7 ans depuis quelques mois. Et je venais de faire l'expérience de la séparation.

Vrai, il me semble que l'être humain, dans l'histoire de sa vie, revit dans sa chair les différentes étapes qui ont marqué l'humanité. Ainsi, l'homme paléolithique est intégré de plein droit au monde, il vit en son sein dans une connexion naturelle. Et puis, vient le Néolithique : l'homme se sédentarise, et se coupe de la Nature pour l'exploiter. La notion de "ressources naturelles" nait. C'est la séparation - dont on sait bien aujourd'hui, au troisième âge de l'humanité, à quel point elle cristallise notre nostalgie... Ah, si nous pouvions revenir à l'état de Nature - et aux premières heures de notre vie !

A 7 ans, la séparation d'avec les parents est consommée - mais du même coup, la séparation d'avec le monde sensible est effective. C'est la raison pour laquelle je ne pouvais plus m'oublier dans un spectacle : le temps où j'étais dans le monde comme une feuille attachée à une branche, oscillant de concert avec l'univers au moindre souffle, était révolu. La communication intime n'était plus possible - et, bien évidemment, je m'apercevais qu'elle avait existé au moment où elle m'était refusée. Soudain, mon environnement n'était plus le même, puisque mon rapport profond à lui avait changé : jadis ouvert, englobant et interpénétré de toutes choses, il se trouvait à présent face à moi, opposé à moi (et peut-être même, hostile ?), extérieur, comme un film se déroulant sur grand écran.

Je pense souvent à cette anecdote, car elle est la seule trace (mais en négatif) de la nature de ma relation au monde avant l'âge "de raison". Et à présent que je suis Maman, je vois bien ce qui se passe quand je constate chez mes enfants des phases d'excitation délirantes, des colères démesurées ou des terreurs irrationnelles... "Il n'y a pas de filtre", dit-on souvent. Voilà : pas de filtre entre le petit enfant et le monde. Pas de séparation. Nous le savons, nous le sentons dans notre corps, mais nous ne parvenons plus à nous souvenir... C'était comment, déjà ? Nous voilà séparés. Le monde n'est plus, pour nous, cet utérus avec lequel nous étions en symbiose, peuplé de d'esprits et de forces invisibles auxquelles nous étions reliées - Ah, Louiselle m'en parle souvent, des forces invisibles !! Hélas, malgré mes efforts pour la comprendre, malgré quelques maigres réminiscences, elle utilise une langue étrangère pour l'adulte raisonnable que je suis devenue...

Il est plus facile, je trouve, de considérer que le bébé vit une vie différente de la nôtre. Tout en lui est là pour le dire : ses besoins, son langage et sa motricité... L'adulte est souvent saisi de respect face au bébé, qui manifeste, dans son être, d'un rapport au monde totalement autre. Il en est de même pour l'enfant entre 3 et 7 ans - et même après, mais c'est encore une autre histoire ! -, mais il est plus difficile pour l'adulte de s'en apercevoir : le jeune enfant est alors en plein processus d'individualisation, et d'imitation, et nous avons tendance à résorber ce qui nous écarte de lui. Nous disons : "Comment, cela fait vingt fois que je lui dis, et il n'a pas compris ? Mais pourquoi fait-il cela, ça n'a aucun sens !!", etc. C'est dommage : considérer leur étrangeté, et leur chance, de ne pas être séparé de l'environnement, de vivre encore dans cette unité originelle et d'appartenir de plein droit au monde naturel, nous permettrait de résoudre bien des malentendus entre eux et nous...

Je voulais écrire aujourd'hui un article sur nos activités au jardin, mais il semblerait que mes réflexions du jour aient pris un tout autre tour... 😊

Ce n'est que partie remise, profitez bien du soleil s'il passe par chez vous ! 😊

mardi 29 mars 2016

Une semaine de menus "de base" à télécharger (et goûters-dîners)


Ah, ah, je craque. Cela me manquait trop de ne plus parler cuisine et nutrition sur ce blog, alors zim-boum ! C'est officiel : la catégorie "Alimentation" est (ré)ouverte ce soir ! 😊

Si vous suivez nos tribulations quotidiennes sur Facebook ou Instagram, peut-être savez-vous que j'essaie de faire dîner mes enfants vers 17h30. Cela présente à mes yeux deux avantages de taille : d'abord cet horaire permet de sauter le goûter qui n'était vraiment pas un modèle d'équilibre par ici, ayant de plus en plus la fâcheuse tendance à se composer de biscuits industriels... Ensuite, il permet de respecter l'heure du coucher - mes enfants se levant à 6h30, ils ont besoin d'être au lit vers 19h30...

Bien sûr, j'ai une chance incroyable : mes horaires me permettent de rentrer chez moi de très bonne heure - du moins, lorsque je n'ai pas de réunion. Nous poussons généralement la porte de notre chez-nous vers 16h30 (Pas taper !! Et si ça peut vous consoler, je passe une partie de mes nuits à préparer ma classe, donc nous dirons que ceci rattrape cela...), ce qui me laisse en théorie une belle heure devant moi pour m'organiser.

Sauf que cette "belle" heure se la joue "peau de chagrin" au possible : pas question de se mettre aux fourneaux dès en arrivant ! J'ai besoin d'une transition, et les enfants aussi ! Il y a beaucoup à faire : lire une histoire tous ensemble, faire un jeu ou une activité, jouer dehors... Parfois les enfants ont simplement besoin de jouer entre eux en toute intimité, et j'ai un peu de temps pour moi pour déballer mon sac, lancer une machine ou donner deux ou trois coups de pioche au potager...

Bref, le temps passe à toute vitesse. Si bien que je ne m'attèle pas à la confection du repas avant 17h15... Autant dire que le menu a intérêt à être simple ! 😄

Pour m'aider, j'ai établi des menus "de base". Le but n'est pas de les suivre à la lettre, mais de gagner en sérénité : je peux compter sur ces menus planifiés. La liste des ingrédients qu'ils nécessitent est toujours inscrite sur notre liste de course - disons qu'il s'agit de notre "kit de survie". Et tant qu'à faire, j'ai essayé de miser sur des repas qui plaisent à peu près - c'est assez  compliqué, et si je suis affranchie de l'idée de devoir satisfaire tout le monde, je remarque que les repas sont tout de même plus quiets quand tout le monde MANGE.

Ah, c'est d'ailleurs un autre avantage du "gouter-dîner", comme nous l'appelons : il permet éventuellement d'adapter le repas aux enfants - ils se régalent de pâtes au fromage, et nous nous réservons le caviar d'algues pour notre repas à nous, que nous prenons au calme, une fois les enfants couchés.

Bref, s'ils vous intéressent, ces menus de base, prévus pour une semaine, et 100% kid friendly (quoiqu'il vous faudra forcément les adapter aux goûts de votre enfant à vous...) sont téléchargeables  ICI. Il s'agit de menus végétariens à tendance végétalienne. 

Concernant les desserts, les enfants sont libres de choisir un fruit ou une compote. Sous certaines condition, ils ont droit en plus à un "laitage" qu'il choisissent parmi une catégorie que j'impose en fonction du reste du repas : 
- Si notre repas ne contient pas de produits animaux : fromage ou laitage au lait animal.
- Si notre repas contient des produits animaux, mais pas de légumineuses : yaourt au soja éventuellement (nous en achetons 4 par semaine, et quand il n'y en a plus, il n'y en a plus, car il en est du soja comme du reste : à consommer avec modération !).

Ça a l'air compliqué comme ça, mais on s'y fait vite ! Et les enfants commencent à faire eux-mêmes le calcul : "Ah, non, il y a du fromage dans le gratin, alors pas de yaourt !!". 😊

Les "laitages" sont toujours nature et on les parfume au sirop d'agave ou au sucre complet. J'ai essayé, il fut un temps, de réaliser mes yaourts maison, mais personne ne les mangeait (et surtout pas moi, il est vrai !), alors j'ai arrêté...  

Enfin, je n'hésite pas à proposer de temps en temps (deux fois par semaine environ) des dîners sucrés. Puisque le goûter saute, c'est sans scrupule !! 😉 Et cette fois, plutôt que de se jeter, par manque de temps et faute de mieux, sur les biscuits de commerce (que nous n'achetons d'ailleurs plus, yeepee !), je prends le temps de concocter une espèce de brunch, incluant des glucides de qualité.


Voilà à titre d'exemples quelques menus "sucrés" qui plaisent à tous les coups :

- Porridge nature + mélange de fruits secs et d'oléagineux (acheté en vrac en magasin bio) proposé à part.
- Muffins tigre (à préparer la veille), raisins secs, pomme.
 - Corn-flakes au lait de riz + Banane (servie séparément) + Mélange de fruits secs et d'oléagineux.
- Fruits de saison + tartines de pain de mie tartiné de purées de noix, de beurre de cacahuète ou de Nocciolata + chocolat chaud au lait de vache ou lait de riz.
- Repas tartines de pain complet : pâté végétal, fromage, confiture. Lait fraise au lait de vache ou de riz.

Avez-vous des recettes des recettes et des astuces qui fonctionnent bien chez vous ?

Merci d'avance pour le partage ! 😄

lundi 28 mars 2016

Ambiance pascale

Table des saisons : Printemps 2016

Pas d'article "Notre semaine" pour la deuxième fois consécutive... 😄

Que voulez-vous ! C'est que les fêtes saisonnières s'enchaînent, et elles ont trop d'importance chez nous pour que j'accepte de les passer sous silence... Puisque je n'ai plus le temps d'écrire un article par jour, il me faut faire des choix !! 😄


Pour me faire pardonner, je vais essayer de transmettre ici un peu de cette ambiance si particulière chez nous cette année : pensez donc, juste une semaine entre le début du printemps et Pâques ! Nous n'avons pas le temps de toucher terre !

Et pour commencer cet article, voici les photos de notre table du printemps. 😉


Je voulais quelque chose d'ultra-frais : nous avons débarrassé notre table des morceaux d'écorce, pommes de pin, cailloux et autres poussières pour dégager sa surface carrelée. Elle reflète à merveille les jeux d'ombre des récipients de verre translucides, et ceux des reflets changeant de l'eau qu'ils contiennent. Les enfants se chargent de renouveler les fleurs et de jouer avec les figurines et les bibelots...


Contrairement aux "tables des saisons" originelles, la manipulation est acceptée chez nous. J'ai même laissé pour ce faire un large espace au centre de la table - qui accueillera sans doute, au cours des trois mois à venir, de multiples trésors rapportés du dehors... Re-bonjour, écorces, pommes de pin et poussières !! 😄 J'essayerai de penser à photographier cet espace avant de le démonter, dans trois mois, car généralement, en une saison, nos tables "de la Nature" évoluent énormément !

Malgré le manque de temps (semaine très chargée au boulot, multiples réunions et compagnie), je voulais marquer le coup par une petite réalisation - un élément de déco fait maison, que nous aurions plaisir à retrouver l'année prochaine. J'ai opté pour une modeste création en papier mâché (oui, encore !), technique que j'affectionne particulièrement, autant pour sa simplicité, que pour son côté "slow life" : chaque jour, on encolle une fine couche de papier (ici du papier de soie rose et blanc, déchiré en bandes courtes), et on attend. Il faut une semaine entière, à raison de 15 minutes par jour, pour réaliser un œuf comme le nôtre. C'est une manière de préparer Pâques de manière concrète : chaque jour, l’œuvre gagne en solidité, en volume et le cas échéant, en expressivité.

Les petits lapins ont déjà quitté la table des saisons ! Quand je vous dit qu'elle change en permanence....

L’œuf a été suspendu au-dessus de la table de notre cuisine le samedi soir, et les enfants ont pu le découvrir le lendemain matin en se levant à l'aube (comme d'habitude). Je l'avais garni de divers petits bricolages que les enfants avaient réalisé dans leurs classes, et cela les a occupé quelques quarts d'heure avant qu'ils ne se souviennent de venir nous réveiller. 😉

L'année prochaine, j'essaierai de fabriquer une couronne pascale !! 😊

Dimanche fut terriblement pluvieux et nous avons dû nous résoudre à organiser notre chasse aux œufs à l'intérieur...

"Chemin" de friandises dans l'escalier qui mène aux chambres...

C'est moins gai, mais finalement, les chambres d'enfants permettent aussi des cachettes rigolotes, et tout le monde s'est bien amusé. La semaine prochaine, nous participons à une grande chasse avec les autres enfants du village, j'espère que nous aurons plus de chance côté météo !


Depuis que je n'offre plus rien aux enfants sans circonstance spéciale, tous les prétextes sont bons pour inventer des occasions de puiser dans mon stock de petits cadeaux en attente : Pâques en est une excellente, n'est-ce pas ? 😉 Les enfants reçurent le tome 3 de L'art Kapla...

Réalisé avec l'aide paternelle ! 😉

... et un jeu de loto tout simple.


Mais la semaine de Pâques, ce fut surtout ceci : tous mes petits morceaux de temps libre au jardin, pour installer le potager. Ma bêche, mon niveau à bulle et le ciel. Je pourrais y passer mes jours...


Mais cela sera le sujet d'un article à part entière, notre jardin le mérite ! 😉

Les Pâques furent-elles bonnes chez vous ?

samedi 19 mars 2016

Des nouvelles de la rotation des jouets


Depuis mon dernier article sur le système de rotation des jouets, les choses ont beaucoup évolué à la maison, et vous êtes nombreux à souhaiter un petit point sur la question... Je m'y colle donc aujourd'hui ! 😊

Mes enfants ont grandi, ont considérablement gagné en autonomie et ont musclé leur capacité d'exercer leurs choix, et c'est un doux euphémisme de dire que cela me simplifie la vie, dans tous les domaines ! La rotation des jouets ne fait pas exception, et voici le système simplissime que j'applique depuis quelques mois déjà :

Lorsque nous souhaitons faire une rotation, j'extrais simplement de leur placard les jouets en attente. Les enfants, s'ils souhaitent prendre un jouet, doivent me l'échanger contre un autre qui se trouve dans leur chambre. Lorsque tous les échanges ont eu lieu, je remplis à nouveau le placard avec ce qui s’étend sur le sol, et c'est fini ! 😉

Je laisse les enfants complètement libres dans leurs choix : il peuvent échanger un gros objet contre un petit (ou inversement), sélectionner divers objets de la même catégorie (plein de jeux de construction, plein de jeux d'imitation...) ou bouder carrément une famille d'objets. La seule règle est : "Si tu veux ce panier, donne m'en un autre en échange !". 😊

Je n'ai pas de jour déterminé pour cette rotation. Nous la faisons quand les enfants en manifestent l'envie et que je suis disponible, un mercredi, un samedi ou un dimanche. Je dirais qu'elle a lieu à peu près une fois par quinzaine.

Le placard où j'entrepose les jouets se trouve sur le palier des chambres d'enfants, entre leurs deux portes. Il est profond, et vraiment spacieux. Sa position est également idéale : chacun des enfants a accès aux jouets que je pose au sol par un côté opposé, et vont et viennent de ce butin à leur chambre pour gérer les échanges.


Un mot sur la nature des objets en rotation :

- D'abord, il y a les jouets, bien sûr. Mais pas tous. Certains sont trop volumineux pour être engrangés dans notre placard (malle à déguisements, cheval à bascule, cuisinière, bac à peluches...). Je ruse en déplaçant ces jouets d'une chambre à l'autre de temps en temps, voire des chambres au salon, au jardin ou à l'atelier... Cela permet de relancer l'intérêt très efficacement.

- Les jeux et les puzzles. Il fut un temps où ces deux catégories de jouets s'entreposaient au salon, dans de grands bacs en rotin fermés. Il est vrai que c'est surtout au salon que nous y jouons, et cet emplacement est le plus pertinent, mais j'opère à présent une rotation. Entasser des objets plats dans de grands paniers profonds n'est vraiment pas efficace ! Quand il y a en a moins, il est plus facile de les retrouver - ils restent néanmoins dans les bacs, pour des raisons d'esthétique. Un meuble à tiroir serait parfait pour les contenir, mais nous n'avons pas encore trouvé le meuble qui nous convienne ! 😊
Sans compter ceux que nous empruntons à la ludothèque, je demande aux enfants de choisir 3 jeux et 5 puzzles, que nous faisons tourner dès que l'intérêt s'essouffle. Ici encore, pas de jour défini pour opérer la rotation. De toute façon, les enfants sont assez grands maintenant pour exprimer leurs besoins : "Maman, où sont les Triominos ? J'ai envie d'y jouer ! - Bien, je vais les chercher : que me donnes-tu en échange ?".

- Les livres : après avoir testé plusieurs contenants, je préfère maintenant les ranger à plat sur une étagère, je trouve qu'il s'abîment moins. Pour les faire tourner, voici comment je procède : je divise notre stock en six piles. Deux piles (appelons-les A et B) sont réparties dans les bibliothèques des enfants - ils en ont chacun une, dans leur chambre. Les quatre autres (C, D, E et F) sont donc en attente. J'ai deux post-it vierges, que je colle sur les piles C et D. A la rotation suivante, je range donc les piles A et B, je sors les piles C et D (je sais que c'est leur tour grâce aux post-it) et je déplace les post-it sur les piles E et F. 😊

J'ajoute que nous avons aussi un gros stock de livres au salon, qui se compose de ce que nous empruntons aux bibliothèques municipales. Les favoris voyagent d'une pièce à l'autre, bien sûr, mais j'essaie, quand je range la maison, d'entreposer les livres qui ne sont pas à nous au salon. On gagne du temps le jour où il faut remettre la main sur les 20 albums qui vient de cette bibliothèque-là (mais pas des autres) afin de les rendre ! 😄

S'il n'y a pas de jour prédéfini pour exécuter ces rotations, on ne fait jamais deux rotations le même jour. Généralement, opérer une rotation (surtout celle de livres) me garantit un long moment de calme... Alors, échelonnons les plaisirs ! 😊

D'autres remarques sur ce vaste sujet que sont les jouets...

- Depuis la naissance d'Antonin, je collectionne les paniers et les bacs de toutes tailles. Ils sont la condition sine qua non d'un rangement efficace et esthétique. Mais ils ont un autre atout : ils attribuent un certain volume à un type de jouets. Par exemple, Louiselle a dans sa chambre - de manière permanente, il n'est pas question de le lui enlever ! - un grand coffre en rotin avec couvercle. C'est le "bac à doudous". Les peluches sont LE jouet des enfants, ils jouent avec en permanence. Mais pas avec toutes, si on observe bien. Il y a les nounours favoris, et ceux qui ne quittent jamais le fond du bac. Et au fur et à mesure que les enfants se voient offrir de nouveaux nounours, il se peut que le bac déborde.

Alors, de deux choses l'une
Soit le contenant n'est plus adapté au type de jeu, il faut donc le changer. C'est ce qui peut arriver quand on acquière de nouveaux éléments pour le circuit de train ou les Smartmax.
Soit c'est la quantité de jouets qui n'est pas adapté au contenant, il faut donc en éliminer. Pour reprendre l'exemple de mon bac à doudous, dès que le couvercle ne se referme plus, on sélectionne les nounours qui prendront le chemin d'Emmaüs...

Finalement, cette règle s'applique aussi au placard tout entier : si l'espace de stockage des jouets déborde, c'est qu'il y en a trop... Plus on a une petite maison, moins on entreposera donc d'objets... Mais, c'est bien connu, on gagnera en sagesse du même coup !! 😄 Il est important d'avoir en tête qu'une maison est surtout faite pour vivre dedans : nous avons tous besoin d'espace, et personne ne souhaite vivre dans un placard géant !!


- La rotation menée par les enfants eux-même donne des indications précieuses sur ce qui sert et ce qui ne sert pas. La moitié des jouets que vous voyez sur la photo du placard ne sont quasiment jamais demandés par les enfants. Je vais donc opérer un tri drastique prochainement - lorsque j'ai du mal à donner un jouet auquel JE suis attachée, je le stocke au grenier quelque temps. Quelques mois plus tard, j'y vois souvent plus clair : bon, alors, je le donne ou pas ??

Mes enfants jouent beaucoup, mais il ne leur faut pas grand chose. Par exemple, la dînette a la cote, mais la cuisinière est boudée : ils préfèrent jouer à même le sol... De même pour les petites voitures, qui se passent très bien de garage depuis plusieurs mois... Honnêtement, c'est un vrai casse-tête à chaque fête, car je ne sais pas quoi leur offrir ! Et pour la petite histoire, Antonin commence à faire des listes en vue de son demi-anniversaire : il veut un zafu, des bonbons et des cadeaux pour sa sœur (...). Pas de jouets.

J'ai toujours voulu que mes enfants aient ce rapport aux objets, mais j'avoue que cela me fait un peu drôle, quand même ! 😄

- Je termine par l'analyse de la première photo de cet article.

Cette étagère se trouve dans la chambre de Louiselle. Mon mari l'a achetée en supermarché - c'était une "affaire". En fait, l'idée est d'en faire une maison de poupée si un jour la Damoiselle daigne s'intéresser à ces "minis-moi" (pour le moment, c'est le rejet total !). En attendant, le meuble sert d'étagère à jouets - puisque je n'ai pas encore dégoté le petit bijou en bois massif auquel je rêve... 😉

Elle contient : 

- Un panier de perles à enfiler. C'est le gros succès depuis quelques mois. La Damoiselle est dans une phase coquette, je pense qu'elle a besoin de s'affirmer en tant que fille. Donc : jupe et collants TOUS LES JOURS sous peine de gros chagrin, et colliers de perles home-made autour du cou en permanence... 😄

- Un tout petit panier dans lequel sont rangées des étoiles en plastique phosphorescentes (grand trésor rapporté de courses par Papa).

- Le petit arc-en-ciel Grimm - qui ne connait pas un succès monstre. Et comme toujours face à un désintérêt, je me questionne : est-ce le type de jouet qui ne plait pas, ou ses caractéristiques ? En clair : dois-je renoncer à cette catégorie d'objets ou acheter le modèle au dessus, peut-être plus attrayant ?? 😄

- Un bocal plein de billes chinoises.

- Des sabliers.

- Un panier plein de cailloux.

- Un xylophone à touches vintage chiné sur un vide-grenier.

- Un panier de Playmag.

- Un panier de pommes de pin.

- Sur le côté : le panier de figurines, qui servent tous les jours !

Je vous laisse déduire de cette liste l'acception très large de ce que j'évoque quand je parle de "jouets" !! 😄 

Et aussi : ces étagères n'auraient pas été plus "équilibrées", en terme de propositions, si j'avais conçu leur organisation à l'aide d'un planning serré et complexe... Voilà, c'est Louiselle qui a choisi, et c'est parfait ! 😊

J'espère que ce petit point du jour répondra à vos attentes...

Si vous avez le temps de me dire ce que vos enfants aiment ou aimaient lorsqu'ils avaient l'âge des miens, je vous serai reconnaissante... Help, il y a deux anniversaires qui se profilent, par ici, aille, aille, aille !!! 😄

mercredi 16 mars 2016

Initiation à la méditation

"Si la méditation était enseignée à tous les enfants sur la terre,
nous ferions disparaitre la violence du monde en une génération."
Le Dalaï-Lama

Un petit message composé par Antonin que je découvre sur le réfrigérateur ce matin... 😉

Antonin avait deux ans lorsque j'ai acheté le très fameux Calme et attentif comme une grenouille d'Eline Snel. J'ai dévoré ce livre - il vaut sa réputation, c'est un outil de parentalité merveilleux ! Mais il m'est rapidement apparu que j'allais devoir attendre un peu pour proposer ces exercices à mon Damoiseau. Eline Snel conseille de commencer aux alentour des 5 ans de l'enfant, j'ai donc patiemment attendu mon heure...

Il y a quinze jours, la vie m'a lancé un petit signe : mon homme s'est plongé dans La méditation pour les Nuls... Je retrouve ce livre dans toutes les pièces de la maison, mon mari le traine partout en marquant les pages avec soin... Il a envie de s'initier à la méditation depuis de longues années, mais comme il n'a pas suivi de cours comme moi, ce n'est pas facile...

Bon, le moment était venu d'initier Antonin... et son Papa du même coup ! 😄

Tout a commencé mercredi dernier. Cela faisait déjà plusieurs jours que je voulais me lancer, mais le plus difficile était de trouver un moment dans la journée qu'il nous serait aisé de retrouver jour après jour, comme un rendez-vous fixe. 

Le matin ? Mmm, j'essaie vraiment que ce ne soit pas la course avant de partir au travail/chez la nounou (je n'y parviens pas toujours...), et cela nécessite de ne pas caser d'autres activités que celles de première nécessité : manger, se laver, s'habiller et essayer de lire ou jouer un peu... Je sentais que si j'ajoutais cinq minutes de méditation, nous n'allions pas nous y tenir.

Le soir, alors ? Oui, mais pas tout de suite en rentrant : nous sommes contents de nous retrouver et de retrouver notre chez-nous. Les enfants jouent, nous sortons au jardin, nous faisons une petite activité ou nous lisons des albums... C'est un moment plutôt "yang", si vous voyez ce que je veux dire, propice à l'échange, au mouvement, à l'action.

Avant le repas ? Ce pourrait être un moment parfait. Les enfants ont souvent besoin de se recentrer à ce moment, la fatigue se fait sentir... Mais c'est moi qui ne suis pas du tout disponible alors : je finalise le repas, place le couvert, range la cuisine... Je sens bien que m'ajouter une contrainte à ce moment-là ne ferait que me mettre la pression.

J'ai donc décidé de proposer l'exercice après le repas, juste avant que les enfants ne montent faire leur toilette et se mettre en pyjama. Pratiquer l'estomac plein n'est pas idéal, je sais bien... Mais cela vaut mieux que de ne pas pratiquer du tout. Plus tard, lorsque ce rendez-vous sera bien inscrit dans notre quotidien, et que notre routine, les enfants grandissant, aura évoluée, nous verrons pour trouver un moment peut-être plus propice.

Les enfants terminent leur repas vers 18h00. Leur papa rentre du travail vers 18h15, et nous méditons tous ensemble vers 18h30, pendant 4 minutes. 

Nous poussons la table basse du salon pour dégager le tapis. J'y installe mon zafu, mon homme médite assis sur un siège, et les enfants sont libres de choisir la posture de leur choix. Généralement ils décident de pratiquer assis, eux aussi, en s'installant sur les petits coussins du canapé placés par terre.

Un des enfants lance le CD : pour le moment, je propose toujours le même exercice : c'est la piste 2, une courte méditation de base de 4 minutes, joliment intitulé "La Petite grenouille" - par opposition à la méditation de base de 10 minutes, qui s'adresse aux plus grands (dès 7 ans environ). Vous pouvez écouter La Petite grenouille ICI.

Bon, et Louiselle, du coup ? En toute honnêteté, c'est difficile pour la Damoiselle de 3 ans de rester "tranquille comme une grenouille", et je m'y attendais. Nous nous sommes accordé sur le fait qu'elle était encore un petit têtard, avec ses besoins de têtard (gigote, gigote...), et qu'elle n'était pas obligé de faire l'exercice avec nous. Elle peut tout à fait prendre un livre et le feuilleter silencieusement pendant que nous faisons l'exercice si elle le souhaite.

Elle ne le souhaite pas. 😉


Mais laissez-moi vous raconter le déroulement de nos séances jour après jour, voulez-vous ?

Mercredi : je propose l'exercice aux enfants pour la première fois. Ils sont ravis... et dès les premières secondes se mettent à "faire la grenouille" avec beaucoup de conscience. Comprenez : sauter en position accroupie en coassant comme de beaux diables - et en rigolant à qui mieux mieux. Inutile de dire que je ne réussis pas  à méditer une seule seconde... 😄

L'exercice terminé, nous nous asseyons tous ensemble sur le tapis pour en parler. Les enfants comprennent qu'il s'agit d'essayer de rester calmes... Mais en seront-ils capables ? Mercredi soir, je me dit qu'il va peut-être falloir que je remise ce disque quelques mois supplémentaires...

Jeudi : L'exercice de la Petite grenouille est très attendu ! Les enfants s'installent avec enthousiasme. Cette fois, ils ne courent pas dans toute la pièce, mais s'agitent, se font des chatouilles, pouffent, puis finissent par éclater de rire... Ma méditation personnelle tombe à l'eau une seconde fois, mais il y a du mieux, non ? (Non ??)

Mon homme, qui assiste à la séance pour la première fois, n'est vraiment pas dans des conditions optimales pour débuter, c'est sûr...

Vendredi : J'insiste auprès de Louiselle sur le fait qu'elle n'est pas obligé de faire l'exercice avec nous - je pense qu'Antonin se concentrerait mieux si elle n'est pas à côté de lui. La Damoiselle ne veut rien entendre. La séance est similaire à celle de la veille, mais cette fois, les enfants cherchent vraiment une posture qui leur convienne. Ils s'agitent, s'assoient, se trémoussent, s'allongent... La posture assise sur un coussin semble être préférée d'eux deux.

Je suis heureuse de constater que le créneau nous convient bien, que nous nous y tenons pour le troisième jour de suite et surtout que les enfants y prennent autant de plaisir ! C'est un peu étonnant, non, quand on y pense ? Il s'agit tout de même de rester tranquille, ils seraient en droit de trouver ça barbant !! 

Toute à mes pensées, j'en oublie de méditer... 😄

Samedi : Prise d'une inspiration subite, je demande aux enfants de s'asseoir en se tournant le dos. La séance gagne considérablement en qualité. Les adultes parviennent à méditer quelques minutes.

Dimanche : C'est le drame. La journée a été très remplie, notre rythme est bousculé, et nous nous apercevons seulement au moment de se coucher que nous n'avons pas médité. Les enfants sont très déçus, et Antonin cherche une compensation : "Bon, Maman, demain, on n'aura qu'à le faire deux fois, d'accord ??" 😄

Lundi : Ce n'est vraiment pas mal ! Je suis fière de mes enfants, et je le leur dis ! Ils sont attentif à leur respiration, ils posent leurs mains sur leur ventre dans le dernier tiers de l'exercice pour le sentir monter et descendre comme un ballon. Pour le reste, ils frétillent beaucoup, éprouvent le besoin de faire du bruit, en soufflant brusquement, claquant de la langue ou en chuchotant, mas ce n'est pas grave !

Mardi : A travers mes paupières entrouverte, je vois mon Damoiseau en posture. Il garde les yeux fermé, la tête relâchée, basculée légèrement vers l'arrière. Ses paumes sont ouvertes vers le plafond, et reposent sur ses cuisses. Les jambes sont tendues devant lui, souples. Il ne bouge pas d'un cil pendant les 4 minutes.

Louiselle, qui a choisi aujourd'hui la position couchée, s'agite un peu, mais sans que cela soit vraiment dérangeant.

Nous prenons un petit temps, après l'exercice, pour que chacun parle  de son ressenti.

ANTONIN
Moi, quand je fais la Petite grenouille, je suis bien.

LOUISELLE, ravie de lui donner la réplique inverse, en éclatant de rire
Et moi, je me sens blessée !
😄

Voilà pour cette première semaine ! Je remarque que, dans l'ensemble, le rituel de la toilette qui vient juste après et qui est toujours un moment d'agitation extrême, se déroule plus sereinement et plus efficacement. Le livre promet des bénéfices immédiats : et bien,voilà ! 😄

Méditez-vous avec vos enfants ? Comment cela se passe-t-il chez vous ? 😊

dimanche 13 mars 2016

Notre semaine en dix photos (10/16)


Vite, vite, je commence par le plus important : n'hésitez surtout pas à tester cette recette de gâteau magique à la vanille, car oui : il est magique. Et simplissime. Je l'avais épinglé il y a quelques semaines, et c'est sûr : cette recette restera dans mon tableau "Bec sucré" pour toujours !! 😄

Ceci étant dit, bonjour ! J'espère que tout va bien chez vous ! ;-)

Voici les petites nouvelles de la semaine...


J'ai proposé à Antonin - très prudemment - d'écrire ses premiers mots en cursive. J'ai choisi les jours de la semaine (c'est cette fiche-là) parce qu'il les connait par cœur : il sait les réciter (à l'endroit et à l'envers...) depuis un an environ, et les lit quotidiennement sur nos calendriers. Il commence à s'intéresser à leur étymologie (en lien avec sa passion naissante pour l'astronomie). 

On ne donne pas ce genre d’exercice en autonomie : il faut vérifier que l'enfant respecte le sens du tracé, qui peut être perturbé lorsqu'il s'agit de lier les lettres. Car écrire "en attaché" suppose certes, d'attacher... mais aussi de savoir lever son crayon à certains endroits très précis ! 😉

Pour Antonin, je n'ai nulle inquiétude à avoir : j'ai constaté cette semaine que le sens du tracé était très bien respecté. Même quand il s'agit d'attacher un "n" à un "d" ou un "s" à un "a". On va pouvoir passer à la suite... Rendez-vous la semaine prochaine ! 😄



A propos de graphie, le Damoiseau a encore la tentation d'écrire certains chiffres en miroir... Il s'entraîne donc en prenant appui sur ses chiffres rugueux... Avec un modèle sensoriel, on voit tout de suite la différence ! 😉



Enfin, j'ai décidé d'initier Antonin à l'écriture des symboles "plus petit que" et "plus grand que" (le "égal" étant déjà connu). Puisqu'il maitrise parfaitement ces notions abstraitement, je me suis dit qu'il ingurgiterait très aisément ces outils dans une situation concrète et que ce serait chose faite. Ce qui est fait n'est plus à faire ! Avec deux bâtonnets et un matériel numérique (ici, ces bonnes vieilles barrettes de perles Montessori), il est facile de montrer matériellement que l'angle est du côté du "plus petit".

Mon objectif était simplement qu'Antonin mémorise les symboles et leurs signification : au cours de ses manipulations, j'insistais donc bien pour qu'il produise à chaque fois une phrase complète : "5 est plus petit que 9", "10 est plus grand que 3", "4 est égal à 4", etc.


Pour Louiselle, l'apprentissage de la lecture se poursuit très tranquillement. J'insiste toujours beaucoup sur les petits jeux phonologiques - pour moi, ce sont des exercices à poursuivre même après l'entrée en lecture. Ce qui est pratique, c'est que mes deux enfants peuvent à présent réaliser les mêmes exercices !! Sur la photo ci-dessus, prise sur le vif, vous voyez  la Damoiselle exécuter une danse de la joie après avoir réalisé (les doigts dans le nez) un exercice de phonologie destiné... à son frère. Il s'agissait de classer des objets et des images contenant le son [ʃ], [ɑ̃] ou [ɛ̃]. Ces sons pouvait être à l'attaque (= en début de mot), à la rime, ou au milieu-début, au milieu-fin ou au milieu-milieu...

Les doigts dans le nez, vous dis-je. 😉

Ce type d'exercice correspond à la dernière difficulté des jeux d'analyse des sons, qu'on pourrait présenter ainsi :

- Palier 1  : On tient un seul objet dans ses doigts (disons, une clef...) et on lance : "Mon petit œil voit un objet dont le nom commence par le son [k]...". Il ne faut pas hésiter à commencer ce type d'exercice dès que l'enfant sait parler, soit dès deux ans pour certains ! Il s'agit à ce stade plus de jeu de vocabulaire que de phonologie proprement dite, mais il exerce l'enfant à écouter les sons de la langue. J'ai parlais ICI pour Antonin et ICI pour Louiselle.

- Palier 2 : On choisit cette fois 2, puis 3 objets qui commence par des sons distinct : "Mon petit œil voit un objet dont le nom commence par le son [b]..." L'enfant doit cette fois discriminer : c'est "bateau", et non "chaussure" !

- Palier 3 : On choisit deux objets dont le nom commence par le même son ("train" et "taureau", par exemple), et on donne cette fois le son final à l'enfant, qui doit retrouver l'objet correspondant.

- Palier 4 : On demande à l'enfant de désigner un objet dont le nom contient un son quelconque, au début, à la fin, ou à l'intérieur du mot.

Notez que certains enfants sont plus sensibles aux rimes qu'aux sons initiaux, il faudra donc intervertir les paliers 1 et 2, bien sûr ! 😉 


Louiselle continue d'explorer la série rose... La longueur des mots ne lui pose aucun problème, elle aime piocher des cartes aux difficultés variées. Je joue alors sur le nombre de mots (point trop n'en faut, c'est un exercice encore fatiguant pour la Damoiselle !) mais il est parfois difficile de lui faire entendre raison : la Damoiselle aime quand il y en a PLEIN. 😉


Les pédagogies que j'affectionne ont ceci en commun qu'elles accordent une grande importance à la couleur. Pour le jeune enfant, les couleurs sont plus qu'une information sur les objets du monde ; elles sont une entrée DANS le monde. 😉 

J'essaie de proposer régulièrement des activités chromatiques... Mais depuis que je n'achète plus de matériel Montessori, je ruse. Voici aujourd'hui une alternative à la "3e boite de couleur" que connaissent tous les férus de Pinterest. Il s'agit de récupérer des nuanciers en double dans un magasin de bricolage (ici, c'est un Bricorama, et c'est gratuit). Le premier nuancier sert de référent, le deuxième est découpé : chaque rectangle de couleur est collé sur une pince à linge. L'enfant "met en paire" en accrochant chaque nuance à celle qui lui correspond exactement. 

C'est une très bonne activité pour affiner la perception des couelurs... et muscler les doigts en vue de l'écriture ! Parfait pour ma Damoiselle... mais qui n'est pas sans interpeller son frère... Vous ai-je déjà dit que j'aimais que mes enfants s'intéressent aux même plateaux ??
😊

Pour mémoire, la 3 boite de couleur Montessori se compose de 9 dégradés : couleurs primaires, couleurs secondaires, marron, rose, et une progression allant du blanc au noir en passant par gris. 


Jeudi, au programme, c'était : "printemps". C'est un jour sur deux, ou presque, depuis décembre, donc on a pris l'habitude d'en profiter. La veille, j'avais glissé notre sac d'explorateur dans le coffre de la voiture, ainsi qu'un petit goûter, les bottes des enfants, leurs anoraks, des chaussettes de rechange, et une mystérieuse boite en plastique. Objectif : tester notre épuisette dans le bassin tout proche, dès la sortie de l'école. Je passe prendre les enfants chez la nounou, nous garons rapidement la voiture, et sans même rentrer chez nous, partons en balade. J'avais dit aux enfants : "Vous verrez, on attrapera des cailloux, des petites algues...". Je n'osais LES évoquer, car je n'étais pas du tout certaine, au vu du froid du début de la semaine, qu'ILS aient quitté leur retraite hivernale...

ILS étaient là ! ILS ont entamé leur phase aquatique !! 😄

C'est sans appel : c'est le printemps. Ce sont les tritons qui l'ont dit ! 😉 

 
Les petits fichiers Kumon de collage (celui-là et celui-ci) ont absorbé les enfants de longs moments cette semaine. J'ai découvert cette marque de fichiers grâce à une lectrice aux bons plans (Clairette, si tu me lis), et si je suis loin de les avoir tous testés, j'avoue que je les aime beaucoup : hyper progressif et ludiques, les enfants adorent, et ils sont une vraie source d'inspiration pour préparer ma classe cette année. Seul hic : les fichiers de graphisme portant sur l'écriture des nombres (celui-là par exemple) ne peuvent être proposés tels quels à l'enfant mais doivent être retravaillés en amont par l'adulte - la faute à cette fichue graphie du 1, du 4 et du 7, qui diffère dans nos deux cultures... :-(

Dernier tuyau les concernant : Cerina (une autre lectrice aux bons plans) conseille de les acheter en espagnol sur Amazon, ils sont moins cher que leurs équivalents anglais ! Mais sachez que le délai de livraison peut être aussi plus long... Je précise enfin qu'il importe peu que vous maitrisiez ou non la langue du fichier : les exercices parlent d'eux-même... et s'adressent d'ailleurs à des enfants non lecteurs ! 😉 


L'activité artistique de ce samedi, ce fut la peinture de masques de chats offert par Papa. C'est agréable de passer le pinceau sur ces volumes ondulants... surtout quand c'est en vue de confectionner ses propres déguisements... Antonin a crée sa propre palette avec beaucoup de conscience. Les coloris obtenus par Louiselle sont le résultat de mélanges plus aléatoires, mais le résultat est tout aussi subtil, non ?

Et pour aujourd'hui, dimanche : piscine, resto, spectacle de marionnettes et goûter chez des amis ! Nous sommes rentrés épuisés mais ravis, regrettant simplement que demain soit déjà lundi... 😉 

Bonne semaine chez vous ! 😊 

mercredi 9 mars 2016

Courrier des lecteurs : "Par où commencer ?"

Dédié à Gwladys, Stéphanie, Fabienne, AnnieF... et les autres, si je les oublie ! 😊

Septembre 2012

Rien de nouveau sous le soleil (ou devrais-je dire "sous la neige", qui tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours). Je suis toujours débordée par les mails que je reçois, et je ne parviens pas du tout à y répondre...

Tout ce que je réussi à faire (parfois), c'est recouper les questions récurrentes et à écrire un article de temps en temps pour les traiter. Nous sommes loin de la réponse personnalisée que vous espériez, je m'en doute, mais... Comment dire ? Je suis Maman, moi aussi, et je travaille à plein temps, j'ai des cours à préparer, une maison à tenir ainsi que quelques obligations sociales,  je gère plusieurs blogs, j'écris pour l'édition... So... J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop, mais je n'ai pas le temps de répondre à chacun... :-(

Pour me faire pardonner, je propose que nous réfléchissions ensemble aujourd'hui sur une question qui m'est souvent adressée : "Par où commencer ?". Je me permets de reprendre le mail de G. reçu il y a 15 jours et qui exprime très bien le problème :

"J'ai découvert la pédagogie Montessori, puis, de fil en aiguille toutes les autres pédagogies alternatives. Sauf que je bloque. Je n'en pratique aucune parce que je me sens perdue, noyée par trop d'informations. Par quoi et comment commencer ? J'aimerai tellement accompagner mon fils de 15 mois dans son apprentissage, et appliquer un peu ce que j'ai lu !"

Mon premier sentiment en lisant ce type de message, c'est que cette Maman se dévalorise certainement. L'entrée en pédagogie active n'est pas progressive, c'est un saut : soit on est dehors, soit on est dedans. Et se poser ce type de question, c'est être dedans, sans aucune doute ! 😄

En pédagogie active, les activités proposées (leur nature, leur fréquence...) sont secondaires. C'est ce qui fait toute la différence avec la pédagogie traditionnelle, qui considère l'enfant comme un vase à remplir, et qui centre du coup sa réflexion sur ses fameuses activités au lieu de se centrer sur l'enfant.

Pratiquer les pédagogies alternatives, c'est adopter une posture en tant qu'adulte, qui tente de s'articuler sur le PLUS GRAND principe éducatif de tous les temps - celui qu'il faudrait retenir si on ne devait en retenir qu'un seul :

L'enfant apprend en faisant, 
et non pas simplement en restant assis et en écoutant.

Nous l'avons tous constaté : nous pouvons répéter à longueur de journée : "Ne touche pas au chauffage, cela va te brûler !", rien n'y fait. Notre bambin continue de tourner autour, l'air tenté. Que se passe-t-il si d'aventure il le touche ? Il se brûle. Et n'y touchera jamais plus. Il pointera le radiateur du doigt en s'exclamant avec autorité : "Non ! Chaud !". Il a tout appris en une seule expérience là où nos mises en garde incessantes ont échouées. Si vous êtes en train de virer "perroquet", observez-vous quelques heures : vos paroles n'enseignent rien à votre enfant. Une des raisons est que vos mots n'évoquent aucune expérience à votre tout-petit. "Qu'est-ce que se brûler ? Quel rapport cela a-t-il avec cet objet rutilant ? Pourquoi Maman prend-elle cet air catastrophé pour prononcer ces mots bizarres ???"

Par où commencer ?

A vrai dire, si le paragraphe ci-dessus correspond à un de vos constat, vous avez déjà commencé. 😉

Pratiquer, c'est : 1. Se questionner. 2. Observer. 3. (Inter)Agir.

Pratiquer, c'est aussi se tromper, et accepter de ne pas être parfait en tant qu'éducateur.

Par où commencer ? Je vous propose aujourd'hui quelques exercices pratiques, simplissimes et progressifs. Réalisez-les, l'un après l'autre, et vous serez entré de plain pied dans la pratique des pédagogies alternatives ! Et sans doute vous apercevrez-vous du même coup que vous faites tout cela depuis longtemps... 😉

(Petit message pour F. : ces exercices sont réalisables dans un cadre scolaire, mais porteront sur l'observation de petits groupes d'enfants - cinq élèves, pas plus, idéalement !)
Exercice 1 : Observez votre enfant pendant qu'il joue avec l'eau (dans son bain, par exemple). Dans un cadre scolaire, placez cinq cuvettes sur le sol, dans les sanitaires de l'école. Remplissez chacune d'eau et de quelques récipients. Les enfants manipulent librement, accroupis, avec la consigne de rester chacun au dessus de sa cuvette - l'activité individuelle favorise la concentration.

Observez, c'est-à-dire posez-vous ces questions : "Quels sont les savoirs qu'il ou elle est en train de construire ? A quoi vont-ils lui servir ?". Votre enfant dans son bain tient précautionneusement un petit récipient sous le robinet qui coule ? Il est en train de faire l'expérience du débordement ! A chaque fois qu'il versera dans son récipient un volume d'eau supérieur à sa capacité, ça débordera. C'est une règle physico-mathématique primordiale.

Quand un enfant joue avec l'eau, il construit un savoir sur l'eau. Il sent que ça mouille. Il voit sa transparence, il entend le bruit des clapotis, il sent la résistance de sa surface lorsqu'il la frappe. Il constate qu'elle coule. Qu'elle peut être chaude ou froide. Qu'elle remplit certains contenants et filtre à travers d'autres.

Contrairement à une idée reçue (héritée de la technicité montessorienne, certes extrêmement efficace, mais qui s'exerce dans un cadre spécifique), il ne faut surtout pas hésiter à interagir avec son enfant ! C'est même absolument primordial pour son développement affectif et intellectuel.

La seule règle à respecter, c'est de ne pas briser sa concentration. Observez : votre enfant est "immergé" dans son geste, ses yeux sont rivés à ses mains, sa bouche est entrouverte : il "s'oublie" dans l'activité, il EST l'activité. Lui parler à ce moment serait dommage, vous l'en extrairiez. Mais observez encore : vient le moment où l'enfant se tourne vers vous, il rencontre votre regard. Mieux, il le cherche : l'enfant A BESOIN d'être observé, et peut-être a-t-il besoin, à cet instant, de s'assurer que vous le faites. Vous échangez un sourire, un geste, une mimique, peut-être une observation.

C'est comme une respiration : il y a des temps d'inspiration, où l'enfant est centré sur soi. Son geste le remplit, l'absorbe. Et puis il y a l'expiration : c'est comme un réveil. L'enfant revient à la réalité et éprouve le besoin de connecter son expérience avec son monde. C'est une étape absolument nécessaire pour que ce qu'il vient d'expérimenter fasse sens.

C'est le moment pour vous d'agir : verbalisez l'expérience vécue. Encore une fois, un seul principe à retenir : dé-cri-vez. Ne cherchez pas à expliquer, mais questionnez plutôt. "Tu remplis le bol ? Oui, ça déborde. Comment tu fais cela ?". Vous lui fournissez alors le concept correspondant à son expérience. "Ah, déborder. Cela s'appelle déborder". Votre enfant a peut-être entendu ce mot des centaines de fois auparavant, mais s'il n'était pas connecté à une expérience (rappelez-vous l'exemple du chauffage), il n'aura pas pu l'intégrer.

Avril 2013


Exercice 2 : Observez votre enfant pendant qu'il joue avec le sable. En milieu scolaire, cette activité peut être aménagée de manière similaire à précédemment (un petit bac par enfant avec quelques accessoires simples). Quand les enfants font leur travail (ce que nous appelons "jouer"), ils construisent des savoirs sur le monde. Ils expérimentent la manière dont les objets se comportent. Ils découvrent la manière dont ils peuvent s'en servir.

Voilà que votre enfant remplit le tamis de sable sec. La matière passe à travers, et vous percevez une surprise dans son regard, dans ses gestes... Il se tourne alors vers vous avec un regard interrogateur. Sentant qu'à ce moment-là vous n'affectez plus sa concentration, vous communiquez brièvement : "Tiens. Que se passe-t-il quand tu remplis le tamis de sable sec ? On recommence ? Oh, ça coule, ça coule !".

You got it. 😉

Un petit pas de plus : Rien ne vous empêche de jouer aux côtés de votre enfant. Au contraire ! Ces temps d'action partagée sont certainement ce qui nourrit le plus profondément votre relation.

Comment faire ? Le plus simple est d'agir aux côtés de l'enfant. Respectez son espace vital : ne lui prenez rien des mains, surtout !, mais tendez-lui volontiers vos outils s'il le désire. Le mieux est de disposer des accessoires en double, et d'imiter l'enfant. Il prend le sable à pleine main ? Faites de même. Il tape avec la pelle sur son seau pour l'enfoncer dans la matière ? Vous aussi, sur le vôtre. L'imitation est un mode de communication à part entière pour les jeunes enfants. En tant qu'adulte, nous l'avons oublié, d'une part parce que nous disposons d'autres canaux, d'autre part parce que notre société blâme l'imitation ("Il fait pareil, il copie ! Alors, c'est qu'il n'a pas de personnalité !")... bien à tort, évidemment.

Septembre 2014

Exercice 3 : Observez votre enfant pendant qu'il joue avec ses cubes. En classe, on a tout intérêt à aménager un espace "cubes" permanent.

La première fois que l'enfant tente d'empiler quelques éléments, tout s'écroule. C'est une autre règle physique. D'ailleurs, toutes les tours de cubes s’effondrent, à un moment ou à un autre. C'est dans leur essence. Mais on peut essayer de monter la tour la plus haute possible. Quelles sont les stratégies de votre enfant ? Observez, décrivez au moment opportun. Pensez-vous que votre enfant aurait pu construire abstraitement le fait que les cubes tombent, s'il n'avait jamais manipulé de cubes ? Regardez-le : il teste cette règle, encore et encore - et au passage, il s'amuse, bien sûr : c'est excitant tous ces bruits et ces mouvements lorsque l'édifice bascule ! On rigole bien. Les moments de concentration alternent naturellement avec les moments de communication. Verbalisez : "Les cubes tombent ! Encore !!". Imitez en construisant une tour similaire. Avez-vous remarqué comme le fait d'imiter les gestes de votre enfant rend votre observation plus profonde - et vice-versa ? 😉

Un petit pas de plus : c'est un tout petit peu plus délicat, mais vous pouvez décider, en jouant aux côté de votre enfant, de déborder du cadre de la simple imitation. Vous pouvez décider de jouer pour vous-même aux côtés de votre enfant. Que savez-VOUS faire avec des cubes ? Éprouvez pour vous même le plaisir du jeu : c'est encore la manière la plus efficace d'envoyer à votre enfant un message positif sur l'activité et de nourrir, une fois de plus, votre relation. Sans vouloir foncer tête baissée dans les clichés, les Papas sont généralement très forts pour ça : là où les Mamans, pétrifiées d'admiration face aux travaux de leurs enfants, se contentent d'admirer, les Papas se mettent à 4 pattes sur le tapis et jouent avec les cubes, les Playmags, des Mécanos ou le train électrique. Avez-vous remarqué l'effet de telles séances sur votre enfant ? "Bénéfique" est un mot trop faible, n'est-ce pas ? 😉

On me dit : "Mais j'ai peur que mon enfant m'imite ! Moi je veux qu'il trouve sa voie, pas qu'il fasse comme moi !". Rassurez-vous : pour pouvoir "faire pareil", il faut en être capable. Si vous construisez un palais baroque avec les cubes de votre bambin, il ne va pas chercher à vous imiter, cela ne va certainement même pas l'intéresser (sauf au moment de tout casser !), et pour cause : il ne peut l'intégrer dans aucun de ses savoir-faire à lui. Aucune crainte à avoir, donc.

Mais il peut être intéressant - et c'est là que l'exercice se révèle un peu délicat, et présuppose que vous soyez entraîné à observer - de réaliser une construction que votre enfant ne peut peut-être pas encore réaliser seul, mais dans laquelle il peut s'investir s'il est dans la collaboration. C'est ce que Vygotsky (un de mes pédagogues chouchou) appelle "la zone proximale de développement". On fait alors non plus exactement la même chose que l'enfant, mais ce qui correspond au palier suivant. Par exemple, si votre enfant aligne ses cubes à plat bord à bord, vous observez qu'il est capable de soulever ses cubes et de les positionner avec précision. Tous les prérequis pour construire une tour sont donc là, mais visiblement, votre enfant n'y songe pas. Rien ne vous empêche de le faire, vous. Si votre enfant est prêt à intégrer ce nouveau savoir, votre proposition l'interpellera. Vous enrichissez (très légèrement !) le savoir-faire de votre enfant en vous appuyant sur ce qu'il sait déjà. Et si cela vous parait compliqué à lire comme ça, je vous assure que cela vient vite !

Juin 2015

Vous êtes à présent convaincus que votre enfant apprend par l'expérience concrète et le jeu, et cela n'est pas seulement une expérience livresque : vous l'avez observé et vécu. Voici à présent quelques idées simples pour déployer ce principe dans votre vie de tous les jours :

- Variez le matériel proposé. A la maison, instaurez une rotation des jouets et inscrivez-vous à une ludothèque de secteur. A l'école, il peut être bénéfique que toutes les classes mettent leur matériel en commun, et que chaque enseignant pioche dans cette réserve à chaque période.

- Remisez ce qui n’intéresse pas les enfants. N'hésitez pas à revendre ou à donner!

- Proposez une grande quantité de "camelote" (appelez-la "loose parts" si vous craignez de ne pas être pris au sérieux 😊). Assurez-vous toujours que les objets proposés ne présente aucun danger pour les enfants.

- Proposez peinture, papiers, colle, scotch, feutres, ciseaux, eau et autre matériaux "ouverts" (l'anglais dit joliment "open-ended", "illimités" !) en quantité. Prenez l'habitude de regarder le monde autrement, avec cette question en tête : avec quoi mes enfants/mes élèves aimeraient-ils travailler ?

- Acceptez le désordre. L'exploration n'est pas propre sur soi.

- Enrôlez les enfants dans le rangement et le ménage après l'activité. N'oubliez pas qu'ils apprennent en faisant ! Ranger et nettoyer sont d'excellentes occasions de trier, classifier, se concentrer, résoudre des problèmes, etc. L'activité pédagogique, c'est comme le yoga : la manière dont y rentre et celle dont on en sort compte autant que l'exercice lui-même. Les enfants aiment aider - bon, ça marche mieux à l'école qu'à la maison, ceci dit. Dotez cette activité de sens : ranger n'est pas une corvée, ce n'est pas une fin en soi, mais c'est une manière de préparer l'ambiance à ce qui va arriver après.

- Laissez les enfants jouer !! 😊

Prenez le temps d'intégrer ces principes à votre vie de famille : cela peut prendre plusieurs mois, le temps que vous trouviez votre organisation. Ensuite seulement, posez-vous la question des activités que vous souhaitez proposer... Vous pourrez alors lire cet article-là qui aborde ce point précis, mais à mon avis, à ce stade de votre cheminement, vous constaterez que cette question n'est plus un problème, et que vous savez faire. Et que vous savez que vous savez. 😉

J'espère de tout cœur que le présent article répondra à vos interrogations...

Dans le cas contraire, merci de me relancer dans les commentaires, plutôt que par mail... Mais vous l'aviez compris ! 😄

Les grains de sel de tous sont, comme d'habitude, très attendus ! 😊