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vendredi 20 juillet 2018

Parlons Anglais ! ( + Printable )


Vous ai-je déjà parlé de "Je donne ma langue au chant !" ??

C'est un CD que j'ai acheté il y a longtemps déjà et que nous utilisons depuis des années ... Alors, c'est sûr, j'ai déjà dû vous parler de lui !! 😄

Il s'agit d'un projet assez étrange : ce n'est pas vraiment d'une méthode pour apprendre à parler anglais. Au sens propre, il s'agirait plutôt de le chanter ... Il ne s'agit pas d'enseigner l'Anglais dans son intégralité en trois CDs. Vous n'y trouverez pas de progression garantie sur facture "simple, rapide et efficace". Les auteurs ne se glorifient pas d'enseigner à votre enfant un panel lexical exorbitant, ni de lui proposer des exercices de grammaire ou de conjugaison.

Ce  programme linguistique (car c’en est un, néanmoins, et un bon !) s'appuie sur :

- le plaisir. On met le disque, on chante, on danse, on mime. L'enfant associe l'apprentissage de l'anglais à un moment de pause, et assimile tout naturellement sans faire d'effort.

- l'oreille. Musicalité des morceaux, musicalité de la langue ... C'est une approche résolument phonique, qui diminue, j'en suis sûre, les risques de mauvaise prononciation et d'accent tonique mal placé.

- la répétition. Sur un disque, vous trouverez seulement trois chansons. C'est un peu déstabilisant au départ. Chaque titre est repris six fois : d'abord, il s'agit de la chanson intégrale (fort bien arrangée, fort bien interprétée, le genre de titre qui vous reste dans l'oreille avec bonheur). La deuxième fois, l'enfant répète les phrases, qui sont parlées, une à une. Les titres suivants proposent de chanter la chanson avec l'interprète - attention, il y a quelques "trous", et l'enfant est amené à prendre en charge des énoncés de plus en plus longs. La dernière version est purement instrumentale : votre enfant chante seul.

Il n'est pas question d'écouter tous ces titres à la suite, comme on ferait avec un l'album classique. Ce serait la migraine assurée ! On choisit une piste selon les envies, un "exercice" selon le "mood" du jour. 

Ce disque fait partie de notre quotidien. Nous en chantons régulièrement les titres, que nous connaissons par cœur - certains d'entre eux font de très chouettes berceuses à partager au moment du coucher par exemple.


Maintenant la question que vous vous posez tous, c'est : comment exploiter concrètement ces trois chansons ?? À ma connaissance, on ne trouve aucune exploitation pédagogique de ces merveilleux albums ... Est-ce parce qu'ils sont si intuitifs ? J'ai crée en début de semaine les premières flashcards de mes enfants - qui, bien sûr, reprennent le lexique de ce disque-là. Je souhaitais les partager, et j'en profite pour expliciter la manière dont nous utilisons ce support - c'est très simple, vous allez voir !

N.B. Si vous ne souhaitez pas investir dans ce disque, sachez que les chansons du premier disque sont disponibles gratuitement en vidéos : I see the sun, This is a cat, et My blue canoe. Mais vous pouvez aussi utiliser les flashcards pour elles-mêmes, sans suivre une méthode particulière.

1.  Structures de phrases

D'abord on remarque assez vite des similitudes, des reprises quant aux types de phrases utilisées dans le CD. La méthode n'est pas construire au hasard et reprend des éléments de syntaxe connus.  Des expressions comme "I see ...", "just for me", "This is ...", "Who is that ?" deviennent des outils récurrents dont l'enfant s’empare très rapidement ... à condition de les réinvestir régulièrement (c'est toujours la même histoire dès qu'il s'agit de lexique).

C'est ici que Penguin entre en scène :


Voici Penguin (oui, on a été chercher son nom assez loin 😁) : Penguin est un ami à nous qui ne parle que l'Anglais. Quand on joue avec Penguin, on doit donc parler anglais. La bonne nouvelle, c'est que Penguin sait adapter son discours - et raffole des expressions telles que "Who is that ?" ou "This is ...". 😉 Bien sûr, je prends en charge les énoncés de Penguin, et je me garde bien de "corriger" ceux de mes enfants. Le but n'est pas de viser le bilinguisme, mais de désacraliser, de s'amuser et de s'apercevoir qu'on peut comprendre et produire certains énoncés à tout âge. Pour le reste, mes enfants mêlent une belle part de yaourt dans leurs jeux avec Penguin et c'est très bien comme cela. C'est drôle comme leur baragouin peut ressembler à de l'Anglais sans en être, d'ailleurs ! C'est bon signe : l'apprentissage d'une langue n'est pas qu'affaire de vocabulaire et de grammaire ; c'est aussi une histoire d'intonations et de sonorités !

2. Les noms


Pour comprendre un nom en langue étrangère, on n'a jamais fait mieux que les flashcards


Vous y trouverez tous les noms rencontrés dans le volume 1, plus "Horse" et "Foal", qui, eux, ne sont en aucun cas mentionnés ... Mais avec une Damoiselle à la maison, je ne pouvais pas les omettre, vous comprenez bien ! 😊 

Bien sûr, il ne s'agit pas de cantonner l'enfant à la connaissance de ces noms-là : les flashcards permettent de les isoler, phoniquement, dans le flux du vers de la chanson. On les brandit quand on les prononce, et l'enfant comprend ce dont on parle. Tout un tas d'autres noms peuvent être abordés dans la vie de tous les jours - Penguin se chargera de désigner un oiseau, de la nourriture, de la lumière ... au fil des rencontres et sans chercher à couper les cheveux en quatre d'une méthode rigoriste.

3.  Les adjectifs

La plupart d'entre eux peuvent être mimés : "big", "little", "round", "polka dotted", "smiling" (qui n'est pas un adjectif, mais un participe présent, oui bon d'accord). On les mime en même temps qu'on les rencontre dans la chanson, et Penguin aura à charge de les réemployer abondamment, en situation. Si, comme nous, vous avez un "very, very big cat" à la maison (8 kilos, qui dit mieux ?), ce sera assez facile. 😊

De même les verbes d'action "to go up", "to go down" : en chantant le troisième titre, on saisit la flashcard du canoe, qui, selon les paroles, monte et descend au grès des vagues. On lève la carte vers le plafond à "goes up" et on la baisse vers le sol à "goes down". Easy. Ces particules seront mises en relation avec "to stand up" et "to sit down" lors de petits jeux injonctifs à la "Simon says". Fou rire (et assimilation expresse !) garantis !


Les couleurs sont un cas particulier. D'abord parce qu'elles sont  extrêmement utiles (et apprises très tôt à l'école), mais aussi parce qu'elles ne peuvent être mimées. Qu'à cela ne tienne :


Les boites de couleurs montessoriennes sont appelées à la rescousse ! Et si vous les possédez pas, no panic : imprimez des flashcards ... again. 😊

La photo ci-dessus montre la construction du groupe nominal en anglais : adjectif + nom (c'est l'inverse du Français, mais je me suis bien gardée de l'expliciter et l'ai présentée comme telle) : "purple alligator", "green bumblebee", et "pink ladybug". Il s'agit de quelques-uns de nos amis rencontrés dans les chansons de La langue au chant

Et ci-dessous : Antonin fait réviser les noms des couleurs in english à sa sœur ... 😍


C'est une chouette idée d'exploiter le matériel sensoriel montessorien pour l'apprentissage d'une langue, non ? La prochaine fois que j'aborderai ce beau sujet qu'est l'apprentissage d'une langue étrangère, ce sera d'ailleurs par un biais sensoriel ... Car c'est grâce aux sens qu'on apprend et qu'on mémorise ! 😊 Qu'en pensez-vous ?

mardi 17 juillet 2018

{Review} Puzzles botaniques Nature & Découvertes

Oh, les beaux, les beaux puzzles que j'ai découvert dans ma boite aux lettres la semaine dernière !!! 💚


Les enfants ont ouvert le paquet en poussant de cris de joie, tandis que je me dépêchais de déballer et de caresser ces encastrements épais, aux courbes lisses, et aux couleurs tendres (Sensoriel, quand tu nous tiens !) ... Seul mon homme se tenait un peu à l'écart de la liesse générale et finit par émettre avec une moue sceptique : 

"Mouais. Enfin, ces puzzles, ce sont des puzzles de bébés."

Des puzzles de bébés ? Les enfants et moi furent outrés. Et nous déclarâmes à Papa que nous allions lui prouver sur l'heure qu'il se trompait. 😄

Certes, dans un certains sens, il n'a pas tort, mon Homme : ces encastrements peuvent être proposés très tôt. La boite précise "Dès 3 ans", mais réjouira certains petits fans de puzzles plus jeunes encore si affinité. Les encastrements en tant que tel ne sont pas si simples à réaliser, mais certains enfants les maitriseront parfaitement dès 2 ans et demi.


Seulement, rassurez-vous si vous décidez de les acquérir : il s'agit d'un matériel progressif, qui fera un petit peu plus de profit que cela. 😉 Par exemple, lorsque la réalisation ne pose plus de problème, on peut proposer à l'enfant de réaliser le puzzle hors support :


Mais ce n'est pas fini. Car si, comme mon Homme, vous ne voyez qu'une série de puzzles dans ce merveilleux matériel, vous avez tout faux. 😊 Il s'agit avant tout d'un support botanique d'inspiration montessorienne visant à illustrer un lexique extrêmement précis. Je gage d'ailleurs que le Papa de mes enfants lui-même va apprendre de nouveaux vocables grâce à eux. On parie ? 

Mon homme est joueur. Il parie. C'est parti. 😊

1. Puzzles botaniques, mode d'emploi


Tout d'abord, pour tirer tout le parti de ce matériel, je vous conseille de fabriquer de petites étiquettes se rapportant à chaque morceau des encastrements.



Si les miennes vous satisfont, vous pouvez les télécharger ICI. Elles comprennent :

- Arbre : cime, feuillage, branche, rameau, tronc, racine, radicelle

- Feuille : pétiole, stipule, base, limbe, marge, nervure principale, nervure secondaire, pointe.

- Fleur : pédoncule, réceptacle, pistil, stigmate, style, ovaire, étamine, pétale.

Uniquement du vocabulaire de bébé, donc. 😉

Blague à part, suivez votre instinct : il est possible de laisser de côté certaines étiquettes afin de ne pas noyer l'enfant sous les mots nouveaux. Ainsi vous pouvez choisir d'attendre que le vocabulaire "pistil" soit bien stable avant d'introduire les étiquettes "ovaire", "style" et "stigmate" (parties du pistil). Il vous arrivera d'employer ces mots lors de vos explications, mais n'introduirez ces étiquettes que lorsque l'activité telle que je vous la présente aujourd'hui sera devenue "trop facile" !! 😊

La procédure est la même pour chacun des trois puzzles :


Le but du jeu est de placer les étiquettes sur les parties botaniques correspondantes. Dans un premier temps, on fournit une aide à l'enfant : ce peut être des cartes d'anatomies botaniques (téléchargeables ICI), ou n'importe quel livre documentaire présentant ce type de dessin légendé. On en trouve généralement au début de tous les guides consacrés.


Pour placer les étiquettes sur les parties correspondantes, nous procédons en deux temps :

- D'abord, l'analyse. Chaque partie est identifiée sur le puzzle, et extraite. On la pose sur la table, de manière isolée. Il en résulte un éclatement de l'objet, une "analyse" : chaque partie est considérée pour elle-même.


- Ensuite la synthèse : l'encastrement est reformé dans le support, les étiquettes sont placées sur le puzzle. C'est la synthèse : chaque partie est considérée comme faisant partie d'un tout.


Lorsque l'enfant se sent prêt, il réalise l'activité sans aide à laquelle se référer - mais qui lui servira à s'auto-corriger.

Voilà, pour la leçon de vocabulaire, c'est tout ! 😊

2. Activités lexicales


Mais je vais vous confier un secret : les plus belles "leçons" de vocabulaire restent comme mortes si les nouveaux mots ne sont pas repris, fréquentés, rencontrés dans des phrases variées. Le mieux serait de les utiliser au quotidien - mais il faut bien admettre que je ne dis pas souvent des choses comme : "Je coupe le pétiole au dessus de la stipule." Bien sûr, c'est un tort. 😊

Alors, comme on avait envie d'exploiter à fond nos jolis puzzles, on a décidé de réaliser une activité spécifique pour chacun d'eux, histoire de réinvestir le vocabulaire en situation (et d'en mettre plein la vue à Papa !). Vous me suivez ?

Étude de la fleur : on dissèque !



Pour la fleur, l'activité de manipulation concrète était toute trouvée, puisque nous la pratiquons tous les étés depuis trois ans : la dissection !


Au début, optez de préférence pour un Liliacée (famille des Lys), dont les différentes parties sont très faciles à identifier. La taille et la robustesse de la fleur se prête bien à l'exercice.



L'enfant sépare les différents organes, les trie, les dispose et les étiquète ...


On oublie pas de répandre du pollen sur le stigmate dans l'espoir de produire un fruit 😊 ... et d'évoquer ses moyens de transport favoris (vent, insectes).



Reste à placer chaque pièce du puzzle correspondante en face de son alter-ego végétal ... Hein que c'est joli ?

Étude de la feuille : on peint !



Il est plus difficile de disséquer une feuille - et pour l'arbre, c'est impossible ! Il nous fallait trouver autre chose pour les deux puzzles suivants.

Pour la feuille, le dessin d'observation est tout indiqué : il encourage l'observation fine, et puisque l'enfant vient de réaliser que la feuille est composée de différentes parties, il aura à cœur de n'en omettre aucune sur son dessin. Sur la photo ci-dessus, Antonin remarque que les nervures couvrent en réalité toute la surface du limbe, "comme des veines", dit-il. Ce sont les nervures tertiaires, quaternaires ... qui transportent l'eau et la sève dans le tissu végétal.


Les enfants étaient d'accord pour observer, mais pas pour dessiner d'après observation. 😊 Ce qui les tentait, c'était d'utiliser le puzzle comme un pochoir. C'est également une excellente option !


Attention, c'est un exercice qui demande de réaliser de front plusieurs opérations : maintenir la pièce en place, en faire le tour, changer la position des bras et des mains à plusieurs reprises sans faire trembler le trait ... Ce n'est pas un exercice pour les bébés (hein, mon Homme ??!). N'hésitez pas à prêter main-forte et à maintenir une pièce en place si c'est encore difficile pour votre enfant.


Une fois les dessins achevés, il m'a semblé qu'il se prêteraient parfaitement à un premier cours d'aquarelle en bonne et due forme ! Comme les enfants manipulent librement ce médium depuis de longues années, je me suis dis que je pouvais commencer à les doter de gestes un peu techniques ... Au programme : apprendre à saturer plus ou moins son trait, à le faire irradier avec un pinceau mouillé, apprendre à se servir d'un pinceau sec comme d'une gomme, et à sécher chaque couche au sèche-cheveux !! Ils ont adoré !

Et bien sûr, on en profite pour réinvestir le vocabulaire botanique "Colorie tout le limbe en jaune" "Dépose du vert sur la base", "Suis la marge avec un orange bien saturé", etc.

Étude de l'arbre : on colle !



Puisque les enfants ont aimé se servir des puzzles comme gabarit à dessin : on remet ça. Je salue au passage les finitions décidément très abouties de ce matériel : la tranche est teintée, et le feutre de la Damoiselle ne le tâche pas.  😊


Nous reportons cette fois la silhouette de l'arbre sur du carton fort. But du jeu : dégoter au jardin divers éléments végétaux à coller sur notre dessin pour l'habiller. Attention ! Le feuillage devra être composé de feuilles authentiques, les branches et les rameaux, de branchages bien réels ... Le tronc devra être recouvert d'écorce véritable, et pour les racines ... Mais vous avez compris l'idée. 😊


À charge aux enfants de retrouver dans leur environnement les différentes parties de notre arbre. C'est une activité enthousiasmante, aux allure de chasse aux trésors ! ... à laquelle je ne participe que de loin : je suis préposée à la colle : vissée à ma table, et dans l'incapacité de prendre des photos de notre projet en cours d'évolution. C'est que j'ai une allure à tenir, moi, et pas le temps de rigoler : les enfants me rapportent joyeusement leur collecte à un rythme plutôt soutenu. Tant et si bien que je crois avoir crié un truc étrange, du genre : "Coupe le pétiole au dessus de la stipule ! " (et j'ai même été comprise ...). 😊


Mais nous tombons tous d'accord quelques minutes plus tard : le résultat est juste ... ouah !!! 😍😍😍

Et ce fut ainsi que Papa déclara forfait. 😉

Pff. "Des bébés". Vous voyez des bébés, vous, par ici ?? 😄

lundi 16 juillet 2018

Notre semaine (28/18)


Le clair-obscur des noyeraies ...

J'ai passé la première semaine de juillet à  parcourir les quelques 700 articles de mon premier blog "Merci qui ? Merci Montessori !" pour les toiletter. Et je dois admettre que les articles récapitulatifs "Notre semaine" m'ont fait, à chaque fois, un coup au cœur : que de souvenirs ! Quel bonheur de revoir les menottes de mes enfants qui s'affinent et se musclent au fil des semaines !

Je ne change pas d'avis sur ces articles : je les trouve trop longs, répétitifs, maladroits et très très fastidieux à écrire. Bravo à ceux qui les lisent jusqu'au bout ! 😄 Mais je sais que lorsque je les retrouverai dans quelques années, je serai heureuse de m'être donné la peine de coucher un peu de notre quotidien par ici.

Bref, je déclare solennellement que les articles récapitulatifs "Notre semaine" reviennent ... Mais seulement pour cet été. Profitez-en bien si vous les aimez !!

1. Vie Pratique

Utiliser des jumelles



Pour s'exercer à régler leurs jumelles, je propose aux enfants de petites mises en situation au jardin. Dans un premier temps, on "vise" des objets statiques ; il est plus facile de faire le point sur une image fixe que sur un feuillage secoué par le vent ou un animal en fuite. Ci-dessous, Antonin s'exerce à distinguer les détails des oiseaux de la couverture de Oxiseau.


Des cartes de nomenclature, disposées un peu partout façon "chasse au trésor", permettent d'atteindre les mêmes objectifs.

Broder



Les enfants se prennent de passion pour une série de petits canevas qu'ils ont reçu à Noël ... Et qui ne sont, hélas, pas très jolis. Je ne sais pas trop qu'en faire une fois qu'ils les ont terminés, je dois avouer !! Si vous avez des idées ...


Notre prochain travaux d'aiguilles méritera, lui, d'être cousu sur un sac : à l'aide de feutres textiles, Louiselle a dessiné une licorne ailée sur une toile à broder ... Y'a plus qu'à (dès qu'elle aura terminé son quinzième canevas ... 😑) !

2. Mythologie

Lire



Le Kididoc de la mythologie nourrit en ce moment l'intérêt des enfants pour les Dieux grecs. Cette semaine, nous avons passé de longues heures penchés sur ses pages ...


Le texte se veut informatif et concis. Nous nous interrompons donc toutes les cinq minutes pour faire des digressions et des zooms sur certains mythes, soit à l'oral, en mode "improvisation", soit en lisant les extraits de nos Mythes grecs pour les petits se rapportant à chaque personnage rencontrés. C'est une belle balade !

Conter



Nous continuons de mettre en scène nos mythes préférées - je vous ai déjà parlé de cette habitude que nous avons ICI. Ci-dessus, voici l'antre de Poséidon, le Dieu grec préféré d'Antonin. Nous avons essayé d'aménager un cadre de vie sous-marine merveilleux : palais, Néréides, créatures marines et trésors engloutis, voilà qui fait rêver mon Damoiseau ! Oyez, oyez : Poséidon vous raconte ici son enfance (Comment il fut dévoré par son père Cronos, puis vomi au moment de la victoire de Zeus sur le Titan !), et sa rencontre avec Amphitrite

Je joue le "spectacle" plusieurs fois, souvent sur plusieurs jours, à la demande des enfants. Puis ils se débrouillent tout seuls, en mêlant généralement au mythe d'origine un certain nombre d'éléments plus fantaisistes, issus de leur propre imagination. 😊


Prochaine représentation : Persée et Méduse. 😊

Ci-dessus, un petit aperçu des préparatifs : les enfants fabriquent les valeureux guerriers qui ont croisé le regard de Méduse et qui orneront les abords de sa grotte, comme de macabres trophées ... De simples cailloux décorés aux feutres Posca font l'affaire, et c'est drôle d'essayer d'imaginer l'expression de leur visage quand il furent pétrifiés !

3. Fractions


Antonin réclame des activités mathématiques à cor et à cris. J'ai donc décidé de lui concocter une petite séance sur les fractions, à laquelle Louiselle a souhaité participer.

Les enfants sont exposé aux fractions courantes dans leur vie de tous les jours : nous employons quotidiennement les termes de "demis", de "quarts", de "tiers" ... L'objectif du jour était surtout de leur montrer comment écrire une fraction en langage mathématiques.


Ils ont tracé des cercles de papier coloré ...


... qu'ils ont découpé.


Le premier cercle a été collé tel quel au centre d'une assiette en carton (cf. photo plus bas). Puisque nous avons là un cercle, les enfants ont écrit "1" dessus. Nous comparons ce cercle plein avec une pomme. Une pomme, un cercle. Une unité. Jusque-là, pas de problème. 

Le cercle suivant a été plié puis découpé en 2. Nous coupons la pomme en deux aussi.


La pomme, l'unité, se retrouve à présent en deux morceaux. Qu'allons-nous écrire sur nos deux moitiés de cercles de papier ? J'explique aux enfants :

"Cette unité-là a été coupée en deux. Nous allons écrire un petit "2" sur chaque moitié de cercle. Comme cela, si on  les sépare, si j'en cache une et que je regarde l'autre, je sais tout de suite qu'il s'agit d'une unité coupée en deux, qu'il y a quelques part une autre part exactement semblable à celle que j'ai sous les yeux.

Mais je ne peux pas écrire 2 tout seul. car ce morceau-là n'est pas 2 morceaux, c'est un seul morceau. Si je te donne cette part, je te donne une seule part ! Alors, nous allons écrire un 1 au dessus de notre 2.

En mathématiques, on trace un trait entre ces deux chiffres, qui signifie : 1 sur 2. Si je te donne ce morceau, je t'en donne 1 sur les 2 morceaux qui existent."


Nous procédons de même pour les disques suivants, que nous découpons en 3, 4, 5 et 6 parts. Plier en deux ou en quatre ne pose pas problème, mais les autres pliage nécessitent l’aide de l'adulte (et d'un rapporteur ! 😊). Les enfants trouvent tout seuls comment écrire les fractions correspondants à chaque part selon notre petit raisonnement exposé plus haut.

Pour chaque assiette réalisée, nous tranchons également une pomme en essayant de réaliser des parts de tailles égales.


Note : à ce stade, je nomme les fractions ainsi : "1 sur 2", "1 sur 3", "1 sur 4" ...,  et non : "un demi", "un tiers", "un quart", etc. Mais rassurez-vous : la suite au prochain épisode ! 😊

4. Van Gogh



Depuis quelques semaines, nous pratiquons l'étude de l'Histoire de l'Art façon "Charlotte Mason", et c'est un vrai plaisir. Non seulement il s'agit d'un petit rendez-vous qui nous met en joie tous les quatre, mais je constate que la culture artistique des enfants se construit ainsi de façon plus sûre et plus solide, un vrai bonheur !


Je cherchais une idée de séance pratique pour clore notre étude de Van Gogh .... Je savais bien que si je proposais à mes enfants de réaliser des nature mortes là, tout de go, j'allais les effrayer un peu ... Dommage, nous croulons sous les tournesols au jardin ... 😁

Nous sommes finalement partis de La nuit étoilée ; c'est l’œuvre du corpus qu'Antonin préfère et elle est particulièrement éclairante (c'est le cas de le dire ...) sur la "technique Van Gogh" : les coups de pinceau (de truelles ?) vifs et fragmentés, la peinture épaisse et l'empâtement de la matière (Vincent Van Gogh pressait parfois ses tubes directement sur la toile !) font, paradoxalement, bouger le ciel et lui prêtent vie. 

"La Nuit étoilée", acrylique, par Louiselle à gauche, et Antonin à droite.

Les enfants ont dessiné rapidement quelques lignes au crayons en s'inspirant de l’œuvre de référence : quelques lignes d'horizon ondulantes, l'arête d'un cyprès, et plein d'étoiles rondes dans le ciel. Nous avons décidé de travailler à l'acrylique pour rendre l'épaisseur de la matière, et nous avons confectionné notre palette : blanc, noir et jaune d'or purs, et différentes nuances de bleus. Les enfants ont peint leur dessin en essayant de travailler dans l'épaisseur. Ils ont cherché comment graver la matière - à l'aide de fourchettes, de manches de pinceaux ... Antonin a travaillé exclusivement de la main gauche (il faut dire qu'il n'avait pas le choix : sa main droite a doublé de volume suite à une piqûre d'abeille ...) et a découvert que ses coups de pinceaux étaient ainsi plus épais et plus saccadés ...

En tout cas, les productions sont assez chouettes !

5. Sciences

Provoquer des réactions effervescentes



Vous connaissez certainement l'expérience du volcan que l'on réalise avec du bicarbonate de soude. Je ne suis pas fan de cette expérience, parce que j'ai beau me creuser les méninges, je ne parviens pas à voir comment elle nous apprend quoi que ce soit sur une éruption. Certes, il y a un point commun entre les deux phénomènes : lorsque je verse du vinaigre sur du bicarbonate, il y a création de dioxyde de carbone (d'où les bulles). Un volcan en activité émet tout un tas de gaz, dont du dioxyde de carbone (mais pas de bulles). Pour le reste, cette petite expérience n'illustre en rien les causes courantes d'une éruption (décompression, vaporisation ou refroidissement brutal du magma) ni les réactions chimiques à l’œuvre.


Pendant des années, j'ai donc boudé cette activité. Par contre, je donne souvent à mes enfants du bicarbonate de soude, du vinaigre et du colorant alimentaire pour jouer librement aux petits chimistes. Ils sont si familiarisés avec ces ingrédients que lorsque j'ai vu que L'histoire de l'Univers proposait de réaliser cette expérience (soupir ...), je me suis dit que mes enfants allaient avoir du mal à s'émerveiller ...


On s'est lancés - on s'étaient promis de réaliser toutes les expériences du livre !! Et on a beaucoup aimé. Tant pis pour a scientificité. Modeler un volcan d'argile était franchement fun et a marqué les esprits. Loin d'être blasés, les enfants s'exclament toujours autant au moment de la spectaculaire réaction.

Par contre, il faut savoir que tout fini à la poubelle juste après (jeter un kilos d'argile dégoulinante de colorant alimentaire ... arg !), et que c'est vite avalé.


Si vos enfants sont comme les miens, prévoyez beaucoup de vinaigre et beaucoup de bicarbonate ! Car ils ne voudront plus s'arrêter. Pour moi, j'ai fini par les envoyer patouiller au jardin pour épargner ma cuisine ...


Verdict : ils se sont amusés  pendant plus d'une heure. mais le gazon  n'a pas aimé. 😀 Il était devenu tout jaune, le lendemain, à l'endroit de leurs petites expériences. Tant pis, c'est pour la Science !

Allumer le feu !



On ne la présente plus : l'expérience du sachet de thé enflammé qui s'envole comme une fusée ... 😁 J'y ai droit toutes les semaines en ce moment - voire plusieurs fois par semaine, et les enfants la réalisera bien plusieurs fois par jour si je ne mettais pas un peu le hola ...


Si vous souhaitez assortir cette expérience d'une petite explication scientifique, voici : l'air chaud généré par la flamme se trouve emprisonné dans les pores du papier du sachet. Les bulles d'air chaudes se multiplient dans la matière. L'air chaud étant plus léger que l'air ambiant, le sachet s'envole soudain, porté au plafond par toutes ces bulles d'air !

6. Sensoriel


Patouiller dans le sable ...


Mandala

Un après-midi que nous accueillions un petit copain, j'ai sorti le bac à sable. Il n'est pas à disposition en permanence à cause du chat qui ... Ben oui. Beurk.

Du coup, c'est toujours la fête lorsque je l'installe. Et en attendant le petit David, les enfants se sont éclatés - nous avions sorti des figurines et des billes rondes et plates.

... ou dans l'eau



Finalement, David est arrivé, et le bac à sable ne l'a pas du tout intéressé. Mais le bac à l'eau, si. C'est vrai : j'oublie toujours que les autres enfants doivent avoir un bac à sable chez eux, eux. Mais pas de bac à eau. Chez nous, c'est un peu le contraire.

Et pendant que les enfants jouaient dans le plus grand calme, devenez QUI en a profité pour faire pipi dans le bac à sable ?? 😄

7. Sport


Cette semaine, il y eut : de la méditation, de la danse et du badminton ...


... et beaucoup, beaucoup (trop ?) de foot. 😁

(Antonin est complètement mordu depuis plusieurs mois et passe TOUT son temps libre à jouer au football. Même dans la maison, il s'exerce aux crochets, aux passements de jambes et aux contrôles ... avec un ballon de baudruche. 😁 Il ne s'arrête jamais !)

Bien sûr, nous avons suivi la finale de près, même sans télévision : nous déroulions le calendrier des matchs, renseignions les résultats et visionnions après-coup les meilleurs moments des rencontres sur Internet (durée : 2 minutes en moyenne par match, perfecto).


Bon, on a quand même réussi à visionner les demi-finales et la finale sur My TF1 (si on m'avait dit que j'écrirai cette phrase un jour ... 😁).



Mais la vraie belle histoire, dans tout cela, c'est Antonin qui l'a formulée un matin :

"C'est bien, le foot, parce qu'on n'a pas besoin de faire la bagarre pour de vrai. On se bat dans un jeu et on regarde qui gagne."

Voilà. Faites du foot, pas la guerre. 😊

Et on en profite pour bosser un peu la Géographie mondiale : notre Coffret des drapeaux ne contenant pas tous les drapeaux des pays participants, j'ai fabriqué les 9 manquants avec des drapeaux imprimés sur Internet, des piques à brochettes sciées et du scotch. Nous les fixons sur la carte avec une petite bille de Patafix. Ci-dessous, voici toutes les équipes sélectionnées au départ. Ce qui a permis de constater une suprématie européenne certaine dès le départ, et la quasi absence des pays "pauvres" (nous en avons compté 4 sur 32)... 😔


Après chaque phase, nous ôtions les drapeaux des pays éliminés, jusqu'à n'en avoir plus qu'un.

L'année prochaine, on suivra la Coupe féminine de la FIFA. Parce que y'a pas de raison, et que le foot, ce n'est pas que pour les garçons. 😊

8. Jeux



Les Legos et les figurines Schleich sont les jouets préférés du moment. A Noël dernier, les enfants ont reçu ce magnifique tapis de jeu en laine feutré signé Nemezinda. Ils l'appellent "le jardin enchanté", et je vous assure qu'il porte bien son nom !!


Et qui dit vacances, dit "Jeux de société" !

Je termine cette récap' en vous présentant nos coups de cœur de la semaine :

- Ci-dessus : Mon premier Carcassone. Très accessible dès 5 ans, en attendant de pouvoir jouer avec la version adulte (inégalée et inégalable, c'est certain).


- Catane Junior : Malgré une mise en place un peu complexe la première fois (je ne connaissais pas du tout ce jeu), Louiselle ne s'est pas découragée et apprécie vraiment nos parties - surtout les "Aides de Coco", qu'elle achète à tour de bras. Rares sont les jeux qui trouvent grâce aux yeux de la Damoiselle, alors, hop ! J'attribue une mention spéciale !


- Les aventuriers du rail : Notre coup de cœur de ce dernier mois, et une véritable passion pour Antonin qui n'en décroche pas ! Ce jeu est une torture pour la Damoiselle, qui s'en désintéresse totalement et trouve les parties bien trop longues... Pour se distraire pendant que nous jouons, elle nous pique nos "cartes Wagons" défaussées et les aligne sur le canapé pour fabriquer de petits trains ... 😁

Bonne semaine chez vous ! 😊