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dimanche 16 juillet 2017

En ce moment, nous lisons ...



Antonin est fasciné par les maisons. Vrai, lorsqu'il réalise un dessin, il s'agit neuf fois sur dix d'une maison - stable, bien centrée au milieu de la feuille, avec de hauts murs plein de fenêtres et un toit-triangle...

Antonin est fasciné par les livres sur les maisons. Et celles que proposent cet album, sont, elles, loin  des stéréotypes enfantins des dessins du Damoiseau. Chaque double page nous emmène dans un intérieur pour le moins inattendu : palais de sirènes, maison hantée ou château-gâteau... Dans chaque univers, fourmillant de détails et de poésie,  une énigmatique grenouille s'invite, qui nous donne de précieuses indications... d'échelle ! Gigantesque chez les insectes, elle est plus discrète chez les lapins et quasi invisible chez les humains... 

Le texte court et bien ficelé est adapté à un jeune lecteur et renforce l'ambiance présentée tout en restant discret. Car devant un tel trait, l'heure est avant tout à la contemplation silencieuse...

Quel intérieur sera votre favori ? 😉



Vous ai-je dis qu'Antonin était fasciné par les maisons ? 😁

Ce grand album, chiné en état neuf lors d'un vide-grenier (même la planche d'autocollants offerte à la fin de l'ouvrage était intacte !), a été, je pense, son livre favori cette année... Oui, je crois qu'on peux le dire ! 

Cela se lit un peu comme une bande-dessinée, et la mise en page sautillante, parsemées de petites bulles, est très attractive pour un lecteur débutant - même si le registre de langue et la teneur du discours nécessite parfois les explications d'un adulte. Voila le plan : un couple de coccinelles naïves se promènent de page en page - et une fois encore, d'univers en univers - sous la guidance de monsieur Balanin, agent immobilier de son métier. Et Monsieur Balanin n'est pas très doué pour leur trouver une maison, c'est le moins qu'on puisse dire. Ce qui fait que les petites coccinelles feront de surprenantes découvertes - et que tout le monde va bien s'amuser. 

Ce livre n'a qu'un défaut : il est complètement addictif !!



Ce petit album a parlé au cœur de la Damoiselle, et fut, pendant plusieurs semaines, notre lecture du soir quotidienne. Malgré le nombre incalculable de versions qui me sont passées entre les mains, je dois admettre que c'est une bonne surprise pour moi aussi. Pour les illustrations, on aime ou on aime pas : Vanessa Hié travaille à partir de papiers imprimés, déchirés et froissés, qu'elle repeint et redessine ensuite. Le tout a un côté sauvage et naïf, assez frais dans sa maladresse maîtrisée.

Mais c'est surtout le texte qui m'a interpellée. De toutes celles que j'ai lue, c'est certainement la version la plus conforme au conte populaire initial - qui est avant tout un conte moral, mettant en évidence le sans-gêne de cette mal-élevée de Boucle d'Or qui sera punie d'une bonne grosse frayeur.  Non, mais c'est vrai quoi. On n'entre pas ainsi chez les grands pour manger leur repas, casser leurs meubles et dormir dan leurs lits. Pis quoi encore.

Et puis le texte parvient à n'être pas trop lassant - alors qu'il se passe tout de même la même chose trois fois de suite, et que chacun des trois ours prend soin de reformuler chacun des évènement de son points de vue... Arg. Boucle d'Or est une histoire qui rend les adultes fous, lorsqu'ils sont amenés à la lire et à la relire ...

Mais cette version-là, je trouve que ça va. Enfin, je crois. 😊



Oh, que j'ai hâte, que j'ai hâte de pouvoir faire découvrir l’œuvre intégrale du grand Roal Dhal à mes enfants !! Mais rien à faire : dès que je remets le nez dans Matilda ou Charlie et la chocolaterie, je me dis que c'est trop tôt... Patience, patience, pour l'instant je ne le "sens "pas, mais à chaque âge ses plaisirs !

L'énorme crocodile est le seul ouvrage du grand auteur qui soit, je trouve, adapté dès 5 ou 6 ans. Je n'ai pas besoin de m'interrompre à chaque phrase pour expliquer la situation. Le livre peut être lu d'une traite sans fatigue et l'implicite est largement compris. Mes enfants sont pliés de rire à chaque "J'ai dressé des plans secrets et mis au point des ruses habiles" goguenards... Ce n'est que du bonheur. 😊

Mais quand même : vivement la suite de Roal Dhal, dans deux ou trois ans, peut-être ? 😉



C'est toujours avec beaucoup d'émotion que nous réempruntons ce petit album ... Il s'agit du tout premier livre qu'Antonin a lu tout seul, quelques jours avant ses 6 ans. Le fait qu'il n'y ait qu'une ou deux phrases sous chaque image l'avait sans doute motivé - et aussi, bien sûr, le fait qu'il soit fou-amoureux-fou de cette histoire, et complètement schloumpy-schloumpy. Mais quand on y regarde de près, l'album comporte tout de même 68 pages, ce qui fait au total un joli nombre de phrases, pour un débutant. Et mon Damoiseau était allé au bout. Et il n'a jamais cessé de le lire depuis. 

Sinon, concernant l'histoire ? Méfiez-vous des Martabafs et des coups de foudre mal placés. Et souvenez-vous que l'amour triomphe, toujours. 💓



Huit doubles pages grand format pour huit merveilles du monde. Huit monuments incontournables, qui font écho aux figurines Safari et aux maquettes Papertoys. C'est vraiment intéressant de croiser ce genre de ressources !

Il s'agit d'un "Cherche et Trouve" touffu et complexe. Chaque merveille est replacée dans son contexte historique, et les personnages emblématiques ayant joué un rôle majeur dans sa création y sont présentés de manière approfondie derrière de grands rabats. L'ensemble est encore un peu compliqué pour Antonin, et s'adresse, il me semble, aux enfants de 8 ans et plus. Mais les illustrations fourmillantes ont néanmoins beaucoup d'attrait, et nous sommes tous d'avis que nous n'avons pas gardé ce livre assez longtemps : nous allons le réemprunter dès le mois prochain, car il faut du temps pour en faire le tour !



Voici un documentaire qui se révèle très adapté, aussi bien du point de vue de la forme (lecture facile, page aérée et très largement illustrée) que du fond : car attention, vous allez en apprendre des choses ! J'ai été charmé par cette volonté des auteurs : ne pas simplifier. Mais rendre clair et distinct. 

Et puis, tout y est : l'usage du feu, bien sûr, la nourriture, les habitations, les différents outils, l'art..., mais aussi d'autres sujets souvent moins bien abordés, comme la relation à la magie et aux rêves, ou les migrations.

Louiselle est fan, moi aussi, et nous allons nous mettre en quête d'autres opus de cette collection !

 

Alors, bien sûr, le Gruffalo, nous l'avons d'abord lu (et relu). Et puis, nous, les parents, avons réalisé que le livre avait donné naissance à un moyen-métrage d'une vingtaine de minutes... C'est une merveille : graphisme somptueux, ambiance très particulière, sombre sans être anxiogène, personnages bien campés... Ça ne fait pas peur (du moins, mes enfants, eux, n'ont pas eu peur !), c'est jouissif (car les p'tites bêtes ne mangent pas les grosses, n'est-ce pas ?) et en plus, il parait qu'il y a une suite, qui est très bien aussi. 😊

Je suis toujours à la recherche de ce genre de films pour enfant, je suis ravie - et bien sûr, mes enfants sont conquis, qui demandent déjà à le revisionner...

Et sinon...

Vous prendrez bien une page de Yakari pour la route ?  😁

Le lézard de l'ombre

samedi 15 juillet 2017

Les cadeaux de Louiselle, 5 ans


Lorsqu'il s'agit de dresser des listes d'anniversaire, Antonin est toujours un peu à sec : "Pour Noël, je voudrais... des cadeaux !", déclarait-il, très inspiré, il y a deux ans. Cette année, après plusieurs jours d'incertitude, il se décide : "Pour mon anniversaire, je voudrais ... des surprises !". 😊

J'y vois une marque de confiance : il faut croire que les cadeaux que je choisis lui font vraiment plaisir - et c'est vrai qu'il découvre à ces occasions bien des objets dont il ne soupçonnait même pas l'existence... Comment aurait-il pu les souhaiter ?

Pour Louiselle, tout est très différent. Des mois avant la date fatidique, la Damoiselle prépare sa liste. Elle prend son plus joli stylo, une belle feuille colorée, réfléchit de longues minutes puis écrit généralement le mot suivant :

 "PONÉ".

Notez qu'il y a des variantes. Parfois, c'est :

"LICORNE."

Et même très souvent :

 "LICORNE KI VOL."

Et, de façon récurrente avant son 5e anniversaire :

 "PETI PONÉ AN PELUCH" 

Oui, parce que Louiselle en a déjà quelques-uns de très très gros, des poneys en peluche, et elle sentait bien, sans doute, que son petit lit n'en pouvait accueillir davantage... 😄

Devant tant de détermination, Louiselle reçut, pour ses 5 ans :



Cette figurine est une splendeur absolue - aucune photo ne lui rendra hommage, aucune ! C'est un cheval blanc musculeux, à la pose gracieuse. Mais : ses sabots sont en or. Ses crins, délicatement tressés, sont en or. Sa corne, incisée et magique, est en or. Et : ses ailes. Ses ailes sont un authentique morceau d'arc-en-ciel. Elles sont légèrement translucides comme si on les avaient taillé à même le ciel, et parsemées de motifs subtils et mystérieux... Le tout est d'une qualité à toute épreuve. Et quand je dis "à toute épreuve", il faut me prendre au mot : cette licorne est LE jouet favori des enfants depuis que Louiselle l'a reçue, et elle en a déjà vu de toutes les couleurs. Pas une ride, la licorne. À toute épreuve.

N.B. La figurine est vendue avec une autre, une cavalière-fée très belle, mais dont les enfants se contre-fichent. 😊 Dommage qu'elles ne soient pas disponibles séparément...


Celui-ci tient aisément dans le lit de la Damoiselle : conformément à son souhait, il est vraiment petit (20 cm). J'ai craqué sur sa couleur (Louiselle ne comptait pas de poney noir dans son écurie) et son air un peu éberlué - craquant, en vérité. La silhouette est bien équilibrée, l'ensemble est réaliste, et le petit cheval tient debout sur ses quatre pattes - non sans un certain guingois de poulain à peine sorti de l’œuf. Mon coup de cœur a rencontré un fort écho dans l'âme de ma fille - mais ce petit cheval laisserait-il quelqu'un indifférent ? - et elle ne dort plus jamais sans (ni sans tous les autres, il est vrai...😁).

Quelques gros livres de coloriages :


Forcément, une passion aussi exclusive, ça finit par se savoir. Des amis qui la connaissent bien ont donc offert à Louiselle des coloriages thématiques : les Coloriages dorés Chevaux et Licornes (Les Deux Coqs d'Or), et le Cours d'Art Thérapie d'Hachette spécial Chevaux. Je n'aurais pas eu l'idée d'offrir à la Damoiselle des coloriages "pour adultes", mais il se trouve que c'est plutôt une bonne idée. D'abord parce qu'elle les partage généreusement avec tous les autres membres de la famille et que c'est bien sympa d'y travailler à plusieurs mains. Ensuite parce que son perfectionnisme la pousse à se surpasser. Notez que le volume d'Hachette, s'il usurpe très largement l'étiquette "d'art thérapie" (??) propose quelques pages documentaires bien illustrées sur les différentes races, les couleurs de robes ...



Oui, je sais : ça pique les yeux. Ouche. Louiselle en rêvait tellement, que j'ai fini par intriguer auprès de son oncle chéri pour qu'il lui dégote une poupée de la marque - rose à paillettes, de préférence, puisque Louiselle ne parlait que de cela à ce moment là. La fraiche Pinkie Pie, dont j'ignorais jusque-là l'existence improbable, fit donc irruption dans notre vie. En double exemplaire : sous forme de petite figurine ET de peluche. Ah, ah, les oncles et tantes, ils ne font jamais les choses à moitié, n'est-ce pas ? 😉

Nous n'avons aucune regret car Louiselle aime beaucoup ses "Mein'liteune Poni", comme elle dit. Enfin, moins tout de même que sa figurine Schleich et sa peluche Wild Republic présentées plus haut. Mes principes pédagogiques restent saufs ... 😋



Ceux qui me suivent savent tout l'amour que nous portons à ces peluches-passereaux ... Qu'il est difficile de trouver du matériel réaliste et concret concernant nos oiseaux familiers ! Les enfants ont des dizaines de figurines d'animaux qu'ils n'ont jamais vus, mais nous n'en trouvons aucune des oiseaux de chez nous ! Heureusement que la gamme Wild Republic comble ce manque. Ces oiseaux-là sont d'un réalisme à couper le souffle, et ils imitent de surcroît le chant de l'oiseau si vous leur pressez le dos... Après le chardonnet et le pinson, voici donc la mésange bleue ! Notre collection s'accroît !



Voilà longtemps que je voulais équiper les vélos des enfant de petits paniers - c'est un cadeau tout simple qui ne laisse pas indifférent ! Je ne voulais pas de plastique, et l'osier, quoiqu'esthétique, m'effrayait un peu : nos vélos dorment dehors... J'ai opté pour du métal, c'est léger et pimpant. Ce panier-là ne désemplit pas !




Pour satisfaire le besoin moteur de la Damoiselle, sa souplesse et son équilibre légendaire : voici la slackline, qui remplace avantageusement l’ellipse montessorienne, si, comme moi, vous n'osez en-scotcher votre parquet centenaire... Bon, par contre, vous aurez besoin de deux arbres - ni trop fins, ni trop larges, et éloignés de quelques mètres seulement si vous optez pour un modèle aussi court que le nôtre... Et puis, c'est vrai : c'est beaucoup plus difficile que de marcher "sur une ligne". Mais c'est aussi super fun ! Monter et démonter la bête est moins difficile qu'il n'y parait, le coup de main est très vite pris (merci Youtube 😊).

Pour les 5 ans de la Damoiselle (décidément très gâtée), il y eut aussi ...

À vol d'oiseau de Michel Francesconi et Capucine Mazille ...


et Émilie Jolie de Philippe Chatel dont je vous parlais ICI.


Et le déguisement médiéval et la petite arbalète dont je vous parlais .


Bon dimanche à tous ! 😊

jeudi 13 juillet 2017

Un peu d'orthographe


Je suis toujours à l'affût de petites idées ludiques pour travailler certains domaines réputés rébarbatifs, comme l'apprentissage des tables de multiplication, la grammaire, ou ... l'orthographe.

Ah. L'orthographe. La matière noire des petits Français, qui, il faut bien l'avouer, ne sont pas gâtés par leur langue natale, dont il faut apprendre chacun des mots par cœur (rien à faire, en Français, écrire "en phonétique", ça ne marche pas).

Cette année a été, pour Antonin, celle de l'entrée en orthographe lexicale. Chaque semaine, son maître lui donnait une dictée (de mots, puis de phrases) à préparer pour la semaine suivante. Si Antonin n'a pas pris un plaisir forcené à préparer ces dictées (qui le ferait ?), il s'est néanmoins plié à l'exercice de bonne grâce et, je dois dire, avec beaucoup d'efficacité. Quelle mémoire lexicale, ce Damoiseau ! Il enregistre la manière dont les mots s'écrivent durablement : un mot acquis est acquis. J'en suis la première surprise, moi qui ne suis entrée en orthographe que très tard (en 4e, oui, oui !). Il semblerait que mon fiston ne tienne pas de moi sur ce point ... Tant mieux ! 👍

Bref, je suis toujours à l'affût, vous disais-je, et en farfouillant sur le blog de Family and Co, je suis tombé sur ce vieil article dans lequel cette Maman offre un petit support à télécharger : il s'agit d'écrire le nom de chaque couleur en regard d'une cartouche colorée - la correction se présente sous forme de rabat qu'on peut cacher ou déplier.


Je l'ai imprimé (non sans avoir changé la police en cursive), et je l'ai plastifié. Le rabat, préalablement découpé, a été fixé à la feuille principale avec du scotch, de manière à pouvoir se replier facilement.

La plastification permet à l'enfant de refaire plusieurs fois l'exercice. La répétition est indispensable lorsqu'il s'agit d'apprendre à écrire des mots - il s'agit d'exercer la mémoire visuelle et motrice, c'est aussi bête que ça...


Family and co précise dans son article qu'elle a proposé un exercice similaire avec les formes géométriques. Quelle bonne idée ! Seulement, elle a égaré son document, et ne peut le partager. J'ai donc confectionné le nôtre, et je me dis qu'elle ne verra sans doute pas d'inconvénient à ce que je le partage ici : LE VOILÀ donc.

Ce support tout simple permet à l'enfant d'aller à son rythme : s'il n'est pas sûr de lui, il peut commencer par recopier les mots en gardant les modèles sous les yeux. Ensuite, il peut décider le lire les mots, et de replier le rabat pendant qu'il les écrit, ce qui suppose de garder en mémoire la forme orthographique - au moins quelques minutes. Enfin, lorsqu'il se sent prêt, l'enfant écrit les mots sans modèle, et s'auto-corrige à la fin, en dépliant le rabat.


Je termine par un petit point technique : vous connaissez certainement tous les fabuleux crayons Woody de Stabilo, qui permettent d'écrire sur du plastique sans s'asphyxier d'émanations toxiques ? Et oui, ces gros crayons sont fabuleux, mais... gros. Vraiment très très gros pour les petites mains. Cela faisait longtemps que je cherchais un équivalent en diamètre standard et j'ai enfin trouvé ! Il s'agit des crayons Staedtler Lumocolor non-permanent. Bon, ne rêvons pas, ils n'ont pas l'éclat et la souplesse des Stabilo, mais pour écrire, il font le job. À condition de les choisir en bleu, car les autres couleurs s'effacent très mal ! A fuir ! 😐

Bonne journée à tous ! 😊

mercredi 12 juillet 2017

Missions spéciales ! {Les tâches ménagères}


Le tout petit ne rechigne jamais à imiter ses parents, et manie joyeusement le balai ou le plumeau. Bien sûr, en terme d'aide pratique, il n'est pas encore efficace. Mais les parents montessoriens encouragent sa tendance, non sans admirer cette volonté naturelle et intrinsèque qui tend à inclure le bébé dans quelque chose de plus grand que lui - le fonctionnement domestique, et, à travers lui, celui de la société humaine en général. Et puis, il faut bien l'admettre, le parent montessorien calcule que sa patience sera récompensée. Il s'agit d'un investissement, en quelque sorte, et dans quelques années, Bébé devenu grand rangera sa chambre avec brio, placera le couvert avec élégance, gérera son linge de A à Z et lavera le sol de la cuisine aussi bien que nous-mêmes - bien mieux en tout cas que ce petit voisin du même âge que ses parents ficellent dans son parc.

L'âge fatidique arrive, celui de l'autonomie, et enfin, enfin ! Les pauvres parents épuisés par des années de maternage vont enfin recevoir la récompense de se faire assister à la maison par leur petit elfe du logis âgé à présent de 5 ou 6 ans. Mais : il faut bien admettre que l'engouement se tasse sérieusement. C'est comme si l'intérêt de l'enfant pour les gestes domestiques baissait au fur et à mesure que ses compétences s'accroissent. Comme si, une fois maitrisé, le geste ne lui apportait plus rien...

"Ranger ma chambre ? Ramasser mes chaussettes sales éparpillées ? Nourrir le chat qui miaule à fendre l'âme ? Allons Maman, c'est très surfait. Ce sont des tâches de bébé. Je faisais tout cela magnifiquement à 18 mois, je suis passé à autre chose, vois-tu ... "😅 

Mes enfants connaissent toujours, heureusement, ces grands élans de motivation vers certaines tâches - principalement celles que je ne leur demandent pas de faire, d'ailleurs. Mais les travaux domestiques du quotidien, ceux dont ils peuvent à présent se charger à 100%, ceux qui reviennent invariablement dans une journée, ceux qui me déchargeraient vraiment s'ils en prenaient la responsabilité, c'est un peu plus difficile.

Pour aider, j'ai confectionné de petits supports visuels - c'est très modeste, mais chaque feuillet est accroché dans la pièce concernée et cela aide vraiment. L'enfant sait à quoi s'attendre ; ces petites images et ces petites phrases lui permettent d'effectuer un retour sur son action : ai-je bien fait tout ce que j'avais à faire ?


Nos modestes affiches sont téléchargeables en version Pdf ICI, et en version modifiable LÀ. Elles sont adaptées à l'âge de mes enfants, et j'ai choisis de n'y faire figurer que le strict minimum attendu - ce qui n'est pas négociable et doit être fait par chacun pour la bonne marche de la maison. Ce qui n'empêche pas mes enfants d'en faire plus certains jours, bien sûr. Si le fait d'instaurer une certaine routine fonctionne pour le mieux, j'ai d'ailleurs remarqué aussi que la difficulté, parfois, pouvait remotiver ma petite troupe. Exiger plus, sur le ton du défi, c'est bon pour le moral : "Pourrais-tu étendre ce panier de linge tout seul ? Aujourd'hui, je te laisse désherber tout ce carré sans aucune aide ! Chiche !", etc.



La deuxième chose qui aide vraiment, c'est : réaliser tout cela dans la joie et la bonne humeur. Pas facile de se retenir de râler devant le désordre lorsqu'on est une Maman qui enchaîne sur sa 3e journée de travail à plein temps sans aucune pause depuis 24 heures (si, si, ça rentre), mais c'est pour la (bonne) cause commune. Transformons le rangement de la chambre en ballet de danse - mettons de la musique, et improvisons une chorégraphie qui enverra tous les doudous dans leur corbeille... Pour faire le lit, secouons la couette en la tenant chacun d'un côté, et simulons la plus grosse tempête de tous les temps ! Vidons le lave-linge en prétendant être Yakari et Petit Tonnerre, qui vont gérer le cycle du linge avec le courage et la célérité qui les caractérisent. Et ça marche avec n'importe quel personnage préféré, qu'il soit princesse, pirate ou avion supersonique. Pratique.

Dans la même optique, on bannit le terme de Corvées et on emploie celui de Missions spéciales ... C'est tout de suite plus fun ! 😄

Je gage qu'à force d'associer toutes ces tâches à des souvenirs positifs, l'enfant les réalisera plus volontiers ... C'est encore un pari sur l'avenir, je vous l'accorde, mais c'est là notre lot en tant qu'éducateur, n'est-ce pas ? 😉


Je précise encore que ces fiches ne contiennent pas ce qui est déjà intégré à notre routine - et qu'il est inutile de rappeler de ce fait. Il s'agit du rangement quotidien avant le dîner : débarrasser le jardin et le salon des jouets qui les encombrent, et ranger soigneusement les chambres. Généralement, on s'y met tous, et l'adulte peut endosser le rôle de contre-maître pour plus d'efficacité. Mes enfants adorent cela et réclament souvent : "Toi, tu me dis quoi ranger, et moi je le range, d'accord ?". C'est vrai : ranger ça s'apprend, et devant l'ampleur de la tâche, l'enfant ne sait pas toujours comment faire. Alors, l'adulte cadre : "On va commencer par ce qui prend le plus de place : les livres. Antonin, tu fais une pile et tu les passes à Louiselle, qui les rangera dans la bibliothèque. Ensuite : toi, les petites voitures, et toi, les kaplas. Ah, on y voit un peu plus clair, déjà !", etc.

Et chez vous, quelles sont les tâches que votre enfant prend en charge ? Cela se passe-t-il sans grincement de dents ?

lundi 10 juillet 2017

Plonger ses mains dans MILLE perles dorées ...


Nous avons longtemps, les enfants et moi, cherché une alternative à la chaîne de mille.

Par exemple, il y eut ce jour où nous essayâmes d'aligner mille cailloux dans le jardin. Je vous conseille vraiment d'essayer, si le projet remporte l'adhésion de vos enfants ! Il fallut ruser pour trouver la place de tracer notre ligne - pourtant, ils n'étaient pas bien gros, nos cailloux, mais voilà, mille c'est beaucoup. Mais vraiment, vraiment beaucoup. Il faut le faire pour le croire. Notre ligne s'alambiquait, rebiquait, revenait sur ses pas faute de place (nous l'avions commencé sur le faîte d'un muret et ne voulions pas la perdre dans les hautes herbes) et s'arrêta définitivement à 731 éléments. Le papa des enfants, des semaines plus tard, la démonta, las de buter dans les pierres dès qu'il enjambait une allée... 😄

Alors j'ai songé aux cubes à compter. C'est un matériel que nous tenons en haute estime - attention, pour avoir testé plusieurs marques, ceux de Wesco sont cent fois supérieurs, en qualité, aux Learning Ressources ! La manière dont ces éléments se clipsent, avec un doux bruit de ventouse très sensoriel... Oh, my. Et puis ces couleurs. L'engouement qu'elles suscitent, et les possibles mathématiques qu'elles ouvrent, ces couleurs ... Elles sont parfaites pour "compter en sautant" (à condition d'en avoir une belle collection), mais la chaine de mille, pfui. Croyez-moi, j'ai calculé : on oublie.

On oublie aussi les perles à repasser. L'idée, génialissime, vient de Je suis comme je suis. Séduite,  j'ai commencé à loucher du côté de ces petits cylindres de couleur - bon, pour mille grosses perles jaunes, comptez  entre 30 et 40 euros.

C'est à ce stade de ma réflexion que je me suis aperçue que les mille perles dorées ne coûtait que 13 euros chez 1 2 3 Montessori. 😂

Oui, pasque moi, il me faut du temps : j'ai besoin de réinventer la poudre. 😀

Bon, alors, avec les mille perles, c'est vrai : on n'est pas au bout. Il faut acheter le fil de fer qui va bien (pour moi, j'en ai plein mon garage, donc c'est OK) et une pince à boucles. Merveilleuse pince à boucles ! Outil de joaillier, c'est un véritable bijoux en lui-même ! Lorsque je le lui ai fait découvrir, mon homme a passé sa soirée à imprimer artistiquement des boucles dans notre fil de fer, des boucles-ressorts, des boucles à Boucle d'Or, des boucles parallèles, symétriques et perpendiculaires - rien qui ne fasse avancer mon affaire, soit, à moi qui enfilais patiemment mes perles pendant ce temps, mais que c'était joli !

Bon, vous l'avez compris, je suis lancée.

Notez que je ne regrette pas du tout nos tâtonnements passés. Vrai,  essayer de construire un ensemble de mille objets (cailloux, duplos, cubes etc.), et constater que cela est difficile, ce fut vraiment passionnant. C'est une excellente expérience préalable à l'introduction du matériel montessorien qui, bien que superbement pensé, est malheureusement pré-pensé, et non construit par l'enfant.

Encore que... dans notre cas précis...

Je suis lancée, disais-je. Et je trouve que monter des perles, c'est économique, donc ; agréable (ça me détend, oui), et plutôt rapide - je n'ai que peu de temps à y consacrer, et mon travail avance à toute allure. Enfin : c'est facile. Vraiment. Le tuto est sur le blog d'1 2 3 Montessori, et il est à la portée de n'importe qui. Même mes enfants ont compris le principe et façonnent une petite barrette, de temps à autre.

Car voilà où je voulais en venir ce soir : mes enfants. (Pour changer)

Lorsque mon petit matériel fut réuni, j'ai vidé les mille perles dans un bol en verre transparent. Je le leur ai présenté et j'ai dit : 

"Regardez : voici mille perles".

Premier réflexe de Damoiselle et Damoiseau : plonger voluptueusement leurs mains dans les perles dorées (les "oranges" pour nous, dont nous aimons l'aspect translucides et contrasté - ah, qu'elles sont belles sur table lumineuse !). Caresser, palper, rouler entre leurs doigts. Faire tinter, étinceler sous le soleil.

Et puis, très vite : 

"Oh !!! Mais c'est beaucoup, MILLE !"

Effectivement. À les voir comme ça, à tenter de les saisir à pleines poignées, on constate : c'est vraiment, vraiment beaucoup !

"Savez-vous ce que je vais en faire ?", demandé-je alors.

- Oui, répondent les enfants qui ont reconnu le matériel, tu vas fabriquer des dizaines.

- Oh, dit Antonin, attends : tu vas fabriquer CENT dizaines ? Mais c'est énorme, ça !"

- Dix, c'est pair, murmure Louiselle qui est en plein dedans depuis plusieurs semaines. Donc si tu fabriques 100 dizaines et qu'il y en a pile le nombre..."

Elle relève un front éclairé :

"Alors, mille, c'est pair aussi !"

C'est à cet instant que je réalise que nous n'avons pas encore commencé à exploiter le matériel ...

Depuis deux jours, nous fabriquons. Les enfants sont dans la même pièce que moi, ils observent, vaquent à leurs occupations, ou m'assistent. Ils mesurent (dans tous les sens du terme) l'avancée du projet : ils comptent régulièrement les perles montées, de dix en dix, calculent les unités qui nous séparent du millier. Ils alignent les barrettes réalisées, les pèsent (avec une balance), les mesurent (avec un double décimètre), les admirent (je suis également très fière de mes réalisations, qui étincellent de reflets roux sous la morsure de la canicule...).

Dire que nous n'avons pas commencé à exploiter ce matériel... 😁

mercredi 5 juillet 2017

Les cadeaux d'Antonin, 6 ans


Chose promise : voici aujourd'hui la liste des cadeaux d'anniversaire d'Antonin - et celle de Louiselle viendra dans un second temps.

La chasse aux trésors

Une chasse aux trésors est-elle un cadeau en soi, ou est-elle simplement à ranger à côté des autres petits rituels qui font de ce jour un jour à part ?


Pour mes enfants, c'est un cadeau à part entière ... D'autant que selon notre tradition, le fameux trésor découvert à la fin n'est rien de moins qu'une petite réserve de bonbons... Les seuls auxquels les enfants aient droit dans l'année, et ils les attendent depuis 12 mois ! 😄


Les chasses aux trésors évoluent en fonction de l'âge et des compétences des enfants :

- Avant qu'ils ne soient lecteurs, ils découvraient des indices sous forme d'images.
- Puis ce fut sous forme d'écrit. D'abord un simple mot : "Volet" pour un indice caché derrière un volet ouvert par exemple...
- ... puis des phrases simples et un poil plus énigmatiques : "Je prends mon bain." pour un indice caché dans la baignoire ...
- et enfin des phrases plus complexes (et de plus en plus mystérieuses)  : "Au secours ! Trouve-moi vite avant que Papa ne lave du linge, sinon je vais finir trempé !", pour un indice caché dans la machine à laver par exemple. 😉


Mais la dernière mode, ce sont les messages codés, composés d'une séries de signes obscurs, qu'il faut retranscrire à partir d'un alphabet donné au début du jeu. Pour l'anniversaire d'Antonin, chaque indice indiquait le nom d'une plante du jardin ("potiron", "vigne", "menthe"...) aux alentours de laquelle se trouvait l'indice suivant. Une bonne occasion de "réviser" sa botanique... Sauf que, comme d'habitude, je n'avais pas assez corsé les choses et que c'était trop facile ! 😅



J'ai découvert ce coffret grâce au compte Instagram de Gabrielle Solis, et c'est un grand coup de cœur familial. Les instructions sont très claires, et accessibles dès 5 ans, mais l’emboîtement des pièces peut nécessiter l'aide d'un adulte. En tous cas, ce petit tour du monde, via la construction des 6 maquettes, renforce concrètement la connaissance de quelques grands monuments. C'est parfait dans une approche montessorienne de la géographie : si vous cherchez de jolis objets réalistes et solides pour remplir vos boites des continents, foncez ! Et au passage, l'enfant travaille sa dextérité et sa représentation dans l'espace (passage du plan à l'objet en 3d). Ici, c'est dit : lorsque je suggérais de coller les pièces entre elles, Antonin et Louiselle s'y sont opposés : ils veulent faire et refaire ces jolies maquettes... et en décorer leurs chambres ! 😊


Reflexion ...

Ex-fan de Tétris, foncez ! Ce petit jeu est fondé sur un principe simple : diverses formes colorées doivent s'encastrer pour remplir un petit plateau alvéolé - quelques formes sont placées au départ par un petit défi, et plus le niveau augmente, moins il y a de pièces données au départ. C'est un régal, et tous les membres de la famille se l'arrachent !

... Satisfaction !



Ah, ben oui, ici on est fan des Smart Games et cela se sait... Alors, il y a parfois des redondances lorsqu'on ne se consulte pas, mais ouf ! Pas de doublon cette fois-ci. Gruyère Party est presque aussi addictif que IQ - et on adore le format "livre" et les pièces aimantées qui permettent de jouer en voyage ...



Les enfants avaient été initiés au tissage au printemps dernier (tout avait commencé par un certain épisode de la mythologie...) et j'avais patiemment attendu une occasion pour offrir le premier métier à tisser "en dur". Celui-ci semble remplir son office et nous avons des projets plein la tête ! Mais dans un premier temps, le premier plaisir fut : installer le cordage ! 😁


(Notez que les échantillons de laine fournis sont symboliques, aussi bien du point de vue de la quantité que de la qualité. Mais pour nous, ce n'est pas grave : je croule sous les pelotes !)


By Louiselle, 5 ans

Voilà le genre de produit dont je me passerais volontiers : allons, il ne s'agit jamais que de coloriages à l'aquarelle - bon, ici, nous pratiquons beaucoup l'aquarelle et quotidiennement le coloriage, alors où est l'intérêt ?

Mais mes enfants ne l'entendent pas de cette oreille, et ce type de produit exerçait une fascination profonde sur Antonin depuis déjà plusieurs mois. J'ai donc acheté et mis de côté pour une occasion spéciale. Quelle fête à la réception de ce cadeau !

Alors, de mon point de vue de Maman, je dois admettre le concept est vraiment malin et attractif - le papier à aquarelle est gommé autour du motif de manière à ce que la couleur n'adhère pas au delà du contour. En clair : il est impossible de "dépasser". J'aurais bien aimé me réserver un tableau pour moi, d'ailleurs, mais la boite n'en contient que quatre, que les enfants se sont scrupuleusement partagés.

Je dirais tout de même que cela reste cher, au vu du profit (quatre feuillets pour deux enfants, c'est vite avalé !), mais le résultat est sympa et les enfants en redemandent. Je pense qu'ils en retrouveront sous le sapin cet hiver... 😜



Alors, si j'avais écrit les choses dans l'ordre, vous sauriez que Louiselle a reçu, pour son propre anniversaire, une figurine licorne-qui-vole. Vous sauriez que l'engouement que l'objet a suscité a été tel (il faut dire que c'est une merveille) qu'Antonin en fut jaloux, et que cette figurine a été la source de bien des conflits. J'avais dans la tête d'offrir le "bébé" correspondant à la Damoiselle à une prochaine occasion - après tout, cette histoire de licorne ailée est clairement sorti de son imaginaire à elle à la base. Et puis je me suis dit qu'offrir cette figurine à son frère allait leur permettre de jouer ensemble avec "chacun le sien" - mais à présent, c'est Louiselle qui verdit d'envie... 😁

Notez que ce petit bout de cheval est sans doute le cadeau qui fit, à l'ouverture des paquets, le plus de plaisir à Antonin. Et que les très belles fées vendues avec ces chevaux merveilleux n'ont droit ici qu'à quelques égards polis - elles sont clairement relayées au rang d’accessoires... 😄



Pour le Noël de mes élèves de maternelle, j'avais acheté le château Papo. J'étais bien contente de le manipuler en vrai, et franchement, je l'ai trouvé magnifique... mais très fragile. Du coup, je me suis tournée vers une autre marque au moment d'en acheter un pour Antonin, et après une semaine d'utilisation intensive, j'en suis très contente ! Il est robuste et esthétique, et le fait qu'il s'articule autour de charnières permet de le ranger assez facilement (il faut prévoir un grand espace tout de même !) et de jouer bien à l'aise en le dépliant. Certaines portes et passages sont peut-être un peu étroits pour nos figurines, mais puisque pour le moment c'est surtout le domaine des licornes-qui-volent (qui bondissent élégamment d'une tour à l'autre, tout en se gaussant de Jules César enfermé au cachot...), tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. 😉


Je publierai prochainement les cadeaux que Louiselle reçut pour ses cinq ans en mai dernier - mais vous avez déjà compris que les cadeaux de chacun des enfants servent toujours très largement aux deux... 😄

Je ne pense pas repasser par ici avant d'avoir refermé définitivement la porte de ma classe, alors : bonne fin d'année scolaire à tous ! ... 😊

mardi 4 juillet 2017

Des anniversaires


À chaque fois que nous célébrons un anniversaire, je reçois beaucoup de questions sur les cadeaux qu'ont reçus les enfants. J'hésite néanmoins à publier la liste des dits-cadeaux, parce que je trouve que cela ne donne pas une juste image de nos journées d'anniversaire... Alors, disons que je commence à m'y résoudre, mais que je voudrais aujourd'hui faire une petite mise au point d'abord... 😊

Nos célébrations sont très simples - presque mesquines au vu de ce qui se pratique ailleurs si j'en crois mes recherches sur la Toile... Ici, pas de préparation deux mois à l'avance, pas de thématique spécifique (mes enfants ne m'en ont jamais réclamée), pas de décoration ruineuse, pas de liste d'invités longue comme le bras, pas de gâteaux dignes de grands chefs. Vrai, j'ai parfois l'impression que l'on prépare de nos jours un anniversaire d'enfant comme on le ferait d'un mariage - encore que, si vous aviez vu mon mariage, ah, ah ! 😄 Mais bref.

Pourtant, pour nous, un anniversaire est un moment important. Vraiment. Et c'est une des raisons pour lesquelles nous ne voulons pas le noyer sous les extravagances. Nous célébrons toujours un anniversaire en famille - ce qui signifie que les oncles et tantes adorés sont les bienvenus, mais que les amis attendrons un prochain créneau. Après tout, ce ne sera qu'une occasion supplémentaire de faire la fête (vous savez que j'adore ça), et cela nous permet de préserver notre intimité et de vivre les choses à notre rythme sans avoir 26 000 obligations matérielles et sociales à gérer le jour J.


Ce qui caractérise une journée d'anniversaire, c'est... l'anniversaire lui-même. Je ne sais pas comment dire, mais l'évènement est au centre de la journée, et cela suffit à créer une ambiance vraiment spéciale. L'enfant se lève : "Bonjour, et bon anniversaire ! Ah, il y a X ans, tu étais déjà né(e) à cette heure-ci ! Nous étions bien content que l'accouchement soit fini, et nous étions complètement émerveillés par notre bébé !". Et on se remémore, on raconte. Tout au long du jour. Ce qui est centre, ce n'est pas seulement l'enfant, c'est son histoire. C'est d'ailleurs le sens de la cérémonie montessorienne, que mes enfants réclament toujours avec beaucoup d'impatience. Et le croirez-vous ? Cette année, Louiselle a demandé à être seule avec moi pour ce moment... Même son père et son frère chéris n'ont pas été conviés. Pour moi, c'était très positif car cela signifiait qu'il y avait un besoin d'intimité évident autour ce rituel ... ô combien personnel ! 💓


Je pense que l'essentiel est de trouver des petits gestes simples qui nous correspondent vraiment, en tant que famille. Chez certains, ce sera peut-être les couronnes d'anniversaire façon Waldorf (oh, que j'aime ces couronnes que je n'ai jamais pris le temps de confectionner !), pour d'autres un extrait musical ou un poème spécifique, une bannière home-made, une table d'anniversaire façon "table des saisons", une certaine recette ou une décoration spéciale - pourquoi pas un objet ancien, hérité d'un aïeul, qui trône sur la table le jour J ... L'enfant peut mettre ce jour-là un vêtement spécial, dormir avec un objet spécial, ou que sais-je... De même pour l'environnement : quelques ballons colorés ou une myriade de jolies formes en papier découpées à l'emporte-pièce et jetée en chemin sur le sol de la maison (pour guider l'enfant jusqu'à ses cadeaux, par exemple) procurent à mon avis plus de plaisir sensoriel qu'un environnement saturé, qui donne l'impression qu'on a pillé un rayon de magasin... Plus c'est simple et personnel, mieux cela vaut, et tant pis (tant mieux) si ce n'est pas instagramable ... 😉

Bref, plus que la quantité, c'est la qualité du rituel qui importe et qui forgera les souvenirs d'enfance... Et c'est ainsi que parmi les idées que je collectionnais il y a deux ans, un tri s'est opéré. Lorsqu'un rituel ne trouve pas sa place dans votre maison, il vous le fait savoir : si vous l'oubliez, ou le remisez pour des raisons de priorité, c'est qu'il n'est pas pour vous. Cela n'est pas grave, bien au contraire, car une fois de plus : point trop n'en faut. Et il en reste toujours assez.

Ceci étant posé, mes prochains articles seront dédiés aux cadeaux qu'ont reçu mes enfants à leurs derniers anniversaires... Hum. Point trop n'en faut, hein ? Je dois admettre qu'ils ont été gâtés. Mais pour ma décharge, toute la famille s'y met, et toujours dans un grand respect de nos choix pédagogiques et des goûts de nos enfants. Ce n'est que du bon, vous verrez ! Et si vous y piochez quelques idées, je n'aurais pas partagé en vain ...😊

À bientôt, donc !