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jeudi 11 octobre 2018

100 petits gestes pour dire «Je t'aime» (+ Printable)


Je reviens avec notre "Défi gentillesse" ... Encore. 😁

Aussitôt le premier terminé, les enfants ont voulu en commencer un deuxième ...

Je ne pense pas cependant que nous ayons en permanence un défi de ce type en route. D'ailleurs celui en cours "s'accomplit" moins vite que le premier. Une fois l'engouement retombé, il se peut fort que nous nous contentions d'en mener un par an ... Je le verrai bien comme une balise, au cœur des jours gris d'hiver par exemple, qui nous rappellerait d'être heureux, et nous aiderait à renforcer les relations entre nous. Car, c'est bien connu : plus on est gentil ... plus on est gentil ! 😄

Oui, parce que malgré le débat terminologique sur le sujet, mes enfants continuent d'appeler ce projet "Le défi gentillesse" ! Et moi aussi, du coup ... Je crois que le mot nous plait comme il est, en réalité.

Ce deuxième défi est l'occasion pour nous de tester un nouveau support (dont l'idée n'est pas de moi) plus simple, plus esthétique, moins encombrant et plus anonyme. 

Plus anonyme, oui, parce que notre ancien système de post-it, en plus d'être moche et dévoreur d'espace, induisait des situations comme :

"Je vais compter combien J'AI gagné de post-it et combien TU en as gagné, TOI".

(Sous-entendu : "Que le meilleur gagne, surtout si c'est moi !" ... et la gentillesse, bazar de sort ????? 😂😂😂)

A présent : chaque acte d'attention pour l'autre est comptabilisé par un cœur colorié. Je vous dirais bien volontiers que ce n'est pas nécessairement celui qui réalise l'acte empathique qui colorie le cœur, mais NO WAY. Mes enfants seraient près à arracher les yeux de leur prochain (mais gentiment, bien sûr, hein ...) pour colorier LEUR cœur !! 😄

Au moins, à présent, nous ne gardons plus trace de qui fait quoi, et cela appuie l'idée générale que ce défi est 1. Collaboratif ; 2. Destiné à générer de l'amour ( = plein plein plein de jolis petits cœurs colorés 💙💚💛💜).

D'ailleurs, vous avez vu , j'ai reformulé mon titre : je n'ai pas écrit "Défi Gentillesse", mais j'ai essayé de trouver une formulation qui illustre simplement l'élan vers l'autre.


J'espère qu'il vous sera utile !

Les autres articles sur le sujet sont ICI :
- Défi gentillesse.
- Courrier des lecteurs : Le Bingo de la gentillesse.

Très bonne fin de semaine à tous ! 

jeudi 13 septembre 2018

Courrier des lecteurs : Le bingo de la gentillesse


Vous souvenez-vous de notre "défi gentillesse" ? Nous l'avons terminé hier soir !! Sur le mur de notre cuisine, 100 post-its jaune fluo exhibent, en un carré parfait, leurs dix-fois-dix messages. 100 actes de gentillesse !! 100 petites actions très simples ("Antonin adore cuisiner pour les autres", "Papa a accepté que les enfants regardent un dessin animé", "Louiselle a soigné un petit bobo d'Antonin" ...) dont chacune nous a mis du baume au cœur ... Je suis très heureuse de tout ce que ce formidable projet a fait pour nous, et je peux d'ores et déjà vous dire : on recommencera !! 

(Par contre, j'admets très volontiers que ces cent post-it sont d'une laideur affligeante, qu'ils sont envahissants et peu pratiques, oui !!  Je réfléchis déjà à des supports plus adaptés pour le prochain défi ... 😊)

Si ce projet me parle tant, c'est qu'il est riche de possibles : en classe ou à la maison, simplissime ou très élaboré, voilà un défi adaptable à n'importe quelle situation, et à n'importe quel public.

Pour aujourd'hui, et avec la permission de son auteure, je voudrais partager un Bingo de la gentillesse. Céline est enseignante au collège et voici ce qu'elle m'écrit :

"Je compte utiliser ce bingo en heure de Vie de classe avec mes 6ème, pour travailler sur les émotions et la relation à autrui. Il est certainement possible de l'améliorer, et je suis intéressée par les retours des lecteurs !

Je pense en fabriquer un en anglais aussi, à utiliser en cours directement, avec des 4ème et/ou 3ème. J'attends de rencontrer mes futurs élèves pour cerner un peu le profil de chaque classe et adapter les "propositions" que je mettrai dans les cases. 😊"


Alors : j'aime vraiment beaucoup ce bingo, c'est limpide et efficace, aisé à mettre en place dans un cadre scolaire, et je suis sûre que cette pratique de classe sera vraiment enrichissante pour les élèves ! Le genre de séance qui laissera des traces dans leurs mémoires et leurs vies d'adultes, si vous voulez mon avis ... 😊

Si vous l'utilisez en classe ou à la maison, avec des grands ou des petits, Céline et moi sommes friandes de vos retours ! Pour moi, j'en aurai très certainement car je compte bien tester ce petit défi avec des CM en Éducation Morale et Civique.

Vous pouvez télécharger le bingo de la gentillesse ICI en Pdf et LÀ en version modifiable.

Si vous le faites, laissez un petit mot pour Céline qui l'a créé et le partage aujourd'hui, ce sera ... gentil ! 😊


Avant de vous quitter, j'aimerai partager une autre contribution, que j'ai reçue de Marie. Il s'agit cette fois d'une petite réflexion terminologique, vous avez voir ...😊

(Je précise que la remarque de Marie ne s'applique pas au travail de Céline ci-dessus - dont elle n'avait pas connaissance et qui, d'ailleurs, est si bien fait qu'il ne tombe dans aucun des travers pointés 😊- mais au "Loto de la semaine de la Gentillesse", que je partageais récemment sur Facebook)

Marie m'écrit :

"Je suis tout comme vous sensible à cette idée, mais me sens terriblement gênée par le terme de "Gentillesse" et lui en préférerais d'autres, dénués de jugement de valeur... Semaine de l'entraide, du partage, de l'écoute d'autrui... ?

Je reformulerais aussi certaines propositions... Je pense que ranger les affaires d'un camarade ou l'aider dans son travail nécessitent au préalable son accord. Je crois aussi qu'il faut s'entendre sur la notion de compliment : vient-il du cœur ou est-il donné pour être aimé, pour obtenir quelque chose en échange... ?

J'imagine qu'avant d'utiliser un Loto de ce type, il faut déjà avoir nourri une petite réflexion... (Et je ne doute pas une seconde de vos compétences dans ce domaine 😊) Personnellement, je ne sais pas ce qu'est un enfant gentil (versus méchant). À la maison, j'en ai un qui veut tant aider tout le temps à tout et qui aime tellement les câlins (au point d'en forcer certains) qu'il peut faire naître chez l'autre un sentiment d'intrusion... 😑"

Qu'en pensez-vous ? Je trouve intéressant d'ouvrir le débat sur ce chouette sujet qui est en général assez peu traité et qui me parle fort ...

Il est vrai que le terme "Gentil" implique en quelque sorte son contraire, "Méchant", qui est, à juste titre, banni du langage pédagogique ... Dommage, je trouve que c'est un joli mot, "La Gentillesse", et j'aurais aimé la sortir de cette espèce de vision bêbête qu'on a d'elle trop souvent aujourd'hui ... Mais s'il fallait lui trouver un "synonyme", j'aime bien "Empathie", et vous ? 😉
 
En attendant vos retours sur ce beau sujet, je vous souhaite une excellente soirée - bientôt la fin de semaine, youhou ! 😊

jeudi 6 septembre 2018

Un amour spécial

 
"Dis, Maman, qui tu aimes le plus ? Papa ou moi ?"

Il y a un an, ou un an et demi, j'avais souvent droit à cette question de la part de mes enfants. Ce n'est pas une question facile (!!), mais je n'ai jamais hésité quant à la réponse à apporter. Elle a toujours été en moi, cette réponse, claire comme de l'eau de roche, depuis ma propre enfance, je crois.

"J'aime chacun d'entre vous d'un amour très spécial, comme j'aime aussi mes frères et ma mère d'un amour très spécial. Quand on aime des gens de cet amour-là, je ne crois pas qu'on puisse dire qu'on aime plus ou moins. 

Mais ce que je peux te dire, c'est : mon amour pour ton Papa est spécial d'entre les spéciaux. Je n'ai peut-être pas choisi ma mère, mes frères ou vous, mes enfants, mais ton Papa, je l'ai choisi. C'est de notre amour que vous êtes nés. Sans lui, je ne connaitrais pas l'amour immense que je vous porte. 

Quand vous serez grands, vous déménagerez pour aller vivre dans votre propre maison. Mais Papa et moi, nous aimerions vivre ensemble toute notre vie. Il était là, avec moi dans ma vie, avant vous. Et j'espère qu'il sera toujours à mes côtés quand vous serez adultes, c'est mon vœu le plus cher !

Quand je pense à mon amour pour toi, mon enfant, je pense aussi à ton Papa. Tu es comme un fruit, le fruit de ma rencontre avec mon Homme. Ton père compte tellement pour moi, parce ce que tu l'as choisi comme père, pour naitre en moi. Et je suis si heureuse que tu sois né(e) !"


Certainement, un jour, j'expliquerai à mes enfants que l'amour maternel est un amour à quatre temps. Que c'est à lien à établir, puis à maintenir, puis à relâcher et à transmettre. Bien sûr, à leur naissance, j'ai eu cette impression de fusion quasi-amoureuse avec mes nouveaux-nés. C'est un leurre nécessaire je crois, pour que le tout-petit reconstruise son sentiment de sécurité - et moi le mien, certainement - après la "séparation" de l'accouchement. Et puis, doucement, l'enfant grandit ; je comprends que cette illusion en est une. Et que c'est une bonne nouvelle. 😊

Parler à/de mon enfant comme s'il était mon amoureux est un contre-sens pédagogique. Mon objectif en tant qu'éducatrice est de l'aider à se développer, et à devenir à son tour un homme ou une femme. Pour cela, je dois vivre ma vie d'adulte, ma vie de femme ... en essayant de lui montrer, par l'exemple, à quel point cela peut être chouette !! 😄


"Dis, Maman, qui tu aimes le plus ? Papa ou moi ?"

Il y a un an, ou un an et demi, j'avais souvent droit à cette question. Mes enfants ne me la posent plus du tout aujourd'hui ... Est-ce parce que la réponse que je leur ai faite alors les a satisfait ? Je me plais à le croire ... 😉

mardi 22 mai 2018

Ventes aux enchères au profit de Coralie



Je voudrais partager cet incroyable projet dans lequel Family and co s'investit depuis plusieurs mois.

Dans la ville de Tipton, en Angleterre, un groupe de retraitées organise des concours de crochet et confectionne tout un tas de petits jouets (animaux, poupées, couvertures ...) qui sont vendus sur Facebook. L'intégralité de la recette des ventes est reversée aux parents de Coralie afin de les aider à faire face aux frais de la maladie de leur fille.


Comment ça marche ?

Si vous souhaitez acheter un lot, c'est tout simple : proposez un prix sous l'article en question. La  personne ayant donné le dernier prix l'emportera (fin de l'enchère le 27 mai à 10h !).

Il est également possible de participer à cette enchère en proposant quelque chose à vendre (livres, fabrications artisanales ...). Contactez dans ce cas Family and Co en MP, et votre annonce sera ajoutée à la vente aux enchères.

Merci de partager un maximum, la vente s'achève en fin de semaine ! 😊

mardi 17 avril 2018

Voyager avec des enfants : Gênes et la Toscane

Louiselle au Paradiso

J'avoue : je n'ai pas trop aimé voyager avec mes enfants lorsqu'ils étaient bébés. J'ai toujours eu l'impression que leurs besoins étaient niés dans les aléas du voyage - c'était généralement compliqué de leur permettre de dormir, de manger, de bouger ou de crier lorsqu'ils en avaient besoin. Et lorsqu'on s'appliquait pour tout organiser au mieux autour d'eux, les enfants, c'étaient nos propres désirs d'adultes qui n'étaient pas écoutés. Arf, se coucher à 20h, en même temps que les bébés, parce qu'on a bien sûr personne pour les garder en plein road trip, qu'on partage tous la même chambre d’hôtel et que notre lampe de chevet les gêne pour dormir ... 😶

Nous n'avons pas trop aimé voyager avec des bébés ... mais nous adorons le faire depuis quelques mois - à présent que nous enfants ne sont plus des bambins. Et une chose est sûre : c'est que nos galères de lorsqu'ils-étaient-tout-petits nous ont beaucoup appris.

Nous revenons tout juste d'un merveilleux voyage en Italie. À peine planifié, décidé 48 heures avant le départ, il s'est déroulé sans aucune anicroche. Toute la famille en a pleinement profité et cela m'a donné envie de partager avec vous nos petits tuyaux spécial "slow travelling" en famille. Est-ce que ça vous tente ? 😊

Jour 1 : Gênes


Le premier choix à faire est celui du moyen de transport. Nos enfants ayant 5 et 7 ans, ils commencent à bien vivre les longs trajets (pas plus de 8 heures, néanmoins, au delà cela tourne au supplice) qu'ils apprécient et durant lesquels ils savent s'occuper (livres, jouets, albums de décalcomanie ou d'autocollants, Smartgames etc.). Nous avons la chance d'habiter à 5 heures de route de Gênes (c'est autant que pour rendre visite à leur grand-mère la plus proche), donc il n'était pas question de prendre l'avion (pas écolo) ou le train (trop cher pour quatre). De plus, cela nous permettrait de disposer d'une voiture sur place sans avoir à louer, c'était donc la solution la plus avantageuse pour nous.


Ensuite se pose la question de la location. Nous passons généralement par le site Booking.com qui nous propose toujours des offres de dernière minute intéressante - les locations n'ayant pas trouvé acquéreur sont bradées. Nous réservons toujours un appartement. Avec deux chambres séparées, de façon à ce que les enfants puissent se coucher à leur heure (tôt) sans que les parents n'aient à sacrifier leur soirée. Et une cuisine, de manière à pouvoir limiter des pique-niques (pas équilibrés) et les restaurants (onéreux) et se poser autour de vrais dîners familiaux, au moins le soir.

Nous essayons toujours de bénéficier d'offres pour nos locations - qui coûtent ainsi à peine plus cher qu'une chambre d'hôtel classique pour quatre. L'économie réalisée par la possibilité de réaliser des repas dans notre cuisine comble l'écart de prix, me semble-t-il.

A Gênes, nous avons loué le Paradiso, situé au plein centre ville. C'est un vaste appartement de 90 m², situé dans un immeuble privatif extrêmement silencieux. Tout y était absolument parfait - bon, la baignoire à remous était un peu défraichie (mais nous avons adoré ses remous quand même !) et les produits de soins mis à disposition passablement chimiques (heureusement, on avait les nôtres). Je chipote, car c'était un appartement de grand standing 😁, une super adresse, vraiment. 

J'imagine que vos enfants sont ainsi aussi : à chaque fois que nous louons un lieu (gîte, chambre, appartement), Antonin et Louiselle sont fous de joie. Ils n'aiment rien tant que prendre possession des lieux, explorer, installer leurs effets personnels, et parfois il faut insister pour les persuader de ressortir ! 😁 Bon, en l'occurrence, après avoir fait le tour du propriétaire, nous sommes partis à la conquête de la ville.

Voyager, pour les enfants, c'est comme réaliser une chasse au trésor géante. Il est important de se fixer des grands défis qui structurent le voyage. Ici, nous en avions quatre et, pour le premier d'entre eux :

Objectif numéro 1 : Dénicher la maison de Christophe Colomb.


Bien sûr, pour trouver la maison, il faut parcourir la ville et faire tout un tas de découvertes adjacentes : l'arc de la Victoire et ses parterres, les salons de thé génois et leurs pâtisseries improbables ...

Nous veillons à ce que chaque jour comporte un défi d'un intérêt réel pour les enfants. En l'occurrence, Christophe Colomb est un personnage historique qu'ils connaissent et le fait de fixer son souvenir à cette ville ouverte sur la mer leur permet de tisser des liens entre leurs savoirs.


Et bien sûr, nous l'avons trouvée : la maison "de Christophe Colomb" nichée au bord de la vieille ville passablement abîmée par les guerres, et dont pas une seule pierre n'est d'origine. Colomb l'a-t-il seulement véritablement habitée ? Rien n'est moins sûr, mais la balade est belle. 😊

La maison, dite "de Christophe Colomb"

Ce sera tout pour ce premier jour : nous sommes déjà bien fatigués, et avons pour règle de ne pas "blinder" nos journées, afin de permettre à chacun de vivre les choses à son rythme. Les enfants ont eu loisir de courir après les pigeons et de marcher sur les mosaïques des trottoirs ("Papa, regarde : je ne marche que sur le jaune !"). C'est important aussi.


Retour à l'appartement, on dîne, et on couche les enfants. 😊

Jour 2 : Le port de Gênes et Lucques

Galeone Neptune

Le lendemain, on replie les bagages et les déposons tous à la voiture. C'est une chance : si l’hôtel doit être libéré pour 10 heures, nous pouvons laisser la voiture dans son emplacement jusqu'en début d'après-midi. Nous décidons de nous rendre sur le port en métro pour économiser les forces et l’enthousiasme des enfants.


Flânerie sur le port génois où il y a tant et tant à voir, puis direction la Cité des enfants.

"C'est par là !", dit le Bonhomme Bizarre.

La Cité des enfants, c'était notre objectif numéro 2. Et sans surprise, nous avons passé une matinée géniale. Car il y a tout ce qu'on aime, à la Cité des enfants : des expériences sur les énergies - motrice, solaire, éolienne, hydraulique ...


... une fourmilière géante, un élevage de phasmes et tout plein de cadavres d'insectes à observer ...


... un studio de télévision ...


... des jeux d'optique ...

Comment ma fille a-t-elle fait pour grimper sur cette chaise géante , vous le découvrirez en visitant la Cité des enfants ! 😄

... et de lumière. Et j'en passe !


Nous déjeunons rapidement dans une brasserie sur le port, retournons en métro à notre voiture, et reprenons la route.

Notre seconde location est à deux heures de route, à la campagne, dans les environs de Lucques : l'appatamento ai due Pioppi. C'est plus modeste qu'à Gênes, dans la mesure où les propriétaires ont simplement aménagé leur sous-sol en appartement. Du coup, on les entend vivre, comme si c'étaient des voisins du dessus. 😊 L'ensemble est néanmoins vaste et confortable, et l'absence de fenêtre côté Est est compensée par de grandes baies vitrées côté Ouest. Et surtout : les enfants bénéficient de l'accès à un grand jardin.

Appartamento ai due Pioppi

On s'installe rapidement, et on file visiter Lucques, véritable joyau de la Toscane. L'ambiance y est très agréable, les plupart des ruelles pavées sont piétonnes et les enfants peuvent se défouler à loisir (ils en ont bien besoin, et sont excités comme des puces !!). Les touristes ne sont pas légion (il faut dire qu'en France, seule la zone A est en vacances) et les habitants de  la ville nous sourient chaleureusement. Places splendides, palais et cours luxuriants, minuscules églises, tours et remparts ... Les adultes se régalent, et les enfants aussi (il faut dire qu'il viennent de déguster leur première glace italienne, ha ha, le choc !)

Lucques
On se ravitaille au supermarché du coin (de vraies courses, de quoi tenir jusqu'à la fin du séjour) et on rentre manger et dormir "chez nous".

Jour 3 : Pise


Nous resterons deux nuits à Lucques, et pendant deux jours, on rayonne. Et devinez quelle ville célèbre se trouve juste à 30 minutes ?


Objectif numéro 3 : voir la Tour penchée. Et si possible, monter dedans.

Pise, ce n'est pas qu'une tour. C'est, au cœur de la vieille ville, une immense place composée d'un ensemble de bâtiments prestigieux. De quoi se régaler rien qu'en levant le nez.
Nous apprenons que l'accès à la tour est interdit aux enfants de moins de 8 ans - pour des raisons de sécurité, m'explique-t-on. Nous sommes passablement déçu, mais sommes vite consolés en découvrant le prix de l'accès à la Tour penchée. 18 euros par personne - et non, ce n'est pas gratuit pour les enfants. Tout le monde paie le prix fort. Ce qui rend l'ascension inaccessible à la bourse d'une famille lambda. Tant pis. De toute façon il parait les scientifiques s'opposent à l'entrée du public dans la tour : ils disent que cela l'abîme. Et puis, à bien y réfléchir, ce doit être vraiment nul là-haut. Nul de nul. 😊 Il y a bien assez à contempler sur le plancher des vaches.

On visite la cathédrale Notre-Dame, c'est gratuit et c'est splendide. La matinée touche déjà à sa fin.


La Tour de Pise est un site doublement paradoxal. D'abord parce qu'en dépit du fait qu'elle soit  mondialement connue (peut-être même plus encore que le Colisée !), ce n'est pas un lieu trop (trop, trop) touristique. Ensuite parce qu'en dépit du fait que chacun ici présent est censé venir la voir, elle, la Tour Penchée, beaucoup sont en fait ici pour se contempler eux-mêmes. La Tour de Pise est, plus que tout autre monument de ma connaissance, le lieu du selfie. La plupart des touristes s'appliquent à prendre la-photo-qui-va-bien, et l'affaire faite, quittent rapidement le site qui est pourtant d'une richesse extraordinaire. Je crois que la majorité des gens oublient de regarder la tour.

Nous avons fait de la résistance : nous nous sommes installés à l'ombre d'une haie, chacun a sorti son carnet, et nous l'avons dessinée, cette merveille de marbre blanc. Pour cela, nous avons été obligés de bien la regarder : nous avons compté huit étages, et détaillé les visages rigolos et les animaux mythologiques sculptés en haut des colonnes ... Ça nous a tellement plu que nous avons décidé que nous dessinerions ainsi chacun des monuments emblématiques que nous visiterions dans le futur ... 😊


Pour manger à Pise, pas de demi-mesure. Soit vous mangez près de la place des Miracles, dans les restos pour touristes, qui ont certes tout pour plaire (sauf l'authenticité, bien sûr) : propres, spacieux, pas trop chers (quoiqu'un peu quand même), et cartes variées. Mais il y a du monde.

Soit vous vous éloignez, et vous choisissez un boui-boui. Le genre Bistro avec table de formica dans lesquels se côtoient touristes en quête de silence et gens du coin. Bien sûr, la carte n'est pas originale : point de poissons fins ni de vins rares. Mais les pizzas sont délicieuses, la bière est fraiche, le chef vient nous demander si tout va bien et prend le temps de s'asseoir à notre table pour faire un puzzle avec les enfants, on papote avec les voisines de table qui sont anglaises, et ça coûte trois fois rien.

Mais Pise, ce n'est pas qu'une ville. C'est une Province. Et à 10 km de la tour penchée,  il y a la mer. Marina di Pisa. C'est une mer assez méchante, attention : gros roulis, et galets qui dévalent en cliquetant. Les plages sont étroites et pentues et les enfants jouent là, dans de grands éclats de rire, sous la surveillance étroite des adultes. Il fait beau, tout brille (les galets blancs étincellent !) et c'est le bonheur sur Terre en vrai de vrai.


En plus, on a repéré un marchand de glaces. Pour après, quand on sera bien trempé.😊


Retour à Lucques dans nos appartements, dîner et coucher.


Jour 4 : Vinci


Le matin du 4e jour, nous rendons l'appartement de Lucques  : la prochaine nuit, nous la passerons dans notre lit, en France ! 😊

Nous partons pour Vinci, en direction de notre objectif 4 : la maison de léonard de Vinci.


Les touristes sont rares, le temps est radieux. La petite ville de Vinci est simplement adorable, noyée de campagne, et propose un musée en trois parties, sur trois sites distincts : c'est idéal pour assouvir le besoin de mouvement des enfants et prendre le temps de flâner derrière les remparts.

Il faut commencer par se rendre au Musée Léonardiano, où l'on achète un pass "famille" (20 euros, de mémoire) qui nous donne accès à trois sites : le petit musée proprement dit au cœur de la ville, le château de Vinci, et, à quelques kilomètres de là, la maison natale de Léonard de Vinci. Chaque visite est courte, ce qui est parfait pour que l'intérêt des enfants ne s'étiole pas. Entre chaque lieu, on marche dans les ruelles médiévales ombragées (et on visite l'église locale en prime, c'est gratuit et toujours très joli ).


La visite du château est la plus longue, et on peut monter tout en haut du donjon pour admirer la Toscane. C'est tellement beau que la déception de n'avoir pas pu contempler Pise d'en haut est aussitôt oubliée.  Les quatre énormes cloches de l'église sonnent justement à toute volée, à quelques mètres sous notre nez, et nous sommes tout émerveillés de les voir se balancer follement dans ce fracas cadencé.

Après la visite du petit musée et du château, il faut reprendre la voiture pour aller jusqu'à la maison natale de Léonardo, située en pleine campagne environnante. Nous longeons des champs d'oliviers, ceints de murets pierreux et tout dressés de fleurs sauvages. Nous garons la voiture "à l'italienne" (comprenez : "à l'arrache" 😁) dans un tournant et nous éloignons de la petite route pour pique-niquer dans une nature d'un autre monde.


Les enfants batifolent, on admire les plantes locales, les insectes. On profite du soleil. Certainement l'un des plus chouettes moments de notre voyage.

Pique-niquer DANS les oliviers (au sens propre)

Le repas achevé, nous reprenons la route et arrivons à notre objectif 3 : la maison natale de Léonard de Vinci. Deux ou trois pièces à parcourir, dont les maigres installations ne laissent pas les enfants indifférents (projection documentaire, carte en relief, détails sur la vie de l'artiste ...). Mais surtout, il y a l'appel du large tout autour, avec ses étendues d'oliviers battus de vents, ses chants d'oiseaux et quelques parties de loups. Il faut bien ça avant de repartir.

A long way from home ...

Le chemin du retour est assez long, car il se fait d'une traite. Nous décollons de Vinci vers 14h pour arriver chez nous à 23 heures. Les enfants ont commencé leur nuit dans la voiture ... Nous les portons jusqu'à leurs lits, et les couchons tout habillés. Ce déménagement les réveille un peu, délicieusement ... Ce sera peut-être l'un de leur meilleur souvenir de vacances ! 😊

Avez-vous des astuces pour  voyager avec des enfants ? Avez-vous, comme nous la semaine dernière, vécu des voyages mémorables, parce tout simplement délicieux et sans chichis ?

dimanche 1 avril 2018

Souvenirs de mars {2018}

"Le bonheur est contagieux. Ce qui enchante un enfant, c'est le bonheur dans lequel il baigne.
Si vous souhaitez son bien-être, trvaillez à VOUS rendre heureux."
(Boris Cyrulnik, neuro-psychiatre français)


Collection de petits trésors du mois passés ...

- Dessiner.

 
"Éléphant à bascule", crayon à papier et crayons de cire, Louiselle, 5 ans et demi.

- Tracer en cursive (Louiselle, 5 ans). 


- Être dotée d'un prénom de 9 lettres (ppff, nul : ça ne tient pas sur l'ardoise...) 😁




- Colorier le système solaire (Antonin, 7 ans).


- "Yoger" au jardin.


- Enrichir nos petites observations botaniques du printemps avec les 50 grandes cartes postales signées Katie Scott.


- Étudier l'anatomie d'une plante à bulbe et étiqueter soigneusement ses différentes parties.

Carte Botanicum de Katie Scott

- Convertir notre réfrigérateur en reflet des intérêts du moment : ranger les planètes dans l'ordre, selon leur distance d'éloignement au Soleil, et faire avancer un aimant, chaque jour, sur la frise des phases lunaires.


- Cododoter au coin du feu.


- Fabriquer ses propres cartes à gratter.

On recouvre une feuille à dessin avec des pastels à l'huile, on peint le tout à l'acrylique noire et on laisse sécher.
Il ne reste plus qu'à gratter à l'aide d'un stylet pour créer des motifs !

- Étudier l'anatomie de la grenouille (Antonin, 7 ans).


- Sauver un mystérieux pigeon et se faire un nouvel ami.

Ce beau pigeon blanc est resté cinq jours sur notre balcon, où nous l'avons nourri et abrité de la pluie.
 Il a fini par s'envoler, mais depuis, il revient régulièrement nous voir ! 💓

Bonjour, Avril ! 😊