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jeudi 30 août 2018

Le bureau d'Antonin, 7 ans


Dans quelques jours (quelques heures ...), Antonin fera son entrée ... en CE2 ! Un tournant s'il en est, croyez-moi ... 

À cette occasion, nous avons profité d'un grand rangement de chambre pour réaménager son bureau d'écolier. Nous lui avons lancé le défi d'en faire un endroit qui lui ressemble, bourré de petites choses qui le rendent heureux et paisible, et lui donne envie ... de travailler dans la joie ! 😊


Je vous laisse découvrir le résultat en photos - c'est assez peu "scolaire", et ça me plait : Le Guide du jeune Robinson dans la Nature, diverses reproductions d'insectes, des cailloux, un boulier ...


... des images d'oiseaux, des stylos pailletés et des crayons bicolores, une lampe magique (moins de deux euros à la Foir'fouille, mais quel succès ! 😁) ...


... une carte du ciel (fournie avec le livre Les étoiles s'allument, de Ford), une collection de fossiles et de pierres magiques ...




... les cartes de nomenclatures des oiseaux familiers et un nid de pinson glané dans le jardin de Papy et Mamie après une tempête, un paquet de mouchoirs, des livres ...


... une mappemonde, une maquette de la Cathédrale St Basile, un dictionnaire (vieille édition, merci Emmaüs), une boite à trésors qui contient ...


... des trésors : carnets, post-its, bloc-notes, marque-pages à colorier, cartes à gratter ... 💙💚💛💜


Dans le tiroir du bureau, se cachent (non photographiés, j'ai oublié !) une trousse garnie - car la trousse "de l'école" reste à l'école - et quelques effets très personnels (le relevé de chutes des dents de lait, par exemple).


Dans quelques jours (quelques heures ...), Louiselle fera son entrée ... en CP ! Un tournant s'il en est, d'ailleurs tous les gens ne lui parlent plus que de ça ... 😐 Son Papa et moi sommes en recherche active pour lui dénicher un bureau-joli-et-pas-trop-cher. Car chez nous, le bureau "de grand" marque l'entrée à la "grande école". Une sorte de rite de passage, si vous voulez ... 😊

Dès que nous aurons acquis et installé le bureau de la Damoiselle (à son goût propre, bien entendu !), je partagerai quelques photos ... Mon intuition me souffle que le résultat sera assez différent ! 😊

Dans quelques jours (quelques heures ...), nous aurons officiellement deux enfants en âge élémentaire. Deux enfants qui rapporteront des devoirs à la maison (et avec moi, ça fait trois). Jusqu'à présent, Antonin faisait ses devoirs avec son Papa, généralement dans le salon, sous l’œil attentif de sa sœur, qui refuse la plupart du temps de quitter son frère d'une semelle, même quand il l'exaspère (la réciproque est vrai : le frère refuse de quitter sa sœur d'une semelle même quand ... etc. etc. 😶). Mais cette fois, il va falloir s'isoler un peu : les "devoirs" sont en général des "leçons" qui supposent d'être oralisées ... Ce sera mieux "chacun chez soi" à moins qu'on aime la cacophonie ... Non ?

Les questions sont : comment mon homme va-t-il s'organiser concrètement pour "jongler" entre les deux bureaux ? Va-t-il falloir que j'assure la moitié de cette mission "devoirs" en prenant en charge un enfant ? Cela m'est très difficile lorsque j'ai moi-même passé la journée avec 30 élèves, mais cette année je serai à mi-temps ... Ce sera peut-être jouable certains soirs ... si je m'organise pour que le dîner soit prêt à temps. 😂


Tout ça pour dire : ces devoirs du soir, on s'en passerait bien, hein ? 😉

Et : je veux bien vos témoignages de "jonglages" organisationnels ... 😀

Plein de bonnes choses chez vous en ces temps troubles de rentrée !!

lundi 27 août 2018

Notre semaine coschooling (34/18)

Gîte de France 💚

Beaucoup de choses à vous dire cette semaine et peu de temps pour le faire ! J'ai volontairement activité le "mode rentrée" un peu tard cette année, et je sens que les jours à venir vont être denses ... 😁

Mais avant de plonger dans notre nouveau rythme, retour sur nos dernières activités ...

1. Arts visuels


Van Gogh


Douze tournesols dans un vase

Notre étude de Van Gogh s'est achevée, très simplement, sur un coloriage aux pastels secs.

Monet



Bye bye, Van Gogh, bonjour Monet !

Lorsqu'on a la possibilité de "marcher dans les pas" de l'artiste qu'on étudie, c'est idéal. 😊 Nous avions l'intention de visiter le jardin de Claude Monet à Giverny, mais le temps (dans les deux sens du terme, le temps qui passe et le temps qu'il fait ...) ne nous l'a pas permis. Ce n'est que partie remise !

(N.B. Les cartes de nomenclature des œuvres de Claude Monet sont téléchargeables ICI).

2. Géographie



J'essaie de ne plus acheter de matériel Montessori pour la maison - en tout cas, pas quand je peux trouver un moyen d'atteindre mon objectif pédagogique autrement.

Mais pour les puzzles des continents (et celui des états des États-Unis), je ne vois pas. Je ne vois pas comment nous en passer, ni par quoi les remplacer ! 😄

Les enfants les ont manipulé l'année dernière dans ma classe, et avaient accroché ô combien ! Alors, voilà, c'est parti. Voici le puzzle de l'Europe, ses petits frère suivront - mais tranquillement, hein, parce qu'un puzzle comme celui-là peut faire une année de profit sans problème.

3. Histoire



Côté Histoire, nous achevons un voyage dans le XVIIe siècle, au cours duquel nous avons rencontré quelques personnages emblématiques : Galilée, Louis XIII et Richelieu, et Louis XIV. Nos ressources sont toujours les mêmes : des livres d'Histoire pour enfants, les albums Quelle Histoire, les cartes Charivari et des figurines

Seulement, voilà : la plupart des figurines Papo ne sont pas rééditées et je n'ai pas réussi à mettre la main sur celle de Richelieu, même en écumant le marché de l'occasion ... 😢 Antonin était assez déçu, et il a donc décidé d'écrire au service consommateur Papo pour demander leur réédition.

Quelques jours plus tard, il reçut la réponse suivante (qui lui fit bien plaisir) :


Bonjour ,
Bonjour Antonin,

Nous tenions tout d'abord à te remercier pour ton message ainsi que l'intérêt que tu portes à nos figurines, nous sommes ravis de voir qu'elles te plaisent.
Chaque année, au moment de l'élaboration de la nouvelle collection, nous prenons en compte l'ensemble des propositions qui nous ont été faites par nos clients et fans. Nous ne manquerons donc pas de considérer la tienne pour nos futures collections !

Bonne journée.
Bien cordialement,
L'équipe Papo. 
**
*

Alors, je me disais : si l'équipe Papo recevait plusieurs demandes de ce type ... Peut-être aurions-nous une chance de revoir Vercingétorix, Henri IV et Richelieu sur les étals de nos magasins de jouets ? Et même, soyons fou, de découvrir de nouvelles créations historiques : Gutenberg, Copernic, Galilée ... ?

S'il vous plait de participer à ma diabolique conspiration ... 😉 à vos claviers !

4. Vie pratique


Du balai !



Ah, la Vie Pratique ! Je ne sais pas pourquoi on fait stopper cette "matière" aux 6 ans de l'enfant. L'enfant travaille à se perfectionner lui-même bien au delà de cet âge fatidique : apprendre à se couper les ongles, à se brosser les dents, à mettre l'antivol de son vélo, à aller chercher le courrier, ou à faire quelques menues courses de proximité tout seul ... Apprendre à balayer, par exemple, demande un contrôle du geste, une maturation du mouvement qui n'est pas évidente et rarement acquise avant 6 ans : la position des mains, le mouvement du balai qui glisse sur le sol perpendiculairement au corps ...

Cette semaine j'ai taillé un nouveau manche à balai de manière à ce qu'il soit à la taille de mes enfants - c'est-à-dire qu'il doit leur arriver quelque part entre l'épaule et le menton. Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir mon balai à moi, celui des enfants aujourd'hui, et celui qu'ils utilisaient encore dernièrement ... Il était temps que je fasse quelque chose, car évidemment, il est très difficile de tenir correctement un balai dont le manche est trop court !

Un bouquet d'été



Faire des bouquets reste, tout au long de l'enfance, une activité complète : esthétique, sensorielle, elle muscle la main et le sens de l'harmonie ... tout en permettant de travailler le nom des végétaux qui nous entoure !

Ci-dessus, un bouquet réalisé à 100% par Antonin ... aux couleurs de cette fin du mois d'août. 💛

5. Créativité


Décalcomanies



Lorsque nous partons en vacances, je glisse dans nos bagages une petite surprise pour les enfants - un "loisir créatif", un jeu ou un recueil d'énigmes. Cette année, j'ai opté pour deux magnifiques albums de décalcomanies signés Usborne : "Jolis jardins" et "Papillons et autres petites bêtes". ils sont sublimes ! J'ai même quémandé quelques pages aux enfants pour avoir le plaisir d'habiller une branche de feuilles, et de parsemer insectes et oiseaux dans les délicats paysages ... 😊

Chaque double page se présente de la même manière : à gauche, un coloriage qui se veut également documentaire (le nom des espèces présentées est précisé) ; à droite, un décor à orner de dizaines et de dizaines de petites décalcomanies. Le tout est d'une finesse incroyable, et d'une poésie !

Les albums sont reliés comme des livres : ils sont destinés à être gardés, et relus comme des imagiers.

Et le mieux, c'est que nous ne les avons pas encore fini, ils feront du profit !

Argile



Les enfants apprennent à réaliser de petites poteries en colombins d'argile ...

Empreintes



... et Louiselle a confectionné une carte de remerciement pour notre voisine en quelques minutes chrono, grâce aux empreintes gouache/rouleaux de papier toilette ! 😄 En plus, le résultat est super joli.

Tissage



Pour moi, je teste divers points fantaisie au tissage dans l'optique de les enseigner aux enfants. J'ai exploré principalement cet article du Blog bleu, en menant des recherches complémentaires lorsque les explications me paraissaient peu claires (tresse, pompon). En tous cas, les peluches ont à présent une belle couverture - et mon homme voudrait que je lui tisse un poncho dans ces couleurs ... 😂

6. Mathématiques



J'ai toujours du mal à trouver des activités mathématiques qui plaisent à mes deux enfants à la fois - je crois que c'est le seul domaine dans lequel j'ai ce ressenti. Le petit jeu de dames a néanmoins réussi à les réunir le temps d'une partie autour de petits calculs mentaux. L'idée est d'automatiser le résultat des tables d'addition/soustraction en jouant aux dames. J'ai fabriqué un petit damier en carton (plus petit qu'un damier classique, ce qui permet des parties plus courtes) et chaque joueur, au moment de déplacer un pion, doit oraliser le résultat de l'opération qui figure sur la case où il atterit. Ici, les opérations à effectuer sont très simples, l'idée était que Louiselle puisse jouer sans difficulté - et ait envie de rejouer. Je corserai peut-être la difficulté dans une prochaine version - les cases sont plastifiées et les opérations, transcrire au crayon Woody, effaçables.

8. Lecture



Louiselle sait lire, mais prétend le contraire. Je crois que la Damoiselle a très envie de rester petite - et elle avoue volontiers que la rentrée en CP qui se profile l'inquiète un peu. Pour la mettre en confiance, je lui ai proposé des cartes à pince qu'elle a vraiment beaucoup aimé ! Ces cartes sont téléchargeables chez Jakadi, il y en a pour tous les goûts et de toutes les difficultés !

9. Mythologie


Attention ... Spectacle ! 😊


Voici Persée, le plus timide de tous les héros de la mythologie ! Il s'avance prudemment vers l'antre fétide de Méduse ...  Fort heureusement, notre ami a reçu quelques cadeaux magiques de dieux divers : bouclier-miroir, casque qui rend invisible et serpe tranchante en papier aluminum.


Persée le sent : il approche !  Plus il marche, plus les traces de végétation se font rares. Des ossements et des feuilles mortes craquent sous ses sandales. Le vent glacial lui apporte les hurlements du monstre ... Ne pas regarder, surtout ! Quiconque croise le regard de l’innommable sorcière se voit immédiatement transformé en statue de pierre ...


D'ailleurs, ils sont là, tous ces héros qui ont tenté d'affronter la créature : leurs visage horrifié est gravé pour toujours dans la pierre ...

(Ces valeureux braves, fauchés dans leur prime jeunesse, ont été réalisés aux feutres Posca par les enfants sur les cailloux du jardin 😉)


Quelle sera l'issue du combat ? Au-dessus de ce cauchemar, l'espoir plane. C'est Pégase, qui sortira, selon certaines versions de la légende, du cou de la Méduse que Persée va trancher ...

(Non, moi non plus, je ne le savais pas. Mais j'ai ici une Damoiselle qui connait tout sur tout sur les chevaux, qu'ils soient ailés ou non).

Hum, m'enfin. N'allez surtout pas croire que l'on s'amuse, hein. C'est du boulot, la mythologie, qu'est-ce que vous croyez. 😊

(Le rôle de Persée est admirablement tenu par un de nos petits bonshommes préhistoriques ... 😉)

10. Le jeu de la semaine


Le jeu de la semaine, c'est incontestablement Qui l'a vu ? de Ravensburger, que nous avons emprunté sur les conseils d'une fidèle lectrice (merci lc !).


Alors, je dois dire que la première partie est assez déconcertante ... Il faut accepter de se lancer sans avoir compris comment jouer. Ce qui n'a pas manqué de troubler mon âme rationnelle, mais tout s'éclaire rapidement, ouf ! Depuis, nous sommes mordus. Il s'agit d'un jeu d'enquête à la Cluedo, mais collaboratif, qui se double d'une course effrénée contre la montre. L'ensemble se déploie dans l'atmosphère baroque d'un château hanté, peuplé d'enfants et d'animaux qui vont conjuguer leurs efforts pour retrouver l'anneau magique et tenir en respect le méchant Sorcier Noir...

Attention, la mémoire et la logique de toute la famille sera grandement sollicitée !! 


Très bonne semaine chez vous ! 😊

mercredi 22 août 2018

Tailler au couteau (for kids)

"Faut-il donner un couteau de poche à son enfant ?"

Il fut un temps où chacun avait le sien, y compris les plus jeunes. Accroché à la ceinture ou niché au fond du sac, le couteau était considéré pour ce qu'il était : un outil. Le fait qu'aujourd'hui nous pensions spontanément à une arme lorsque nous voyions quelqu'un dégainer un couteau hors d'une cuisine, est un glissement récent, certainement lié à ce qu'on pourrait appeler une "dés-outil-lisation" de l'Homme ...

Ma question initiale revient finalement à celle-ci : "Doit-on outiller son enfant face au monde ?".

Bon, je vais répondre oui, vous vous en doutez ... 😉 D'ailleurs, adoptez un couteau et vous verrez : vous ne pourrez plus sortir sans. À chaque fois que nous oublions les nôtres, nous les regrettons amèrement quelques minutes plus tard. On a toujours besoin d'un couteau en balade ! La Loi elle-même, par ailleurs assez nébuleuse sur ce sujet, considère que la randonnée est "un motif légitime" pour les ports de couteaux pliants. C'est dire.


Les enfants, généralement, n'ont pas peur des couteaux. Tant mieux, car il y a déjà suffisamment de choses effrayantes dans ce bas-monde (les monstres sous les lits, les craquements des maisons désertes ...) pour craindre les outils. À bien y réfléchir, un couteau, c'est juste un objet technique dont l'emploi répond à des règles spécifiques. Il y a une manière de le tenir pour ne pas se blesser, une méthode pour qu'il coupe efficacement, etc. Alors, bien sûr, c'est obligé : votre enfant se coupera (et vous aussi 😁). Mais en dotant l'enfant de règles d'utilisation simples mais rigoureuses et non négociables, vous éviterez les accidents graves. En d'autre termes : si on se retrouve à partir aux Urgences en catastrophe, on peut toujours en déduire que c'est parce que l'une des règles d'usage n'a pas été respectée. Une leçon de la vie, en somme. 😶

Montrer à son enfant comment utiliser un couteau, c'est aussi l'occasion de vivre un moment privilégié. Puisque la supervision de l'adulte est obligatoire, on s'assoit côte à côte et on prête une attention conjointe à nos gestes et à nos idées. C'est une grande responsabilité pour nous, adultes, et c'est une grande responsabilité pour l'enfant, aussi. Nous en sortons tous grandis. Enfin, la maitrise de l'outil ne se fait pas en un jour quel que soit notre âge, et nous développons ensemble notre patience, notre précision, et notre humilité. Car pour parvenir à tailler au couteau, il faut de l'humilité ! La matière ne se laisse pas faire tout de suite, il faut apprendre à dialoguer ... 😉

1. Quel couteau choisir pour son enfant ?



Peut-être n'est-il pas nécessaire d'investir dans un couteau "pour enfant"... C'est néanmoins le choix que nous avons fait ici : les lames sont plus courtes que ceux des modèles classiques, le manche est adapté aux petites mains, la pointe est arrondie. Néanmoins, attention, ces "modèles réduits" coupent aussi bien que les grands, c'est-à-dire ... très très fort ! Ce qui est une qualité, pour un couteau, je vous l'accorde. 😉

J'hésitais entre les deux marques "phares" : Opinel et Victorinox (dit "couteau suisse"). Bon, puisque j'ai deux enfants, j'ai tranché (c'est le cas de le dire ...) ... en achetant un modèle de chaque. 😁 Et je suis aujourd'hui en mesure de les comparer.

Scie à bois Vertorinox

Les atout du couteau suisse :
- Il passe au lave-vaisselle.
- La lame mince coupe du tonnerre et vient à bout de n'importe quelle entreprise. Son format fin peut s'avérer utile lors de travaux de précision (finitions, gravures ...).
- Il propose plusieurs outils dans le même manche. Oui, c'est la définition même du couteau Suisse, d'accord. La scie à bois est une bonne option à avoir, elle coupe efficacement et se révèle très utile.

Les points faibles du couteau suisse :
- Il propose plusieurs outils dans le même manche. 😄 On se retrouve toujours avec un tas de gadgets que l'on n'a pas choisi, et qui ne serviront pas.
- Il est lourd. Because les gadgets.
- Il est un peu cher. Because les gadgets.
- Le système de sécurité ne me plait pas de tout ! Pour replier la lame, il faut presser un bouton ... qui se trouve sur la gouttière (fente dans laquelle la lame rentre, vous voyez ?). Cela suppose de positionner ses doigts entre la lame et le manche, pile là où le tranchant de la lame va se replier ! C'est contraire à tous les gestes que j'inculque à mes enfants concernant l'usage du couteau, donc c'est pour moi un GROS point négatif pour ce modèle "enfant" ...


Les atouts de l'Opinel :
- La lame large coupe du tonnerre et vient à bout de n'importe quelle entreprise. 😊 Sa taille idéale fait que c'est LE couteau qu'on dégaine à tout bout de champs, elle se prête à tout type de travaux et permet au débutant de bien visualiser son geste.
- Le système de sécurité est top, permettant à l'enfant de replier son couteau avec un geste net et précis. On bloquer la lame lorsqu'elle est ouverte, bien sûr, mais aussi quand elle est fermée.

Les points faibles de l'Opinel :
- Il ne passe pas au lave-vaisselle.
- Euh, là, présentement, je ne vois pas d'autres points faibles ... Et vous ? 😊

Personnellement, je me prononce donc largement en faveur de l'Opinel, mais j'ai ici un Damoiseau de 7 ans qui n'est pas du tout de mon avis. 😄 Qu'on se le dise.

2. Sécurité et grands principes


Le fait que l'usage du couteau soit régi par tout un tas de règles à respecter fait partie de la magie de cet outil un peu à part. Pour moi, je n'hésite pas à en faire des tonnes, théâtralisant, roulant des yeux, lançant des sentences à la manière d'un mage initiatique ... Les enfants ne s'y trompent pas : avoir un couteau dans le main n'est pas un acte anodin. C'est une grande responsabilité qu'on ne confie ni aux bébés, ni aux fous.

Nos règles très très très sérieuses : 

 - Qui dit couteau, dit trousse de Premiers secours. On n'emmène pas le premier sans la seconde. J'enseigne à mes enfants à nettoyer et à panser une plaie dès que l'occasion se présente - Louiselle, en particulier, montre tous les signes d'une vocation précoce en médecine ... 😊

- On ouvre la lame dans l'optique d'une tâche précise, et on la referme aussitôt auprès usage. S'il est ouvert, un couteau est en main en train de servir. Sinon, il est dans la poche, replié.

- De même, si on doit le donner à quelqu'un , on le tend fermé.

- Lorsqu'on tient un couteau ouvert, on ne se déplace pas. Si je dois faire ne serait-ce qu'un pas en avant, je ferme mon couteau pour cela.

- Pour le couteau suisse : on n'ouvre jamais deux outils en même temps. Une lame pour un manche, toujours.

- La dangerosité de mon couteau est ma responsabilité en propre. Si mon couteau blesse un tiers, ce sera à moi d'en rendre compte. En conséquence, je demande aux enfants de ne jamais prêter leur couteau à un autre enfant, dont on ne sait s'il a été "initié".

- On emporte son couteau en promenade, on le sort au jardin, mais on ne le prend en aucun cas pour aller à l'école, ou se rendre dans un lieu public (musée, hippodrome, zoo  ...).

Attention :
Il est important de superviser les jeunes enfants. Pour le moment, je ne laisse pas Antonin et Louiselle (7 et 6 ans) utiliser leurs couteaux sans la présence et l'attention d'un adulte. Je relâcherai la bride en suivant mon feeling au cours des années à venir, mais pour le moment, les bonnes postures et les règles d'usage sont encore en construction.

3. Les bons gestes



- On tient son couteau fermement dans son poing. Le pouce ne prend pas appui sur la mitre, mais vient recouvrir les autres doigts repliés. Cette position est contre-intuitive et demande des rappels constants !


- On coupe toujours dans un mouvement qui va vers l'extérieur, jamais vers soi. Pour plus de stabilité, on peut appuyer l'extrémité libre de la branche contre une surface ferme (tronc, pierre ...) et travailler debout ou à genoux.


Pour consolider ce principe du "mouvement vers l'extérieur", nous jouons à un petit jeu : je prends un couteau à beurre (un couteau qui ne coupe pas !) et je fais semblant de tailler une branche, en variant légèrement la posture à chaque fois. Les enfants doivent me dire si ma position est bonne ou non : mon mouvement va-t-il vers l'extérieur ? Si ma lame dérape, frappera-t-elle le vide ou mon corps ?

Photos by Antonin : toutes ces postures sont à proscrire !! Saurez-vous trouver pourquoi ?

4. Un livre pour progresser en famille



A ma connaissance, il n'existe pas grand livre sur le sujet ... Rien en tout cas dans mon réseau de bibliothèques ... 😔 Après bien des hésitations, j'ai fini par acquérir Apprends à sculpter sur bois, un peu en aveugle, sans avoir pu le feuilleter d'abord. Et bien, bingo : c'est exactement le manuel que je cherchais !!


Les quelques pages d'introduction valent à elles seules leur pesant d'or : l'enfant y apprend à manipuler son couteau en toute sécurité, à l'aiguiser, à choisir et à identifier le bois à sculpter, à pratiquer différentes coupes (en butée, en biseau, etc.) ...

Mentions spéciales pour :
1. La petite méthodologie toute simple pour fermer son couteau, qui consiste à appuyer le dos de la lame sur une table pour la replier dans le manche.
2. L'entrainement sur une tomate pour comprendre la différence entre une coupe droite et une coupe en biseau ! 🍅

Chaque phrase est illustrée par une photo, ce qui rend l'ensemble clair pour tous les âges.


Les 21 projets du livre sont classés par ordre de difficulté. Ceux dédiés aux débutants sont vraiment à la portée de mes enfants. La bonne idée en plus, c'est de consacrer en début d'ouvrage trois activités de taille de fruits et de légumes, plus tendres que le bois. L'apprenant se concentre sur le maniement de l'outil et les bons gestes à opérer pour obtenir tel ou tel effet, sans éprouver trop cruellement la résistance du matériau travaillé.

5. Que faire avec un couteau ?


On ne prend pas un couteau par désœuvrement, pour jouer avec dans le vide. On a toujours (toujours !) un objectif précis en tête - un projet.


Les sorties en Nature fournissent tout un tas de situations authentiques et stimulantes pour manier un couteau.

- Ôtez l'écorce des bâtons glanés en promenade plait beaucoup aux plus jeunes, et on peut créer très simplement plein de motifs. Pour corser un peu la chose, on peut essayer de tailler en pointe l'extrémité des branches les plus courtes : voilà d'excellents piquets, qui seront investis en jardin pour marquer ou tuteurer les plantations par exemple.

- La construction de cabanes est un must incontesté - on travaille en famille ! Pour la méthodologie d'un tel projet, je vous renvoie à la page 190 de mon livre Une année pour apprendre en s'amusant.


- Pour le reste, j'ai consacré un sous-tableau Pinterest à la taille de bois au couteau. Voilà qui, ajouté aux idées de Apprends à sculpter sur bois, devrait nous occuper quelques années ! 😊


Si vous avez d'autres idées, je suis preneuse ! 😊

vendredi 17 août 2018

Une année pour donner le goût de l'école


Ah, ah, les titres à rallonge chers au cœur de mon éditeur !! 😄

Tenez-vous bien, voici le titre de mon deuxième ouvrage :


"Une année pour donner le goût de l'école

-

52 semaines d'activités pour accompagner les enseignements primaires par le jeu"


Tout va bien ? Vous respirez encore ? 😂😂😂

L'avantage, avec un titre pareil, c'est qu'il y a tout dedans (je pense que c'est le but) et que mon travail de présentation en est, du coup, grandement facilité. 😉


C'est toujours bizarre de découvrir son propre livre. Le tenir enfin dans ses mains, sentir son poids, son parfum, est une expérience à la fois familière - je connais son contenu par cœur au mot près, j'y ai tellement travaillé ! - et totalement étrangère.  Cela fait drôle de découvrir concrètement ses textes imprimés "en vrai" sur une page - ils ne prennent pas le même volume que sur traitement de texte, la police est différente, il y a des couleurs, des illustrations ... Et puis, il faut dire que lorsque l'ouvrage sort en librairie, on est déjà, en tant qu'auteur, passé à autre chose. Cela fait plus de six mois que j'ai bouclé ce projet !!

M'enfin, voici le deuxième opus, et je peux dire avec fierté : il est grand, il est beau, il sent bon l'encre fraiche, et c'est moi qui l'ai fait (du moins : écrit 😋).

Comme pour le premier tome, les illustrations sont signées Oreli Gouel, dont j'apprécie tant le travail (son joli compte Instagram est ICI).

Une année pour donner le goût de l'école sera dans votre librairie à partir de vendredi prochain - mais il est possible de le précommander dès à présent !


Dans ce deuxième ouvrage, je me suis concentrée sur l'âge "élémentaire" (5-12 ans, du CP au CM2) avec cette problématique chère à mon cœur : comment accompagner au mieux mon enfant dans ses apprentissages sans empiéter sur le travail de son enseignant et sans surcharger ses journées ?


La réponse, vous la connaissez si vous me lisez parfois : l'apprentissage n'est pas réservé aux heures d'école, bien au contraire ! C'est un processus de chaque instant : l'enfant apprend en jouant, en se déplaçant, en dansant, en dessinant, en touchant, en écoutant, en chantant, en maniant les mots ou les couleurs ... En réalité, il n'est pas possible d'empêcher un enfant d'apprendre, ne serait-ce qu'une seconde ! Une fois ceci posé, l'enjeu pour les parents est d'intégrer ces apprentissages à la vie de tous les jours, afin qu'ils se structurent et se nourrissent les uns les autres.

Je vous renvoie à mon article "Qu'est-ce que le co-schooling ?" si vous souhaitez approfondir cette démarche. 😊

Une année pour donner le goût de l'école balise quelques 150 activités concrètes, originales et détaillées qui, toutes, s'appuient sur la joie de découvrir en famille, d'inventer et de partager un temps de qualité ... tout en construisant durablement les notions de base dans tous les domaines scolaires : lecture, écriture, mathématiques, sciences naturelles et physiques, histoire et géographie, arts.


L'ouvrage se présente sous la forme d'un calendrier progressif. Chaque semaine, deux ou trois activités vous sont proposées ; vous n'êtes pas obligé de les réaliser toutes la même année, bien sûr ! La connaissance que vous avez de la personnalité et des goûts de votre enfant sera votre meilleure guide pour tracer votre chemin dans ce gros ouvrage ... conçu, comme son prédécesseur, pour faire du profit pendant plusieurs années.


Toutes les deux semaines environ, une double plage colorée vous invite à une réflexion plus poussée dans tel ou tel domaine : comment guider l'enfant lors d'un questionnement scientifique ? Comment l'encourager à lire ? Quel matériel d'écriture choisir et comment organiser une séance d'art plastique ? J'ai concentré dans ces "Billes pédagogiques" toutes mes astuces de professionnelle afin de garantir le succès de vos séances.


En bref, ce deuxième tome s'inscrit dans la continuité du premier, Une année pour apprendre en s'amusant, qui se centrait plutôt sur les 0-6 ans.


Mon plus grand souhait est que cette collection suive vos têtes blondes, brunes ou rousses tout au long de leur enfance ! Puisse-t-elle grandir, en quelque sorte, avec eux ! 😘