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lundi 26 juin 2017

Cartes de nomenclature : Les fleurs du jardin


Bonsoir à tous !

Je fais un petit passage express ce soir pour partager nos cartes de nomenclature des fleurs de notre jardin. Elles sont téléchargeables en Pdf ICI - et, puisque je me doute que nous n'avons pas tous les mêmes fleurs favorites, en version modifiable . Si vous choisissez cette dernière, le premier visuel est affreux et lacunaire, mais pas de panique ! Une fois téléchargé, il est OK... Normalement. 😁

J'ai conçu mes cartes au format habituel : si vous les imprimez en pleine page, elles sont vraiment grandes. 😉 Cette fois, chez nous, j'ai fait le choix de les imprimer en plus petit. Mes enfants grandissant, ils n'ont plus besoin de supports aussi grands à machouiller à manipuler, et puis, c'est plus simple pour jouer au mémory ! 😄


Si vous avez quelques questions que ce soit, aussi bien sur les utilisations potentielles de ces cartes que sur mes choix techniques (police, légendes au singulier, etc.), n'hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires ! Pour ce soir, je me contenterai de dire que ce matériel simplissime est toujours très apprécié par mes enfants et qu'il se révèle d'une efficacité redoutable pour mémoriser le nom des choses du monde et l'orthographe de ces noms, ainsi que pour inciter à lire, à parler et à observer.


Imprimez ces cartes (de préférence sur du papier un peu épais, 120g/m²), découpez-les et plastifiez-les si vous souhaitez qu'elles durent. Si vous n'avez pas de plastifieuse, sachez que vous pouvez plastifier néanmoins... avec un fer à repasser très chaud ! À condition de ne pas choisir des pochettes à plastifier trop épaisses (80 microns, c'est très bien), et de les protéger, bien sûr, avec un tissu de coton lors de l'opération. 😉

(Cette méthode a été inventée par l'ATSEM avec qui je travaille cette année, qui a pris la plastifieuse de l'école en grippe... 😄😄😄)

Le corpus du jour regroupe vingt fleurs communes - pensée, jonquille, gentiane, primevère...

Sur ce, bonne nuit ! 😊

dimanche 25 juin 2017

En ce moment, nous lisons ...



Attention, énorme coup de cœur familial pour ce livre sur la gestion des émotions - encore un ! Ici, on parle de la colère (oui, encore). Mais je crois que c'est le meilleur que j'ai jamais lu à mes enfants, qui ne s'y trompent pas et le réclament sans relâche. Mais l'ouvrage est aussi un hymne à la Nature, et une invitation à ouvrir nos yeux et notre cœur au monde végétal. Il est même possible que ce soit sa thématique première, en fait. Quelle poésie !

Cet univers tendre est renforcé par les aquarelles délicates de l'illustratrice, et par l'allure de ce petit personnage énigmatique... Non, mais c'tte bouille ! 😄

Et le mieux du mieux, c'est qu'il parait qu'il y a un autre opus qui se titre Attends ... et que je vais m'empresser de dégoter ! 😊



Je n'achète presque plus de livres - c'est inutile puisque nous sommes abonnés à trois bibliothèques et que nous pouvons y réserver/faire venir à peu près tout ce que l'on veut.

Pour que je me décide à acheter un livre, il faut qu'il soit :

1. Introuvable sur notre réseau de médiathèques.

2. Absolument irréprochable - quasi indispensable. 😁

À vol d'oiseau répond à ces critères et je l'ai donc offert à Louiselle pour son 5e anniversaire. C'est une splendeur : les illustrations sont à couper le souffle, et le texte, aussi passionnant que poétique, se veut évolutif. "À saisir dès 5-6 ans, à cultiver jusqu'à 8-9 ans", tel est le slogan de cette collection "Ohé la science !". Une note documentaire, à la fin de l'ouvrage, s'adresse plus spécifiquement aux ados et aux adultes. Nous avons appris beaucoup de choses, à commencer par le nom du seul prédateur de nos chers martinets... 😉 Il ne quitte plus notre chevet !



Gros coup de cœur personnel pour cet épais album de 52 double-pages - une par semaine de l'année ! Anne Crausaz y présente les oiseaux au fil des saisons à travers des illustrations aussi réalistes qu'épurées ... Sur une branche de pommier, toujours la même au fil des pages, une multitude d'oiseaux se succèdent... Malgré quelques bizarreries, l'ensemble est magnifique et didactique :  je verrais bien ce catalogue encyclopédique servir de prétexte, en classe, pour découvrir un oiseau par semaine. Mes enfants ont bien accroché !



Oh là là, qu'il a eu du flair, mon Damoiseau, lorsqu'il a déniché cette merveille à la bibliothèque ... ❤ C'est un "Cherche et Trouve" somptueux, foisonnant, surréaliste et un peu ensorcelé... Mais l'ouvrage offre bien plus à chaque page : nichés dans un univers chaque fois renouvelé, voici des labyrinthes, des défis et des missions ... Rêves et Aventure garantis ... On adore et on adopte !



Ci-dessus, sans doute le livre préféré de Louiselle en ce moment. Vous connaissez certainement le principe de cette série, qui compte aussi les titres Axinamu, Oxiseau et Nacéo ... On ne s'en lasse pas, et les adultes ont autant de plaisir que les enfants de tous âges à manipuler ces grands rabats, qui invitent le lecteur à faire des liens : liens entre des têtes et des squelettes, liens entre le détail d'une peau et son propriétaire, entre une ombre et une représentation en couleur ... Et toujours, ce fameux jeu en grand format, qui permet de mixer têtes/corps/queues pour obtenir des animaux fantastiques ... ou bien réels ! Ludique et scientifique, c'est du grand art !

Et nous écoutons : Émilie Jolie , Philppe Châtel


Je tiens absolument à ce que mes enfants aient des CD, des vrais. A l'ère de la musique numérique, je trouve difficile pour un jeune enfant de faire ses choix (utiliser Spotify en toute autonomie est encore difficile), et de construire la notion d’œuvre dans le zapping ambiant. Le CD, aisé à manipuler, est visuel : une jaquette, un titre, une image. Un artiste, un album. Et en l'occurrence, un conte musical au goût de madeleine... 😉

Alors, oui, certains titres ont un peu vieillis - mais pas tous. Et je ne peux écouter sans trembler la chaude voix du conteur Salvador et celle, profonde, vibrante, unique et modeste, du grand Brassens... L'ensemble est intelligent, pétillant, superbement interprété - vrai, je crois que chacune des chansons a laissé une empreinte profonde dans la personnalité de son interprète d'origine, à tel point qu'elle finit par le définir...

Louiselle aime beaucoup, beaucoup. Mais Antonin écoute en boucle, avec ce sérieux et cette application qu'il met en toute chose. Il est fan ! 😊

Ma Vallée

Et sinon ... toujours, toujours, beaucoup de Claude Ponti ... Ses albums font partie de ceux qu'Antonin aime le mieux lire tout seul ... avec ses Yakari chéris, bien sûr ! 😉

Et chez vous, qu'y lit-on ? 😊

dimanche 11 juin 2017

Dissection d'une pelote de réjection


Vous connaissez ces kits d'archéologie pour enfants qui proposent de pseudo-ossements en plastique à dégager d'un bloc de plâtre ? Et bien la Nature offre l'équivalent - en mieux, comme toujours...


Non, non, notre trouvaille du jour n'est pas une crotte. C'est une pelote de réjection : inodore, sèche, propre. Dénichée lors d'une ballade en forêt au pied d'un grand conifère, c'est une boule de poils agglomérés qui recèle des indices précieux sur la vie animale alentour ...


Si vous avez la chance d'en trouver une, proposez à vos enfants de la disséquer afin qu'elle vous livre ses secrets. Commençons par l'observer de l'extérieur, à l’œil, à la loupe, au microscope. Que voyons-nous ?

Si la pelote contient des ossements, c'est qu'elle a été rejetée par un rapace nocturne. S'il ne s'agit que de poil, c'est sans doute le résultat de la digestion d'un corvidé, aux sucs digestifs suffisamment puissants pour digérer les os. Enfin, si elle contient des arêtes et des éclats de coquillages, elle appartient sans doute à une mouette - voire à un martin pêcheur ! 

Pour nous, nous penchons à première vue pour une chouette hulotte, car elles sont communes dans les environs. Cependant, il ne serait pas étonnant que le bois de résineux où nous avons trouvé la pelote soit également peuplé de hiboux moyen-ducs. Le lieu correspond effectivement assez bien aux forêts-dortoirs prisées par ces oiseaux, car il est entouré de vastes prairies ouvertes, qui constituent  le terrain de chasse de ces nocturnes.

La dissection de la pelote devrait nous permettre de vérifier ou d'infirmer cette hypothèse... En effet, le hibou moyen-duc se nourrit à 90% de campagnols... Si les squelettes mis au jour appartiennent exclusivement à cette espèce, nous serons en droit d'imaginer avoir trouvé le perchoir favori du beau rapace. Par contre, si la pelote contient un squelette de musaraigne, cette théorie tombe à l'eau : le moyen-duc ne prise pas trop ces rongeurs, et nous dirons donc qu'il s'agit d'une pelote de Hulotte...

Au boulot ! 😊


Avant de commencer à la décortiquer, n'oubliez pas de peser et de mesurer votre pelote, car ensuite, il sera trop tard ! 😉


Chez nous, nous avons installé un dispositif nous permettant de "filmer" la dissection : notre microscope USB fut fixé au pied de l'appareil photo et programmé pour prendre un cliché toutes les 20 secondes. J'adore ce type d'installation qui met la technologie au service de la science, et me fait me croire à Reggio Children !


Les enfants sont venus procéder à la dissection avec moi, à tour de rôle. Nous avons placé la pelote sur une feuille de couleur afin de mieux visualiser les ossements mis au jour.


On peut humecter la pelote avant de la disséquer - c'est ce que je vous conseillais dans mon livre Une année pour apprendre en s'amusant, page 194. Cependant, pour avoir tester aussi à sec depuis, je crois que j'aime autant. A vous de voir !


Les os dégagés sont grisâtres. Par mesure d'hygiène, si vous souhaitez les conserver, plongez-les dans un flacon d'eau javellisée...


... et les voilà blancs comme neige (ou presque) !


Le premier tri a été fait : les os d'un côté, et les poils de l'autre. Notre pelote contenait deux crânes de rongeurs, dont on voit au premier coup qu'ils n'appartiennent pas à la même espèce. Ce sont ces crânes qui vont servir à identifier les proies avec certitude. Notre enquête avance !


J'ai bricolé une clef de détermination facilement lisible pour les enfants. Vous pouvez la télécharger ICI.

Squelette de souris

Un second tri commence à l'aide de ce document : dans de petits flacons, nous trions les ossements par catégories. Maxillaires, dents, vertèbres... Le travail est tout à fait à la portée d'Antonin, 6 ans, qui "absorbe" le vocabulaire avec une facilité déconcertante...


Et voilà le travail ! Nous avons la bonne surprise de constater que les deux squelettes sont quasiment complets. Seules les omoplates demeurent introuvables (mais peut-être les confond-on avec des débris d'os crâniens ?) et il manque une maxillaire inférieure, qui a dû se détacher de la pelote lors de sa chute. Les bribes de colonne vertébrale, parfois bien conservées au moment où on les a dégagés des poils, ont tendance à se fractionner au cours des manipulations successives... Tant pis, c'est le prix à payer à travailler avec des petits... Et en même temps, cela fait une illustration de ce que la colonne est composée d'os emboîtés !


Bien sûr, notre travail de naturaliste n'est pas achevé : il faut étiqueter. L'enthousiasme des enfants à rédiger ces étiquettes m'a beaucoup étonnée : ils se sont chargé du travail de bout en bout, avec beaucoup de persévérance et d'autonomie - vrai, je crois que tels qu'ils étaient lancés, ils auraient pu rédiger deux fois plus d'étiquettes ! 😄


On écrit, on découpe...


... on glisse les ossements concernés dans un petit sachet de gaze...


Il ne reste plus qu'à glisser la légende dans le sachet et à refermer le tout.


Et on procède ainsi pour toutes les catégories précisées dans notre document : radius, cubitus, humérus... La musicalité de ces mots n'est sans doute pas étrangère à l'intérêt des enfants !

Photo by Antonin 💓

L'ensemble de notre travail est conservé dans notre classeur de sciences (notre classeur "des choses du monde", comme l'appellent les enfants) et qu'il faudra un jour que je  vous le présente, car il mérite un petit article à lui tout seul... 😉


Et donc, le fin mot ? Je me suis penchée très sérieusement sur les clefs de détermination des micromammifères de notre région pour essayer d'identifier les deux sujets ingurgités - et régurgités - ce jour-là. L'identification est difficile, et nécessite des mesures qui sont pour le moment hors de portée de mes enfants. La bonne nouvelle, c'est que nous pourrons toujours reprendre nos ossements dans quelques années pour les identifier plus avant. 

Mes observations personnelles me feraient dire que nous avons là un squelette de campagnol, et un de muridé (certainement un mulot).

Si tel est bien le cas, rien ne condamne absolument l'hypothèse qu'il s'agisse d'un moyen-duc... 

Et je dois avouer qu'il me plaît d'y croire !  😉

samedi 10 juin 2017

A gagner : "Je fabrique mon matériel Montessori"


Je suis une mordue des éditions La Plage. Cela fait maintenant pas loin de 20 ans que je collectionne leurs livres de cuisine, et sans eux, vrai ! Je ne mangerai pas de la même manière, et je ne serai sans doute pas tout à fait la même personne... 😉 Cléa, Garance Leureux et Valérie Cupillard ont pallié ma non-éducation culinaire - mieux, elles m'ont autorisée à tout réinventer et me réapproprier l'acte de manger.

Dans ce contexte, lorsque j'ai su que les éditions La Plage publiaient un livre montessorien, j'ai dansé de joie. Et lorsque j'ai constaté que le dit-livre était illustré par les photos de Linda Louis, j'ai manqué de m'évanouir - vrai ses photos d'enfants en activité sont aussi belles que celles des bons petits plats dont elle nous régale d'ordinaire, c'est dire ! 😀

Et c'est avec un plaisir très particulier que je vous propose de gagner un exemplaire de ce petit bijou aujourd'hui ...


Laurence Loiseau-David y propose 22 projets couture pour réaliser divers objets pratiques ou jouets d'éveil. Au matériel traditionnel, elle mêle avec bonheur des créations personnelles "d'inspiration montessorienne" qui sont absolument réussies. Tout est beau, bien pensé, solide... On a envie de tout réaliser ! En vrac et par exemple : un topponcino, un tablier de cuisine, des coussins à enfiler, une pentaballe, un tapis sensori-moteur, un mobile original, une bande- prénom  magnifique... Sans oublier les classiques : balle de préhension, cadres d'habillage, set de table et tapis d'anniversaire... 💓

Avant de vous proposer de gagner ce livre, je tiens à préciser :

- Que la maitrise de la machine à coudre est absolument indispensable pour la réalisation de ces travaux, parfois exigeants.

- Que les objets, à une ou deux exceptions près, se destinent aux 0-3 ans

Ceci étant posé, à vous de jouer ! Si vous voulez tenter votre chance, laissez un petit commentaire à cet article - et comme d'habitude, si vous en profitez pour me parler un peu de vos enfants... vous savez que cela me fait bien plaisir ! 😊

Les commentaires seront clos samedi 17 juin à minuit, et l'un d'eux sera tiré au sort par une main innocente...

Bonne chance à tous ! 😊

Edit du 18 juin : 

C'est le commentaire n°2, celui de Nathalie B. , qui a été tiré au sort aujourd'hui ! Elle essaie, ainsi que le Papa de Méline, née en octobre 2016, de mettre un maximum de philosophie Montessori dans la vie de son bébé... Voilà qui devrait t'y aider, Nath ! 😊

N'oublie pas de m'envoyer ton adresse postale sur ouestucoquelipop@gmail.com... Et concernant ta quête de livres pour tout-petits avec de vraies photos, j'imagine que tu connais l'album Beaucoup de beaux bébés de David Ellwand et la série des "Mon mini-imagier" chez Larousse ?

Je souhaite à toute ta famille de chouettes explorations montessoriennes ! 😊

lundi 5 juin 2017

Mai 2017 : Nos p'tites activités

Mai 2017 en photos...

Fabrique de couleurs

Chiffres romains

Collection (1)

Mille bornes

Playmags

Inventaire

Sable cinétique

Collage/découpage à la manière de Paul Klee (Castle and Sun)

Devoirs scolaires

Radiographies

Collection (2)

Prémices (1)

Prémices (2)

Mercredis Montessori

Décompte (un caillou = un jour d'école restant avant les Grandes vacances...)

Bonjour, JUIN !