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jeudi 18 mai 2017

La dame à l'arbalète


Oups.

Je me suis aperçue que j'avais oublié deux aspects capitaux lorsque je vous présentais les supports que j'utilisais à la maison pour parler "Histoire" - cela méritait bien une petite mise à jour et une nouvelle entorse à mon silence. 😉

- Tout d'abord, j'ai omis l'importance des sites vivants, qu'ils soient Monuments hérités du passé ou Musées présentant les vestiges - l'Histoire est avant tout une science des traces du passé. Depuis les 6 ans d'Antonin, nous avons décidé d'organiser nos vacances familiales de manière à rencontrer, littéralement, les personnages historiques que nous fréquentons. C'est ainsi que nous avons visité Aigues-Mortes en février dernier, et Mayence au moment de Pâques. L'idéal est de dénicher sur place un atelier qui engage l'activité des enfants - hé, c'est bien plus stimulant que de se promener le nez en l'air en admirant de vieilles pierres, et les savoirs, transitant comme bien souvent par les mains, restent gravés pour toujours dans les mémoires de tous.

- Ensuite, le jeu symbolique joue un rôle crucial dans l'élaboration des connaissances. Il y a toutes sortes de manières de jouer en histoire - monter une enquête ou une chasse au trésor, feuilleter un "Cherche et Trouve", mettre en scène un épisode marquant au théâtre ou avec des marionnettes, fabriquer un jeu électronique ou faire un jeu de société...

Rien de tel, donc, qu'un costume "historique" et que quelques accessoires "d'époque" pour mettre en pratique tout ce que l'on sait sur une période donnée - et même ce qu'on ne sait pas mais qu'on imagine... 😊

Pour son anniversaire, Louiselle a reçu une robe médiévale et une petite arbalète... Voilà certes un cocktail bien improbable d'un point de vue historique : une jeune noble en habit d'apparat se promène dans notre jardin avec une arbalète à la main - laquelle arme, entre parenthèse, avait fort mauvaise réputation au Moyen Âge...

Improbable, oui. Oh combien. 

Mais tellement, tellement fun. 😊

jeudi 4 mai 2017

A gagner : Le Petit chimiste gourmand en cuisine


Il y a quelques mois, j'ai eu un coup de cœur pour l'ouvrage "Le petit chimiste gourmand en cuisine" - je vous en avais d'ailleurs parlé sur les réseaux sociaux. Je vous propose aujourd'hui de gagner un exemplaire de cet ouvrage ... Disons que c'est une manière de me dédomager de passer si peu de temps par ici en ce moment ! 😊

Ce manuel pratique ravira à coup sûr à les petits cuistots en herbe (toutes les expériences réalisées sont comestibles) comme les férus de sciences (toutes les recettes partent un questionnement scientifique et  illustrent une réaction chimique). Vous y apprendrez comment réaliser des œufs cubiques, des myrtilles qui pétillent, des spaghettis de fruits ... et même à cuire un poisson au lave-vaisselle ! 😄

Les manipulations sont guidées au pas à pas par des photos et des illustrations claires, le tout dans une mise en page attractive et colorée. Des heures d'amusement en perspective ! 😊


Pour jouer, c'est très simple, il suffit de laissez un commentaire à cet article. Si vous en profitez pour me parler de votre petit curieux préféré et de ces centres d'intérêt (par exemple, culinaires ou scientifiques), j'en serai très honorée, mais il n'y a rien d'obligatoire !

Les commentaires seront clos lundi 8 mai à minuit et l'un d'eux sera tiré au sort par une main innocente... Bonne chance à tous ! 😊

Merci à Agathe, représentante de la boutique Sciences et Vie, qui offre le lot aujourd'hui !

Edit du mardi 9 mai :

C'est Anne-Madeleine, son homme (scientifique et cuistot à ses heures) et leur fils de 4 ans et demi qui ont été tirés au sort ce matin ! Je vous souhaite à tous les trois de chouettes moments en cuisine !😊

Bravo, Anne-Madeleine, et n'oublie pas de m'envoyer ton adresse postale dès que possible sur ouestucoquelipop@gmail.com afin de recevoir ton lot ! 

Pour les autres, consolez-vous : il se peut qu'il y ait à nouveau un livre ou deux à gagner dans le coin d'ici peu. A bientôt ! 😊
 

dimanche 30 avril 2017

Vacances - Gutenberg, dinosaures et compagnie





Un petit coucou rapide - ce blog est toujours en pause, et j'aimerais vous dire que pendant tout ce temps mon livre s'écrit à grands pas, mais hélas... que je paie cher le fait d'avoir trois métiers à plein temps !! 😟

Pour aujourd'hui, cependant, voilà : c'est le dernier jour des "vacances" (entre guillemets pour moi, mais j'ai l'habitude), et nous rentrons tout juste d'Allemagne.

Je voulais vous en dire très vite (stop) :

- Que je suis très admirative de ce que se joue dans les rues allemandes (stop). Que je serais ravie si nos petites virées chez nos voisins européens nourrissaient chez mes enfants leur curiosité pour cette langue et cette culture (stop). Que  je soutiendrai inconditionnellement tout séjour linguistique futur dans ce beau pays. Voire des mariages potentiels. 😁 Que je suis bien plus à l'aise à Berlin qu'à Paris : les gens y sont au moins aussi beaux, mais bien moins préoccupés de leur petite personne. Les Allemands se regardent les uns les autres, dans le bon sens du terme (stop). En un seul jour, trois inconnu(e)s ont volé à ma rescousse, sourire dehors, pour m'offrir une aide que je n'avais pas même songé à réclamer. J'avais oublié à quel point cela est bon. 😊

- Qu'à Mayence, ville de Gutenberg,  je vous recommande le petit atelier (Druckladen) jouxtant le prestigieux Musée de l'imprimerie (stop). Il permet aux plus jeunes de mettre la main à la pâte de manière concrète et de s'initier aux différentes étapes d'une impression typographique (stop). Pour nous, nous avons eu la chance d'être accueillis par une compatriote qui travaille dans ce lieu magique et qui nous fit l'honneur des lieux... Les enfants ont appris à composer et à imprimer à l'ancienne, et de retour à la maison, nous avons mis leurs œuvres sous verre (stop)... Nous nous souviendrons longtemps de cette expérience !

(Si elle vous intéresse, n'oubliez pas de réserver un créneau par mail interposé avant votre voyage. Les ateliers s'adressent aux enfants de plus de 5 ans - Louiselle ne les avait cependant pas tout à fait, et a effectué le travail en toute autonomie.)

- Qu'à Schiffweiler, sur le chemin du retour, nous avons fait une grosse halte au parc Gondwana, Das Praehistorium, qui nous a promenés à travers 4,5 milliards d'années d'histoire de la Terre et de l'évolution (stop). Les reconstitutions d'animaux préhistoriques y sont époustouflantes, et il faut parfois se répéter que les dinosaures ont disparu depuis longtemps pour trouver le courage de passer à côté d'un de ces automates qui tournent la tête vers nous en humant l'air d'un air interrogateur... 😂

J'ai eu un peu peur, en franchissant les portes, que le spectacle n'impressionne les enfants (stop), mais ils se sont beaucoup amusés à traverser les récifs et les forêts marécageuses humides et brumeuses plus vraies que nature ! Je pense que l'ensemble de l'exposition (qui comporte deux grosses parties, on en a pour son argent !) s'adresse aux enfants à partir de 8 ans environ, mais les plus jeunes peuvent y trouver leur compte (à preuve, l'enthousiasme des deux miens !) à condition d'être soigneusement accompagnés, physiquement et verbalement, et ne pas être trop impressionnables. Pour nous, nous avons zappé une animation que nous ne "sentions" pas (celle sur le mégalodon, le plus grand requin de tous les temps...) ... et c'est sûr  (stop) :  nous y retournerons dans deux ans, quand les enfants auront un peu grandi !

- Que les adultes se sont fait plaisir, en laissant quelques jours les enfants à leur grand-mère (stop). Que si vous souhaitez rajeunir de 15 ans en 3 heures, les thermes de Baden-Baden font des miracles. Et si, après avoir délassé votre corps, vous voulez vous rafraîchir les méninges,  faites une halte, sur le chemin du retour, au petit musée Tomi Ungerer à Stasbourg (stop). Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'exposition ne s'adresse pas aux enfants, mais elle est franchement parfaite pour s'y balader en couple et ouvrir une belle perspective sur la conjoncture sociale et politique actuelle (stop).

J'espère que vos vacances de printemps furent bonnes. Pour moi, je m'apprête à plonger en apnée - la 5e période est toujours très dense...

Que dites-vous ? Qu'il parait que j'écris un livre ?? Bon, nous en reparlerons cet été, je crois... 😁

Revenez vite, cependant, car je vous réserve une petite surprise par ici ces prochains jour - une de ces surprises qui s'écrit en quelques quarts d'heure... du moins, je l'espère ! 😄

jeudi 20 avril 2017

Les couleurs secondaires... comme par magie !


Petite expérience chromatique du jour -  elle est parfaite pour voir se créer les couleurs secondaires (orange, violet, vert) à partir des couleurs primaires (bleu, rouge, jaune).

Voici quelques astuces pour sa mise en œuvre et sa réussite. Prenez 6 verres, remplissez-en trois. Dans ces trois verres, versez 5 gouttes de colorant alimentaire (une couleur primaire par verre). Alternez sur votre table, en cercle, un verre plein et un verre vide, et fabriquez des petits ponts en papier essuie-tout pour aller de l'un à l'autre. Inutile, pour ce faire, de prendre trop de matière : un demi carré de papier Essuie-tout, raccourci un peu dans la longueur, et lié en bandes étroites, devrait suffire. Il est important néanmoins que le papier touche les fonds des verres !

Patientez quelques heures (ou toute une nuit) : le lendemain, les verres vides ne le sont plus ! Ils sont remplis d'eau aux couleurs secondaires... 😉

Encore une astuce : lors d'un premier essai, mon colorant rouge Vahiné n'a pas migré (alors que le bleu et le jaune fonctionnaient parfaitement bien). C'est une histoire de taille de molécule du colorant, apparemment. J'ai changé de marque (sainte Lucie), et là, tout a roulé ! 😊

Bonne expérimentation !

mercredi 19 avril 2017

"La maladie de Coralie"


Sans doute avez-vous déjà eu vent de la chose : la petite Coralie, la petite héroïne du bout du monde qui se bat contre la leucémie depuis des années, vient de publier un petit ouvrage au profit d'une association qui la soutient beaucoup et qui fait tant pour elle.

Je viens de recevoir ce petit Pdf, et forcément, je suis en larmes...

Cette manière que l'on a de raconter, à 6 ans. Les évènements saillants ne sont pas forcément ceux que les adultes garderaient en mémoire... La temporalité se resserre autour de quelques épisodes dont on sent qu'ils ont vraiment marqués l'enfant - et puis se noie... Combien de temps Coralie passa à réaliser des bricolages dans la salle de jeu de l'hôpital ? On ne sait pas. Mais on comprend que ce fut long - et que ces moments furent importants pour elle.

Les illustrations m'ont particulièrement émue. A 6 ans, on ignore la perspective, tout est au premier plan - comme les évènements. Il en résulte un côté "brut de décoffrage", comme sur cette page que j'aime beaucoup, où les visages se mélangent dans un élan de tendresse, de peur et de douleur :



Bravo pour ce travail, petite Coralie ! Je suis bien contente que ce livret ait vu le jour, et je suis sûre qu'il est un moyen pour toi de libérer ta parole autour de ces évènements douloureux.

Pour nous, acheter ce petit livre, c'est faire un don direct de 3, 50 euros à l'association Leucan qui fait tant pour les petits malades au Québec. Sicosico vous en dit plus chez elle, et vous explique la marche à suivre pour vous procurer le récit de sa fille dans son article " Le livre de Coralie au profit de Leucan".

Je termine avec une douce pensée pour Coralie, qui reçoit encore à l'instant où j'écris une série de gros traitements... Un gros courage, petite puce !... Et bon anniversaire ! 💓

dimanche 9 avril 2017

Mars 2017 : Nos p'tites activités

Crâne de chevreuil trouvé en forêt

Les ingrédients requis pour un bon mois de mars : un changements de décor - pas loin, pas longtemps, juste pour voir de nouvelles têtes, respirer un autre air et faire un pied de nez à la fin de l'hiver. Ajoutez-y quelques rayons de printemps précoce, et beaucoup de jeux (dehors). Saupoudrez de rafales et d'averses, au goût : suffisamment pour faire apprécier les beaux jours, laver la terrasse et arroser le potager, mais pas trop, de manière à pouvoir remiser les gros manteaux, ouvrir les portes et les fenêtres et couper le chauffage.

Notre mars isérois a été, de mon point de vue, absolument parfait - et le mieux du mieux, c'est qu'avril ne semble pas trop mal parti, lui non plus... 😊

Jeudi 2 mars :


Seaquarium de Grau-du-roi

Changement de décor, disais-je. 😊 Nous passons deux jours au bord de la Méditerranée, à quelques heures de route de chez nous. Et déjà tout change : le temps, la végétation, les paysages, l'odeur du vent ... et la dimension des mâchoires des requins. Rassurez-vous, celle-ci est la copie d'une denture ayant appartenu à un animal du Paléolithique... Tant il est vrai que voyager dans l'espace, c'est aussi, parfois, voyager dans le temps.


Vendredi 3 mars


Justement, nous voilà chez Saint Louis, à Aigues-mortes. Alors que la veille nous nous baignions sous un soleil de plomb, nous sommes à présent malmenés par une bise piquante qui s’engouffre le long des remparts. Mais quelle vue ! Les enfants n'oublieront pas de sitôt les énormes tas de sel qui s'alignent à l'horizon, au pied de la ville. Ni les multiples meurtrières - Louiselle s'arrête devant CHACUNE pour y tirer une flèche imaginaire à l'aide d'un arc invisible : "Scchhhluck !" (oui, alors, le petit bruit qui va avec, c'est très important ...).

Dès notre retour, Louiselle s'est empressée de dessiner "le roi Saint Louis dans son château. Il est petit car il a seulement 11 ans quand il devient roi. La reine est grande, c'est sa maman, elle s'appelle Blanche."

Renforcer la découverte d'un personnage historique par la visite d'un lieu qu'il a marqué, c'est le top du top, quand c'est possible... Du coup, je rêve un voyage prochain à Mayence pour étoffer notre connaissance de Gutenberg ... Si vous avez des sites kid friendly à me conseiller sur Mainz, je suis preneuse ! 😊

Samedi 4 mars :


Nous voilà de retour, et nous trions, lavons, classons l'énorme quantité de souvenirs rapportés. Que voulez-vous, nous, en vacances, on ne regarde pas à la dépense ! 😄

Mardi 7 mars


La rentrée a eu lieu, et nos petites reconnexions du soir reprennent - c'est ainsi que j'appelle ces moments où je m'applique à répondre aux besoins qu'ont mes enfants, le soir après l'école, d'un temps de présence parentale de qualité. Tant pis, je viderai le lave-vaisselle plus tard, pour l'instant : nous réalisons un pompon ! 

Samedi 11 mars :


Petit jeu mathématiques n°1. Avez-vous remarqué que la somme des points figurant sur les faces opposées d'un dé est toujours égale à 7 ? Pour travailler les compléments à 7 (ou table d'addition de 7), on lance donc le dé et on annonce le nombre de points qui se trouvent sur la face cachée. Puis on vérifie (ou pas 😁).

Samedi 18 mars :


Carnaval au village. Chaque année, à cette occasion, les enfants choisissent un nouveau déguisement - cela nous permet d'enrichir/compléter notre stock petit à petit. Cette année, ils ont un peu triché, en portant leur dévolu sur ce qui ressemble plus à des peluches qu'à des vêtements (bonjour l'encombrement dans les chambres, Maman est ravie ! 😄). Louiselle a choisi une licorne, et Antonin un dragon. L'enfant se glisse dedans et on a l'impression qu'il chevauche l'animal. Cela leur plaît beaucoup ! 

Ainsi parés, ils sont allés assister à la crémation de bonhomme Carnaval, et, à travers lui, brûler le froid et la tristesse et mettre ainsi symboliquement un terme à l'hiver... J'aime ces résidus de culture païenne, je leur trouve beaucoup de sens... Et j'essaye de ne pas penser aux fumées toxiques certainement générées... Beurk ! 😂

Mercredi 22 mars


Nous recevons la petite Diane, la meilleure amie de Louiselle. Et pour recevoir Diane dignement, j'ai plusieurs cordes à mon arc. Par exemple : la dinette aux perles d'eau. Je préfère proposer cette activité dehors, car les perles sont mouillées, s'échappent facilement des contenants, et il y a du parquet partout, chez nous (qui craint l'eau, donc).

Il y en a trois qui ne craignent pas l'eau, en tous cas, ce sont les enfants qui patouillèrent avec délice sous la pluie pendant presque une heure de temps ...


Après le goûter, je propose à Diane sa première séance d'argile. C'est une jeune personne très créative, et je me doutais que cela lui plairait ! Du coup, je sais ce que je vais lui offrir pour son anniversaire, dans quelques jours... 😉

Jeudi 23 mars :


Petit jeu mathématiques n°2. Compter de 2 en 2... C'est très facile, mais on ne pense jamais à poursuivre bien loin... Le boulier a incité Antonin à compter de 2 en 2 jusqu'à 100, et je trouve qu'il faut bien cela pour remarquer les régularités et apprendre qu'on peut compter dessus (c'est le cas de le dire...). 😊

Samedi 25 mars :


Réalisation du jour : c'est sûr, Louiselle est entrée en cursive. ❤ Le geste est sûr, le sens du tracé, toujours respecté, et les lettres maîtrisées s'alignent, régulières... ❤ L'écriture de la Damoiselle promet d'être belle ! 😊

Je termine cette petite récap' mensuelle par quelques coups de cœur :


Une recette, d'abord : celle des boulettes de haricots rouges de La Walkyrie Végétarienne, qui est très plaisante à réaliser (les enfants adorent s'en charger !), et savoureuse, rapide et économique.


Notre jeu favori du moment, ensuite : il s'agit de "Quoridor", de Gigamic, version kids (de 5 à 99 ans, précise la boite). Pour moi qui suis habituée à la version classique, je peux vous dire qu'il a tout du grand : esthétisme, stratégie, simplicité des règles et suspens haletant jusqu'à la dernière ligne droite... Je vous le recommande !

Bonjour, avril ! 😊

dimanche 2 avril 2017

Steack de haricots rouges

Au vu des quelques recettes publiées sur ce blog, vous allez penser que nous mangeons des galettes végétariennes à tous les repas... Ce n'est pas le cas ! 😁

Mais : faciles à réaliser, économiques et rassasiantes, c'est vrai qu'elles plaisent généralement à tous, mêmes aux carnivores les plus endurcis, et permettent d'équilibrer une assiette sans "prise de tête". Consigner ici les recettes les plus réussies me permet d'en garder trace : je ne publie que les plats qui font l'unanimité de ma petite famille et dont je suis  pleinement satisfaite (car je suis encore ma critique la plus acerbe... 😉).

Au menu ce soir : une belle assiette végétarienne pour clôturer la semaine avec le plein de bonnes choses de saison !

Salade de jeunes pousses + choux divers vapeur et sauce soja
+ Patates douces au four, avec huile d'olive et herbes de Provence + Steaks de haricots rouges maison

Steaks de haricots rouges :

Ingrédients :

- 250g de haricots rouges cuits (éventuellement en bocal)
- 1 œuf
- 4 CS de fécule de maïs
- 1 CC de moutarde
- 2 CS de gomasio (sésame concassé et salé, en ventre en magasin bio)
- Épices au choix : paprika, cumin, curry...
- Sel, poivre, persil frais
- 3 CS de farine (épeautre, blé...)
- Huile d'olive

Préparation :

Écraser les haricots rouges à la fourchette dans un saladier. Y ajouter tous les autre ingrédients, en mélangeant bien : l’œuf entier, 4 CS de fécule de maïs, 1 CC de moutarde, 2 CS de gomasio, des épices au goût, du sel, du poivre, du persil ciselé. Ajouter enfin 3 CS de farine, pour obtenir une consistance facile à modeler avec les mains. Façonner des galettes avec les mains et faire frire dans l'huile chaude, à feu moyen/doux, pendant5 minutes de chaque côté. 

Servir avec une petite sauce au yaourt et aux herbes.

Bon appétit ! 😊

jeudi 30 mars 2017

La petite souris n'est pas passée...

Avertissement : le présent article est un récit de vie familiale, par définition particulière.
Il ne s'agit pas ici de théoriser de façon générale sur les croyances des enfants, mais de relater une expérience personnelle.


La Petite souris, ce n'est pas nous qui l'avons inventée. Elle a surgi un beau matin, dans la bouche d'Antonin, 6 ans :

"Quand on perd une dent, on la met sous l'oreiller. Et pendant la nuit, il y a une petite souris qui passe et qui dépose une pièce.

- Ah ?! Quelle histoire intéressante !", ont dit les adultes.

Son apparition soudaine ne nous a pas émus le moins du monde. Pensez-donc : nous vivions déjà avec quelques Pères Noël et une colonie de cloches de Pâques. Nous pouvions bien nous tasser un peu, la maison est grande, et cette souris, si petite !! 😊


Antonin et Louiselle se posent beaucoup de questions sur la véracité de certaines figures fantastiques. Nous avons eu droit à tout – ou presque  : est-ce que les sorcières existent ? Et les ogres ? Les géants ? Les dragons ? Il est facile pour nous de répondre que non – nul affect n'est en jeu, et je pense de toute manière qu'il est rassurant, pour les enfants, de vivre dans un monde expurgé de monstres. Mais : JAMAIS nos enfants ne nous ont demandé si le Père Noël existait. JAMAIS. Ils ont pourtant assisté à l'emballage de quelques cadeaux, et à certaines discussions à peine voilées... qui ont glissés sur eux - ils le voulait ainsi. Il ont constaté l'apparition soudaine des chocolats de Pâques avec ravissement, et en ont conclu tout seuls, sur la base apparemment non réfutable de leur culture de cour de récré, que c'étaient les cloches qui les apportaient.

Je n'ai pas pour habitude de contredire – ni même de sourire - aux tentatives d'explications du monde que déploient mes enfants. J'ai donc fait exactement ce que je fais lorsqu'ils m'expliquent le processus de la digestion ou les aléas de la météo : je n'ai rien validé, rien invalidé. D'ailleurs, les choses étaient très claires : on ne me demandait pas mon avis

Tout de même, l'année dernière, Antonin s'est demandé comment les cloches faisaient pour entrer dans les maisons, afin que les enfants puissent faire leur chasse à l'intérieur par temps de pluie. Je lui ai répondu que c'était une bonne question, et que si c'était effectivement les cloches qui faisaient le boulot, cela questionnait drôlement. La conversation en était restée là.


C'est en ce sens que j'ai parfois l'impression que nous cohabitons avec quelques créatures mythiques, malgré le soin que nous mettons, nous les adultes, à traiter ces histoires comme des histoires. Mon homme et moi disons bien, à chaque fois que nous croisons un Père -Noël : "Tiens, UN Père-Noël." (et non : "C'est LE Père-Noël !", remarquez la nuance), et nous enchaînons généralement sur une étude comparée de leurs déguisements respectifs - discussion passionnée et passionnante à laquelle les enfants prennent une large part. Pas question de préparer une collation au vieux barbu le soir du 24, de lui écrire une lettre - à laquelle il répondra peut-être ! - et de prétendre que le bonhomme voit tout et entend tout (surtout s'il s'agit de "bêtises"). Agir ainsi reviendrait pour moi à abuser cruellement de la naïveté de mes enfants et de leur appétit de surnaturel - pour dire le vrai et sans vouloir décrier les familles qui font d'autres choix, je craindrais même d'entraver le développement de leur esprit critique.


L'apparition de la petite souris ne nous a donc pas émus le moins du monde, disais-je. Mais je fus par contre véritablement ébranlée, lorsque deux jours après lui avoir donné vie, Antonin exprima pour la première fois un doute radical à son sujet. Il vint se planter à mes côtés, et lança d'un air malicieux :

"Je sais ce que je vais faire ! Le jour où je perdrai ma dent, je ne vais pas vous le dire, et je la glisserai en cachette sous l'oreiller ! Comme ça, s'il n'y a rien le lendemain, c'est que c'est Papa et toi qui glissez la pièce !".

Là dessus, mon Damoiseau fort satisfait me laissa en plan. 😶

Je dois dire que j'étais un peu sonnée : décidément, les choses ne se faisaient pas dans l'ordre supposé. Car encore une fois, rien ne m'était demandé directement. Antonin sait pertinemment que je répondrai à sa question s'il me la pose. Ce qui m'était adressé, j'en eu immédiatement conscience, c'était la question muette d'autres enfants, ces enfants auxquels on "fait croire". La stratégie avait été élaborée, peut-être collectivement, dans l'ombre d'un préau, pour obtenir la réponse refusée. Cette idée n'était pas celle de mon fils : elle circulait parmi ses copains comme une tentative de putsch dans le monde des adultes ... J'avoue que je ne peux qu'applaudir très fort ! 😊

Le lendemain, la dent d'Antonin tomba. L'évènement, passage rituel au sens fort, fut très impressionnant, avec perte de sang, handicap relatif de plusieurs heures, et tout et tout. La grande classe. Bref : la dent tombe, et il n'est bien sûr pas question pour Antonin d'en faire cachotterie à ses parents. D'ailleurs cette idée, dont j'ai tout de suite su qu'elle n'était pas la sienne, semble bien loin de son esprit à présent. Sa seule obsession (tout de suite après : "Je saigne donc je souffre. Je perds quelque chose donc je grandis.") est : glisser sa dent sous l'oreiller pour recevoir sa pièce, et ainsi parachever le rite de passage. Nous n'entendons plus, à ce stade, parler de la Petite souris. 😉


Le lendemain matin, Antonin a trouvé sous son oreiller deux petits paquets, une boite minuscule et une grande enveloppe. Il n'a rien ouvert sans nous. Il a tout emporté au salon et attendu patiemment deux bonnes heures que nous émergions du sommeil. Il avait besoin de nous, car il savait, je crois, que nous ne le laisserions pas dans le flou, et que nous répondrions à sa question.


Nous avions décidé de faire les choses bien. Les deux petits paquets contenaient un livre d'initiation à la mythologie grecque (sans doute son livre préféré depuis lors) et un adorable petit carnet illustré sur le thème des contes classiques. Ces petits présents étaient surtout le fruit du hasard : j'entasse toute l'année des babioles que je n'offre qu'à l'occasion d'une occasion (!). Mais rétrospectivement, je trouve que le hasard fait bien les choses et que le message est clair.  La perte de la première dent, et c'est l'entrée dans le monde des "grands", le monde symbolique : les grands mythes fondateurs, et les contes-reflets de notre inconscient collectif (que je lis en version la plus originale possible à mes enfants, et qu'ils ne connaissent pas tous encore, loin s'en faut, de ce fait).


Et encore : plutôt que d'emporter la précieuse dent au royaume de l'oubli, nous l'avons placée dans une jolie boite, conçue spécialement pour recevoir les dents de lait. Cette boite a été replacée sous l'oreiller, et Antonin aura à charge d'y placer les prochaines, précieusement. Il pourra à tout moment inspecter son contenu, manipuler et nommer les trésors physiques et symboliques qu'elle contient... C'est tout de même plus intéressant que si la Petite souris les emportait pour toujours, hein ? 😉

Quant à l'enveloppe, en plus de la fameuse pièce (2 euros autrichiens !), elle contenait deux feuillets :

-  J'avais mis en page, d'après une idée trouvée sur le Net (où ?) un relevé des chutes des dents de lait. Antonin a pris grand plaisir à inscrire la date de la chute de sa première dent (à l'aide de son dateur chéri reçu à Noël !), et attend avec impatience de pouvoir poursuivre le relevé... Si ce document vous intéresse, il est téléchargeable ICI.  


- La deuxième feuille était la réponse à sa question voilée : une lettre ... de ses parents. Après tout, les petites souris ont souvent coutume de laisser des petits mots aux enfants après avoir pris leurs dents... Pourquoi ne ferions-nous pas de même ?😊


J'ai eu ce matin-là la confirmation d'une chose que je savais depuis longtemps : répondre en toute honnêteté aux réponses de nos enfants n'empêche pas la féérie. Car ce fut un matin 100% magique. Antonin peut grandir en toute quiétude : nous ne lui mentirons jamais, nous répondrons toujours à ses questions (même indirectes) mais nous lui laisserons aussi la liberté de rêver. Et à chaque dent qui tombera, quel que soit son âge, il sera sûr de trouver un petit quelque chose sous son oreiller. 😊


"Comment as-tu fait ? me demanda, plein de malice, Antonin quelques heures plus tard. Pour glisser tout ça sous mon oreiller sans que je me réveille ?

- Ah, ne m'en parle pas ! Quelle frayeur ! Je n'avais jamais fait cela de ma vie, le sais-tu ? C'était une première pour moi aussi ! À un moment, tu as bougé, et j'ai transpiré, oh ! Je ne voulais pas  te réveiller, j'avais l'impression de faire autant de bruit de cent hippopotames !!".

Nous nous sourions.

Dans les yeux de mon fils, je lis un nouveau défi : "À ma prochaine dent, je ne dormirai pas, et je te surprendrai ! Et ça ne sera pas bien grave !"

Et mes yeux à moi répondent :

"Rien à faire : tu dormiras et je m'engage à ce que tu aies la surprise le lendemain... Encore que le contraire ne serait pas dramatique... N'est-ce pas ?"

N'est-ce pas ? 😉

dimanche 5 mars 2017

Au ralenti...


Il faut absolument que je vous présente le merveilleux petit kit que j'ai préparé pour Antonin : sa première dent de lait va bientôt tomber, et je souffrirai beaucoup de ne pas consacrer un article à cet évènement majeur. 😉 D'ailleurs, il faudra dans la foulée que je rédige enfin clairement notre positionnement sur la Petite souris, le Père Noël et autres Oeufs de pâques. Et que je consacre quelques jours de travail à cet article sur le "coschooling" en dormance depuis de longues semaines - ah, je tiens beaucoup à écrire également sur l'esprit comprenant selon Maria Montessori, puisque c'est d'actualité chez nous depuis quelques semaines. J'ai encore quelques recettes kid friendly topissimes à partager, ainsi que les outils pratiques que nous utilisons pour que les enfants visualisent leurs tâches ménagères à la maison. Nos boites des continents sont en pleine construction, Antonin lit couramment, est entré de plein pied en orthographe et s'intéresse à la grammaire - et quant à Louiselle...

Bon. Je crois qu'il va falloir que je renonce à tout partager si je veux vivre ma vie. 😁

Pour l'heure, je me propose un marché : je viendrai ici à chaque fois que j'aurai écrit 10 pages de mon livre en cours. Ce sera un peu comme une récompense. 😉 Dans la mesure où je travaille à plein temps, que j'ai 25 élèves à nourrir et deux enfants à écouter, je me doute bien que ces pages ne s'écriront pas vite. Et que bien des articles resteront du coup dans les limbes... Tant pis. En y réfléchissant, je ne crois pas que cela soit si grave. 😄

Ce blog va donc tourner au ralenti, comme il l'a déjà fait par le passé... J'espère que le formuler m'aidera à lâcher prise et à me concentrer sur mes autres tâches... Mais une chose est sûre : il me manque déjà ! 😟

Souhaitez-moi bon courage et à dans-pas-trop-longtemps !

mercredi 1 mars 2017

Steaks de quinoa aux champignons

À la demande de Clo, je reprends ici la publication de nos petites recettes kid friendly... Végétariennes, plutôt rapides et économiques, il s'agit, comme d'habitude avec moi, de cuisine pour tous les jours ! Si vous souhaitez mettre les petits plats dans les grands, vous trouverez d'autres sources d'inspiration... Car ma muse à moi, c'est la quotidienneté ! 😄

Voici aujourd'hui une recette qui fera avaler des champignons cuits à n'importe quel réfractaire - je sais de quoi je parle ! 😄 Et personnellement, j'ai adoré l'association avec la salade aux pois chiches, pleine de fraîcheur autant que rassasiante...

Salade frisée aux pois chiches (vinaigrette à l'huile de sésame et vinaigre de cidre)
et steak de quinoa aux champignons

Steaks de quinoa aux champignons :

Ingrédients (pour 5 à 6 steaks) :

- 5 CS de quinoa cru
- 6 CS de farine
- Bouillon de légumes maison (ou bouillon cube sans glutamate)
- 1 oignon
- 2 gousses d'ail
- 250g de champignons de Paris
- 1 oeuf
- Huile de sésame
- Epices tandoori
- Bouillon de légumes maison (ou bouillon cube sans glutamate)
- 1 CS de sauce tomate
- Thym
- Basilic (surgelé pour nous)

Préparation :

Faire cuire 5 CS de quinoa dans du bouillon de légumes en suivant les instructions du sachet.

Dans une poêle, faire chauffer un peu d'huile de sésame, dans laquelle on fait revenir une bonne pincée d'épices Tandoori, avant d'y ajouter 1 oignon haché, 2 gousses d'ail hachées et du thym au goût.

Faire revenir jusqu'à coloration, puis ajouter 250g de champignons de Paris hachés grossièrement. Laisser revenir une minute ou deux, puis ajouter 1 CS de sauce tomate (au basilic, ici, mais prenez ce que vous avez).

Dans une terrine, mélanger le quinoa, les champignons, 1 œuf et du basilic. Ajouter ensuite 6 CS de farine.

Déposer de bonnes cuillères à soupe de cette pâte, en les espaçant, dans une poêle chaude huilée. Faire frire les galettes des deux côtés, d'abord à feu moyen puis à feu doux, afin qu'elles soient à la fois dorées et cuites à cœur.

Bon appétit ! 😊

mardi 28 février 2017

Février 2017 en dix photos


En février, dans ma classe, il y eut beaucoup de vie pratique. Les activités individuelles autonomes sont à présent en place et je vais introduire le matériel de vie sensorielle à la rentrée.

A la maison, il y eut... les vacances ! Et des parties endiablées de Fundominos et de Diamoniak, de belles séances de modelage en tous genre, des transvasements de riz coloré, des dessins d'oiseaux à gogo, la découverte des échecs, celle de la Bibledes dinosaures et  des travaux au jardin,  des suées sur Bahuts Malins, la fabrication d'attrape-rêves, des chiffres et des lettres à l'heure du bain et l'introduction à la grammaire grâce aux très beaux symboles d'Hoptoys...

Et du matin au soir, Antonin lit, lit, lit... Il n'arrête plus de lire ! 😊

Dimanche 5 février :


Écriture libre avec l'alphabet mobile. ❤ La photo n'est pas jolie, il fait nuit, mais elle est chère à mon cœur ! 😉

 Quelques remarques concernant ce matériel :

- On propose l'alphabet mobile quand l'enfant connaît au moins la moitié de ses lettres rugueuses.

- Il ne faut pas hésiter à écrire des mots longs, voire des phrases, si l'enfant le souhaite.

- Et pour marquer l'intervalle entre les mots, on y lace une main, comme sur la photo. Percevoir l'unité "mot" est difficile et se construira sur la durée.

- L'enfant écrit de manière "phonétique", au début, et il ne s'agit pas de le corriger. la conscience orthographique vient naturellement un peu plus tard, lorsqu'il commence à lire.

- Enfin, l'utilisation montessorienne de ce matériel stipule de ne pas faire relire les mots. l'enfant est dans l'immédiateté, il encode, il prend plaisir à créer du sens, et se relit s'il le souhaite - mais il est essentiel de ne pas l'exiger de lui.

Mardi 7 février :


Il y a, dans ma classe de Petits/Moyens, ce vieux puzzle en bois que je trouve très montessorien : il s'agit de mettre des chaussures en paire selon leur nuance... Maintenant que mes élèves l'ont bien en main, je vais leur montrer comment grouper les nuances par couleurs, puis les ordonner de la plus claire à la plus foncée. ❤


Mercredi 8 février
 

Images séquentielles : la croissance de la jacinthe. Dégotée chez Petite Princesse, puis découpées, ordonnées et collées par Louiselle en totale autonomie. Logique, observation du monde, motricité fine, sens esthétique et plaisir - what else ? 😉

Jeudi 9 février :


Il y a un peu plus de 21 jours, un Papa d'élève m'avait gentiment prêté une couveuse et une douzaine d’œufs fécondés... Aujourd'hui, trois petits poussins sont nés dans ma classe... et ils n'ont pas eu d'autre choix que de s'apprivoiser tout de suite ! 😄

Vendredi 17 février :


17h30. 

*EXPIRE* 

Je sors de l'école. Vacances. Ça vient juste de commencer et rien que ça, c'est déjà chouette. Ça et le soleil, et la douceur de l'air.

On va bien en profiter, je vous le dis !! 🙌

Mardi 21 février :



Une p'tite voix s'élève du salon :

"Maman, écoute ça : les enfants détestent les limites, ils adorent les règles !!!".

Tout va bien, c'est Antonin qui lit Filliozat. Et il en est à la page 119.  "Il me cherche !" d'Isabelle Filliozat est bien le genre de livre à traîner un peu partout, chez nous. C'est un manuel clair et concis, qu'on aime avoir sous le coude pour y piocher rapidement un éclairage. J'y puise régulièrement, aussi bien pour mes élèves que pour mes enfants. Mon homme met le nez dedans régulièrement aussi, et il a d'ailleurs développé des "blagues Filliozat" (si, si... 😅) : à Louiselle qui réclame malicieusement un deuxième dessert, tout en sachant qu'elle ne l'aura pas, son père réplique : "ah, mais non, en fait, ce que tu veux c'est de l'amour, ma fille, c'est du contact, pas du sucre, viens ici que je te chatouille", etc. 😁

Pour en revenir à Antonin, ce n'est donc pas étonnant qu'il se mette à lire ce livre, puisqu'il l'a en permanence sous la main. En réalité, il ne lit que les gros titres, attractifs et colorés, mais met un point d'honneur à les lire tous. Et ne dédaigne pas jeter un coup d’œil aux petites BD d'Anouk Dubois. 😉

Remise de mon étonnement et de mon admiration, j'ai trouvé ça super. parce que du coup, on en parle, on explique : "Ce livre essaie d'aider les parents et les enfants à se comprendre, parce que ce n'est pas facile." Antonin s'amuse à rechercher les situations qui lui sont familières : "Moi, je ne cours pas partout en faisant n'importe quoi, mais la petite N., elle le fait dans les supermarchés. Par contre, Louiselle fait souvent comme si elle n'entendais pas, et moi, je veux toujours gagner...".

C'est clair et net : avec la lecture courante, on entre dans une autre dimension. L'âge de raison se profile... 😉

Vendredi 24 février :


Empreintes, mode d'emploi :

Proposez la peinture dans des assiettes plates, et choisissez avec votre enfant tout un tas de matériaux dans votre environnement qui permettront de laisser des traces : pots, couvercles, clipos, éponges, instant blox, bouchons de liège, cotons-tiges... Sur fond noir, c'est magique !! ❤❤

Samedi 25 février :


 C'est l'expérience classique (mais oh combien efficace) du lait coloré : remplir de lait une grande assiette plate, et verser quelques gouttes de colorant alimentaire aux couleurs variées, vers le centre de l'assiette, pas trop loin les unes des autres. effleurer la surface avec un coton-tige et remarquer comme le coton attire la couleur. Pratique pour faire des dessins...

Tremper à présent la pointe de votre coton-tige dans du produit vaisselle et plongez-le dans l'assiette... WAAAOOO !! magique, hein ? 😄 Il ne reste plus qu'à jouer librement en alternant un coton-tige imbibé et un qui ne l'est pas, et à s'émerveiller jusqu'à ce que les couleurs soient toutes mélangées... ❤

Dimanche 26 février : 


Le dessin du mois : "Buse variable", feutres, Antonin, 6 ans.

Le dessin d'observation donne à l'enfant une emprise sur le monde. On ralentit, on prend le temps d'observer finement les détails... Et on s'aperçoit que les plumes, sur le jabot d'un gros oiseau, dessinent des motifs ultra-graphiques. 😊

Lorsque j'ai commencé à proposer ce type de dessin aux enfants, j'avais un peu la crainte d'étouffer leur créativité, vous vous souvenez ?

Je n'ai plus cette peur aujourd'hui ! 😃

Lundi 27 février :


Lorsque j'étais petite, ma Maman faisait de merveilleux meubles, pour mes maison de poupées, à l'aide de boites d'allumettes, de tissu et d'épingles parisiennes... ❤ Pour perpétuer la tradition, et bien que je n'aie pas son talent, j'ai détourné deux boites d'allumettes en lit pour les marionnettes à doigts : tissu collé, oreiller et matelas de feutrine... C'est tout simple, mais les enfants adorent ! 😃

Bonjour, Mars ! 😊

lundi 27 février 2017

Conducteurs ou isolants



C'était il y a plus d'un an déjà, et notre petit matériel est toujours resté à disposition dans l'atelier depuis. Antonin et Louiselle restaient parfois plusieurs mois sans s'en servir, puis étaient pris d'un engouement tel qu'ils ne s'arrêtaient plus... Mais vous connaissez cela ! 😄

Le circuit en série n'a plus de secret pour eux ; à force de manipulation, ils ont bien compris que le courant circulait à travers le circuit, et qu'il pouvait être plus ou moins intense si on faisait varier certains paramètres (nature de la pile, nombre d'éléments en série...).

Le moment était venu de proposer une petite séance sur les notions de conducteurs et d'isolants... Et nous avons profité des vacances pour mener une petite recherche sur ce sujet pendant quelques jours.


J'ai commencé par composer une petite invitation : dans une corbeille, j'ai rassemblé un tas d'objets composés de matériaux variés (feuille d'aluminium, bracelet de perles, gomme, bâton, bague en argent, ruban, morceau de plastique et de carton...) et un petit défi rédigé sur papier. Depuis qu'Antonin est lecteur, ce type de petit mot a beaucoup d'attrait, et ceux que j'avais rédigé l'année dernière (et qu'il ne pouvait pas lire seul à l'époque) sont à présent régulièrement repris. Il les lit à sa sœur, puis ils s'appliquent ensemble à réaliser le circuit décrit par le message... 💓

Métaux

Les enfants ont également à disposition deux plateaux, sur lesquels ils trient les objets après les avoir testés : à droite les éléments qui laissent le courant circuler (métalliques), à gauche, ceux qui ne le laissent pas passer.

Bois

Bien sûr, à l'âge de mes enfants, le fait d'allumer une ampoule ou de faire tourner une hélice permet de visualiser les propriétés conductrices du matériau, bien mieux que ne le ferait un voltmètre. C'est assez magique pour eux, et l'émerveillement est au rendez-vous ! Ainsi que l'appropriation rapide des deux nouveaux termes introduits par l'expérience : "conducteur" et "isolant".

"Patafix"

En dépit de tout ce que j'ai pu lire sur Internet, notre pâte à modeler maison ne semble pas, au premier abord, conductrice... Et d'ailleurs pourquoi le serait-elle, je n'y intègre pas de poudre de fer ! 😁 Je garde cet échec dans un coin de ma tête - et reviendrai avec le fin mot en fin d'article... 😊

Mine de crayon... non graphite, visiblement 😕

J'ai eu aussi la grande surprise de constater que la mine de crayon que j'avais fournie aux enfants ne conduisait pas le courant ! Le petit effet que je comptais tirer de cette proposition est tombé à l'eau... Visiblement, de nos jours, les mines de crayons à papier ne contiennent plus de carbone... Nous en avons testé plusieurs , avant que, dans un fond de tiroir, je ne retrouve un crayon "graphite" (c'est écrit dessus !), et là...

Mine de crayon graphite

Ouf, ça s'allume ! 😊

Ne faites pas comme moi, pensez bien à vérifier la conductivité des matériaux que vous proposez avant l'activité ! 😁


J'ai longuement hésité : est-il pertinent de proposer de faire passer le courant dans un liquide lors de cette séance ?

Lorsque nous nous sommes lancés, j'étais loin de me douter de la complexité du phénomène sous-jacent... et dont l'explication est hors de portée de mes enfants. Ce sera à reproposer lorsqu'ils seront au lycée !  😁 En attendant, puisque nous l'avons fait, voici.


S'il existe des liquides qui sont d'excellents conducteurs électriques (comme le mercure), nous n'en disposons hélas pas dans notre humble cuisine... Et pourtant, ne lit-on pas partout que l'eau salée ou le vinaigre peuvent conduire le courant ?

En réalité, ce dont parlent les cours qui mentionnent ce fait, et ce que j'ai mis quelques heures à comprendre, c'est que l'eau salée est en réalité un conducteur... ionique. Elle n'est pas "intrinsèquement" conductrice, comme peuvent l'être les métaux ou le graphite. Ces derniers sont traversés physiquement par les électrons, alors que dans les liquides que nous avons à disposition, la réalité physique est bien différente : il y a une réaction, et c'est elle qui permet le flux d'espèces chargées.

Pour éviter de tremper directement les pinces croco dans l'eau (qui risquent de rouiller)...
on les fixe à des bandes de papier d'aluminium, dont on a vu lors de la première phase qu'il était hautement conducteur !

Ce qui traverse l'eau, ce ne sont pas les électrons, mais un flux d'ions - espèce chimique électriquement chargée. Les électrons qui parviennent à notre électrode d'aluminium "moins" sont gobés par les ions positifs... Le phénomène est observable : il y a création de bulles du côté de notre borne "moins" !!! 


Mais pour conserver la neutralité du système, à chaque fois qu'un ion absorbe un électron, de l'autre côté et dans le même temps, un ion négatif va déposer un électron sur la borne positive... Physiquement parlant, il ne s'agit pas du même électron, même s'il est en tout point identique au premier... mais on peut avoir l'impression que les électrons se téléportent !

On peut s'amuser à réaliser cette expérience avec de l'eau du robinet, de l'eau minéralisée, de l'eau minérale, de l'eau salée, du vinaigre...  Mais n’espérez pas allumer une ampoule d'1,5 volts avec ce dispositif ! La déperdition d'énergie dans l'eau est énorme, et avec une pile plate, vous ne parviendrez qu'à éclairer une diode (0, 3 volts)... Enfin, n'oubliez pas que, contrairement à l'ampoule, la diode a un sens de branchement : connectez la grande patte sur la borne +, sans quoi elle ne s'allumera pas ! 😊


Dès que vous observez une conduction, souvenez-vous que dans ce cas, elle témoigne de la présence d'ions, et d'une réaction essentielle à la conduite des charges. Quant aux enfants, ils ont été impressionné que l'eau ne "coupe" pas le circuit, et ils ont adoré observer les petites bulles - et les explications scientifiques, dont leurs parents discutaient âprement pendant ce temps, sont passées au-dessus de leur tête... Bien sûr ! 😊


Et la pâte à modeler, alors ? Effectivement, grâce à la présence de sel et à une réaction similaire, qu'elle peut être dite "conductrice"... Enfin, "conductrice"... : on est quand même à l'orée de l'abus de langage ! Sa résistance est en fait telle qu'il vous faudra une pile de 9 volts pour allumer une diode ! 😊 Mais sachez que c'est possible, nous l'avons testé ! Quoiqu'encore une fois, et bien que cette activité soit estampillée "pour enfant", le phénomène physique sous-jacent n'est pas compréhensible par les moins de 15 ans...

Bonne expérimentation ! 😊

(Merci à mon homme, scientifique de mon cœur, pour son assistance physique et son éclairage intellectuel lors de cette séance !) 😄