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dimanche 3 avril 2016

Journal : semaine 13/16



Quelle belle semaine !

Le printemps persiste et signe : aujourd'hui même, nous avons constaté que le myosotis commençait à fleurir, que les feuilles d'actinidias éclataient de leurs bourgeons, et que les rouges-queues étaient revenus du Sud ! 😊

Et je reprends le journal de nos petits apprentissages familiaux, brièvement interrompu à cause des fêtes de saison ... 

Les premiers mots en cursive :


Samedi en huit, j'ai été réveillée par une feuille de papier qu'Antonin m'a collée au visage à 6h du matin. J'ouvre les yeux, et je vois... ça :

OK, ça ne veut rien dire... Mais que c'est BEAU !! 😄


Son premier mot en cursive !! 😄 J'étais tellement éblouie que je n'ai même pas pensé à râler du fait de l'heure matinale, et je me suis empressée... de réveiller mon homme pour lui montrer la merveille des merveilles... Oui, avoir une femme pédagogue à l'enthousiasme délirant peut comporter quelques désagréments, parfois... 😄

Dans les faits, Antonin est encore parfois bloqué dans ses velléités, parce qu'il ne maitrise pas encore la graphie de toutes les lettres... Voici comment nous procédons pour dépasser ce problème :


Antonin choisit quatre mots dans son répertoire de dictées muettes, et les encode à l'aide de l'alphabet mobile. Jusque là, rien de nouveau.


Nous reprenons les mots un à un : de quelles lettres le premier mot se compose-t-il ? Nous retrouvons les lettres en question parmi les lettres rugueuses et Antonin se les remet dans les doigts en les repassant 3 fois chacune. Puis j'écris le mot sur un grand support plastifié (téléchargé ICI) en attirant son attention sur la taille dans lettres et leur positionnement : toutes reposent sur la même ligne (elle sont "posées sur la terre") ; certaines restent au niveau "de l'herbe", d'autres montent "jusqu'au ciel" (un peu, comme le "t" ou le "d", ou beaucoup, comme le "l" ou le "b"), d'autre plongent "dans le sol" (un peu, comme le "q", ou beaucoup comme le "g"). Antonin repasse le mot sur mes lettres. C'est le moment pour moi d'être attentive au sens de son tracé, mais tant qu'il repasse mes propres mots, il ne se trompe jamais dans le sens de l'écriture des lettres - merci les lettres rugueuses ! 😉


Antonin écrit ensuite le mot sur un lignage un peu plus serré (téléchargé ICI). Il est important à ce stade que l'enfant sache encoder les mots afin de ne pas lever le crayon à chaque lettre pour regarder le modèle : écrire "en attaché" suppose un geste qui n'est pas haché ! Ici, je suis sûre de ce fait, puisque nous travaillons sur des mots qu'Antonin sait écrire avec l'alphabet mobile. 

A ce stade, certaines "erreurs" de tracé peuvent survenir sous la plume du Damoiseau : tracer un "t" en partant du bas et non du haut, ne plus savoir à quel moment le "r" boucle, etc. Je ne laisse passer aucune de ces approximations. Nous reprenons alors la lettre rugueuse dont le tracé pose problème, Antonin la repasse trois fois avec ses doigts et revient à son travail, après avoir effacé ce qu'il n'avait pas écrit correctement.


Du fait de la grande rigueur nécessitée par ce travail, quatre mots sont largement suffisant. Au delà, l'enfant pourrait perdre le plaisir d'écrire, et ce n'est bien sûr pas le but !

Antonin est super fier d'apprendre à écrire en attaché, et sa sœur en bave d'envie quand elle le voit faire... Elle a d'ailleurs insisté pour apprendre à tracer des "l" (SA lettre !) en attaché, mais c'est encore très difficile...

Oups, voilà une boucle qui ne prend pas le bon  "chemin"...

Patience, Damoiselle ! 😉

Le pique-nique des fourmis : 


"Eau", "Herbe"...

Ayant constaté le réveil des "petites bêtes", les enfants ont décidé de préparer un pique-nique pour les fourmis, qui avaient été attirées par un fond de yaourt oublié un jour au fond du jardin. Ils ont commencé par dresser une liste (qu'Antonin s'est chargé d'écrire... en attaché ! 😄) de ce qu'ils pensaient que les fourmis aimaient manger.


 Le "pique-nique" fut ensuite préparé avec soin...


... et découpé en tout petits morceaux "parce les fourmis, elles ont des petites bouches". Ben, oui.


Bon, dans les faits, les fourmis ont carrément boudé cette collation, pourtant placée sur leur chemin... Mais les gendarmes se sont régalé ! Eux aussi sont très forts pour emporter de gros morceaux de nourriture, et ce fut très rigolo à observer... Saviez-vous qu'ils aimaient le jaune d’œuf et les croquettes pour chat ? 😄
 

Un circuit improvisé :





Très belle séance de jeu en famille autour d'une idée simplissime : j'ai construit un circuit avec deux rangées de cailloux parallèles, et les enfants se sont littéralement éclatés pendant plus d'une heure ! Leurs figurines chéries ont bien sûr été réquisitionnées pour assister au spectacle délirant des voitures roulant à toute vitesse le long de cette route improvisée. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu mes enfants jouer avec leurs petits véhicules comme cela ! A refaire !!

 

Au jardin :

 

La grande activité du moment, c'est bien sûr la réinstallation de notre potager, qui fut totalement démonté l'automne dernier lorsque nous avons arraché - puis replanté - la haie qui l'entourait. J'ai mis en place cette semaine cinq carrés potager, soit deux de plus que l'année dernière. Je me réserve des emplacements pour intégrer d'autres bacs, plus petits, et des cultures en pleine terre (pommes de terre et petits pois). Ce fut un gros travail ! Nous avons acheté deux mètres cube de terre pour renflouer la matière de notre sol, qui a tendance à se tasser (notre jardin est surélevé) ; j'ai mélangé cette terre, plutôt argileuse, avec la nôtre, plutôt humifère, et notre compost mûr. Je pense avoir obtenu un substrat de qualité, mais cela a supposé de jongler entre les trous et les tas pendant quelques jours. La bonne nouvelle, c'est que les enfants adorent les trous et les tas, et qu'ils en ont bien profité !

L'autre gageure fut de poser les carrés bien à plat sur le sol, pour éviter les déperditions d'eau par glissement. Grâce à mon niveau à bulle, le résultat est plus esthétique que l'année dernière, et les arrosages seront plus efficaces... J'apprends, d'année en année !

Et dans l'histoire, j'ai gagné quelques biscottos... 😉

L'étape la plus satisfaisante, pour les enfants, reste le semis : fleurs, carottes et salades variées... Les premières portions de nos carrés sont déjà occupées ... Même si rien n'est encore visible à l’œil nu, nos futurs légumes ont commencé leur cycle de vie... Et comme la météo s'applique à faire alterner soleil et pluie ces derniers jours, tout est parfait !

Une exploration chromatique :



Voici la petite invitation que j'ai concocté un jour où j'ai eu la chance d'être quelques heures seule à la maison (complètement dinnnngue !!!).


Toujours très inspirée par le merveilleux matériel Froebel et n'ayant absolument pas les moyens de m'offrir un tel luxe, j'aime composer parfois quelques "dons pour jouer" ("Spielbaben") s'inspirant de ce type de matériel... mais réalisé avec les moyens du bord ! C'est d'ailleurs fou comme notre matériel de base a des accointances avec le matériel Froebel... Il serait d'ailleurs amusant de rédiger un jour un article sur le sujet ! 😊

"Remnant of play", littéralement "Restes de jeux" ... 😄

Alphabet mobile :



Les digrammes sont enfin venus rejoindre nos lettres mobiles sur notre réfrigérateur !


C'est un bon "investissement" en terme de matériel : il ne coute pas grand chose (un peu d'encre pour l'impression, quelques feuillets de plastifieuse et un rouleau de scotch aimanté, dont je fais le plein en supermarché dès que l'occasion se présente - c'est là qu'ils sont les moins chers) et servira jusqu'à la fin du collège, le temps que les formes orthographiques soient fixées. Vous pouvez télécharger les digrammes et trigrammes de notre langue ICI. Si j'en ai oublié, faites-moi signe !!


N.B. : Je considère le double "l" de Louiselle comme un digramme à part entière (= deux lettres sont nécessaires pour encoder un son), mais je ne l'ai pas encore introduit, ce qui explique que la Damoiselle se serve de deux lettres bleues consécutives ici.

Un plateau sensoriel :



Je vais essayer de proposer, tout au long de la saison, des activités au couleurs printanières. Je trouve dommage de les réserver au moment de l'équinoxe, alors qu'une saison dure tout de même trois longs mois... avec des caractéristiques changeantes qu'il est bon de se souvenir d'observer.


Voici par exemple un plateau sensoriel qui a remporté beaucoup de succès : une poignée de semoule de maïs (polenta) d'un jaune tendre, sur laquelle les tracés se découpent sur fond d'aluminium ; quelques billes plates, "cubes" de bois et divers fleurs en mousse au tonalités pastelles.

Bonshommes

Les enfants y ont ajouté pierres et pétales... Et les premières compositions figuratives commencent à voir le jour, comme vous pouvez le constater ! 😄

Et d'ailleurs ! Bavez-vous comme moi, sur ces superbes mandalas que les enfants, un peu plus âgés que les miens, élaborent avec tant de grâce et de rigueur ? Je parle de CECI ou CELA, par exemple. Je guette les signes d'un intérêt de mes enfants pour ce genre d’œuvres... Et je sens que ça vient ! Dans le soin que met Antonin, lorsqu'il joue avec ses cubes, à orner ses construction de petits éléments disposés de manière symétrique, notamment...

Et cette semaine, j'ai découvert ça au salon :


Voyez-vous ? Les pommes de pin sont rangées régulièrement sur leur lit de cailloux, un peu comme la constellation de 6 sur le dé. Les ramequins ont été soigneusement alignés, à intervalles stables, et ils sont entouré de petits cailloux, disposés de manière parfaitement symétrique...

Oh, j'adore ! 😄

Bonne semaine chez vous !  😊

mercredi 30 mars 2016

L'âge de raison


L'âge de "raison", dit-on, correspond aux 7 ans de l'enfant. Je serais curieuse de savoir ce que vous mettez dans cette expression, et comment vous l'interprèteriez...

Pour moi, voici : elle me ramène invariablement à un souvenir d'enfance. Lorsque j'étais petite, je n'avais pas la télévision, et j'allais peu au cinéma. Mais je me souviens très bien d'une fois. Ma tante m'emmena voir Les aventures de Bernard et Bianca qui repassait sur l'écran d'un petit cinéma de province. A la sortie, elle me demanda comment j'avais trouvé le film. 

"Et bien, lui-dis (en substance, avec mes mots d'enfant), j'ai adoré ! Mais, vraiment c'est bizarre ! Je n'étais pas absorbée dans le film comme d'habitude... Je me voyais en train de le regarder, je suis restée extérieure, et c'est la première fois que cela m'arrive..."

Ma tante en  conclu immédiatement que je n'avais pas aimé le film, ce qui me fit de la peine, car ce n'était pas ce que je voulais dire.

Ce que je voulais dire, voilà : nous étions en 1985, j'avais 7 ans depuis quelques mois. Et je venais de faire l'expérience de la séparation.

Vrai, il me semble que l'être humain, dans l'histoire de sa vie, revit dans sa chair les différentes étapes qui ont marqué l'humanité. Ainsi, l'homme paléolithique est intégré de plein droit au monde, il vit en son sein dans une connexion naturelle. Et puis, vient le Néolithique : l'homme se sédentarise, et se coupe de la Nature pour l'exploiter. La notion de "ressources naturelles" nait. C'est la séparation - dont on sait bien aujourd'hui, au troisième âge de l'humanité, à quel point elle cristallise notre nostalgie... Ah, si nous pouvions revenir à l'état de Nature - et aux premières heures de notre vie !

A 7 ans, la séparation d'avec les parents est consommée - mais du même coup, la séparation d'avec le monde sensible est effective. C'est la raison pour laquelle je ne pouvais plus m'oublier dans un spectacle : le temps où j'étais dans le monde comme une feuille attachée à une branche, oscillant de concert avec l'univers au moindre souffle, était révolu. La communication intime n'était plus possible - et, bien évidemment, je m'apercevais qu'elle avait existé au moment où elle m'était refusée. Soudain, mon environnement n'était plus le même, puisque mon rapport profond à lui avait changé : jadis ouvert, englobant et interpénétré de toutes choses, il se trouvait à présent face à moi, opposé à moi (et peut-être même, hostile ?), extérieur, comme un film se déroulant sur grand écran.

Je pense souvent à cette anecdote, car elle est la seule trace (mais en négatif) de la nature de ma relation au monde avant l'âge "de raison". Et à présent que je suis Maman, je vois bien ce qui se passe quand je constate chez mes enfants des phases d'excitation délirantes, des colères démesurées ou des terreurs irrationnelles... "Il n'y a pas de filtre", dit-on souvent. Voilà : pas de filtre entre le petit enfant et le monde. Pas de séparation. Nous le savons, nous le sentons dans notre corps, mais nous ne parvenons plus à nous souvenir... C'était comment, déjà ? Nous voilà séparés. Le monde n'est plus, pour nous, cet utérus avec lequel nous étions en symbiose, peuplé de d'esprits et de forces invisibles auxquelles nous étions reliées - Ah, Louiselle m'en parle souvent, des forces invisibles !! Hélas, malgré mes efforts pour la comprendre, malgré quelques maigres réminiscences, elle utilise une langue étrangère pour l'adulte raisonnable que je suis devenue...

Il est plus facile, je trouve, de considérer que le bébé vit une vie différente de la nôtre. Tout en lui est là pour le dire : ses besoins, son langage et sa motricité... L'adulte est souvent saisi de respect face au bébé, qui manifeste, dans son être, d'un rapport au monde totalement autre. Il en est de même pour l'enfant entre 3 et 7 ans - et même après, mais c'est encore une autre histoire ! -, mais il est plus difficile pour l'adulte de s'en apercevoir : le jeune enfant est alors en plein processus d'individualisation, et d'imitation, et nous avons tendance à résorber ce qui nous écarte de lui. Nous disons : "Comment, cela fait vingt fois que je lui dis, et il n'a pas compris ? Mais pourquoi fait-il cela, ça n'a aucun sens !!", etc. C'est dommage : considérer leur étrangeté, et leur chance, de ne pas être séparé de l'environnement, de vivre encore dans cette unité originelle et d'appartenir de plein droit au monde naturel, nous permettrait de résoudre bien des malentendus entre eux et nous...

Je voulais écrire aujourd'hui un article sur nos activités au jardin, mais il semblerait que mes réflexions du jour aient pris un tout autre tour... 😊

Ce n'est que partie remise, profitez bien du soleil s'il passe par chez vous ! 😊

mardi 29 mars 2016

Une semaine de menus "de base" à télécharger (et goûters-dîners)


Ah, ah, je craque. Cela me manquait trop de ne plus parler cuisine et nutrition sur ce blog, alors zim-boum ! C'est officiel : la catégorie "Alimentation" est (ré)ouverte ce soir ! 😊

Si vous suivez nos tribulations quotidiennes sur Facebook ou Instagram, peut-être savez-vous que j'essaie de faire dîner mes enfants vers 17h30. Cela présente à mes yeux deux avantages de taille : d'abord cet horaire permet de sauter le goûter qui n'était vraiment pas un modèle d'équilibre par ici, ayant de plus en plus la fâcheuse tendance à se composer de biscuits industriels... Ensuite, il permet de respecter l'heure du coucher - mes enfants se levant à 6h30, ils ont besoin d'être au lit vers 19h30...

Bien sûr, j'ai une chance incroyable : mes horaires me permettent de rentrer chez moi de très bonne heure - du moins, lorsque je n'ai pas de réunion. Nous poussons généralement la porte de notre chez-nous vers 16h30 (Pas taper !! Et si ça peut vous consoler, je passe une partie de mes nuits à préparer ma classe, donc nous dirons que ceci rattrape cela...), ce qui me laisse en théorie une belle heure devant moi pour m'organiser.

Sauf que cette "belle" heure se la joue "peau de chagrin" au possible : pas question de se mettre aux fourneaux dès en arrivant ! J'ai besoin d'une transition, et les enfants aussi ! Il y a beaucoup à faire : lire une histoire tous ensemble, faire un jeu ou une activité, jouer dehors... Parfois les enfants ont simplement besoin de jouer entre eux en toute intimité, et j'ai un peu de temps pour moi pour déballer mon sac, lancer une machine ou donner deux ou trois coups de pioche au potager...

Bref, le temps passe à toute vitesse. Si bien que je ne m'attèle pas à la confection du repas avant 17h15... Autant dire que le menu a intérêt à être simple ! 😄

Pour m'aider, j'ai établi des menus "de base". Le but n'est pas de les suivre à la lettre, mais de gagner en sérénité : je peux compter sur ces menus planifiés. La liste des ingrédients qu'ils nécessitent est toujours inscrite sur notre liste de course - disons qu'il s'agit de notre "kit de survie". Et tant qu'à faire, j'ai essayé de miser sur des repas qui plaisent à peu près - c'est assez  compliqué, et si je suis affranchie de l'idée de devoir satisfaire tout le monde, je remarque que les repas sont tout de même plus quiets quand tout le monde MANGE.

Ah, c'est d'ailleurs un autre avantage du "gouter-dîner", comme nous l'appelons : il permet éventuellement d'adapter le repas aux enfants - ils se régalent de pâtes au fromage, et nous nous réservons le caviar d'algues pour notre repas à nous, que nous prenons au calme, une fois les enfants couchés.

Bref, s'ils vous intéressent, ces menus de base, prévus pour une semaine, et 100% kid friendly (quoiqu'il vous faudra forcément les adapter aux goûts de votre enfant à vous...) sont téléchargeables  ICI. Il s'agit de menus végétariens à tendance végétalienne. 

Concernant les desserts, les enfants sont libres de choisir un fruit ou une compote. Sous certaines condition, ils ont droit en plus à un "laitage" qu'il choisissent parmi une catégorie que j'impose en fonction du reste du repas : 
- Si notre repas ne contient pas de produits animaux : fromage ou laitage au lait animal.
- Si notre repas contient des produits animaux, mais pas de légumineuses : yaourt au soja éventuellement (nous en achetons 4 par semaine, et quand il n'y en a plus, il n'y en a plus, car il en est du soja comme du reste : à consommer avec modération !).

Ça a l'air compliqué comme ça, mais on s'y fait vite ! Et les enfants commencent à faire eux-mêmes le calcul : "Ah, non, il y a du fromage dans le gratin, alors pas de yaourt !!". 😊

Les "laitages" sont toujours nature et on les parfume au sirop d'agave ou au sucre complet. J'ai essayé, il fut un temps, de réaliser mes yaourts maison, mais personne ne les mangeait (et surtout pas moi, il est vrai !), alors j'ai arrêté...  

Enfin, je n'hésite pas à proposer de temps en temps (deux fois par semaine environ) des dîners sucrés. Puisque le goûter saute, c'est sans scrupule !! 😉 Et cette fois, plutôt que de se jeter, par manque de temps et faute de mieux, sur les biscuits de commerce (que nous n'achetons d'ailleurs plus, yeepee !), je prends le temps de concocter une espèce de brunch, incluant des glucides de qualité.


Voilà à titre d'exemples quelques menus "sucrés" qui plaisent à tous les coups :

- Porridge nature + mélange de fruits secs et d'oléagineux (acheté en vrac en magasin bio) proposé à part.
- Muffins tigre (à préparer la veille), raisins secs, pomme.
 - Corn-flakes au lait de riz + Banane (servie séparément) + Mélange de fruits secs et d'oléagineux.
- Fruits de saison + tartines de pain de mie tartiné de purées de noix, de beurre de cacahuète ou de Nocciolata + chocolat chaud au lait de vache ou lait de riz.
- Repas tartines de pain complet : pâté végétal, fromage, confiture. Lait fraise au lait de vache ou de riz.

Avez-vous des recettes des recettes et des astuces qui fonctionnent bien chez vous ?

Merci d'avance pour le partage ! 😄

lundi 28 mars 2016

Ambiance pascale

Table des saisons : Printemps 2016

Pas d'article "Notre semaine" pour la deuxième fois consécutive... 😄

Que voulez-vous ! C'est que les fêtes saisonnières s'enchaînent, et elles ont trop d'importance chez nous pour que j'accepte de les passer sous silence... Puisque je n'ai plus le temps d'écrire un article par jour, il me faut faire des choix !! 😄


Pour me faire pardonner, je vais essayer de transmettre ici un peu de cette ambiance si particulière chez nous cette année : pensez donc, juste une semaine entre le début du printemps et Pâques ! Nous n'avons pas le temps de toucher terre !

Et pour commencer cet article, voici les photos de notre table du printemps. 😉


Je voulais quelque chose d'ultra-frais : nous avons débarrassé notre table des morceaux d'écorce, pommes de pin, cailloux et autres poussières pour dégager sa surface carrelée. Elle reflète à merveille les jeux d'ombre des récipients de verre translucides, et ceux des reflets changeant de l'eau qu'ils contiennent. Les enfants se chargent de renouveler les fleurs et de jouer avec les figurines et les bibelots...


Contrairement aux "tables des saisons" originelles, la manipulation est acceptée chez nous. J'ai même laissé pour ce faire un large espace au centre de la table - qui accueillera sans doute, au cours des trois mois à venir, de multiples trésors rapportés du dehors... Re-bonjour, écorces, pommes de pin et poussières !! 😄 J'essayerai de penser à photographier cet espace avant de le démonter, dans trois mois, car généralement, en une saison, nos tables "de la Nature" évoluent énormément !

Malgré le manque de temps (semaine très chargée au boulot, multiples réunions et compagnie), je voulais marquer le coup par une petite réalisation - un élément de déco fait maison, que nous aurions plaisir à retrouver l'année prochaine. J'ai opté pour une modeste création en papier mâché (oui, encore !), technique que j'affectionne particulièrement, autant pour sa simplicité, que pour son côté "slow life" : chaque jour, on encolle une fine couche de papier (ici du papier de soie rose et blanc, déchiré en bandes courtes), et on attend. Il faut une semaine entière, à raison de 15 minutes par jour, pour réaliser un œuf comme le nôtre. C'est une manière de préparer Pâques de manière concrète : chaque jour, l’œuvre gagne en solidité, en volume et le cas échéant, en expressivité.

Les petits lapins ont déjà quitté la table des saisons ! Quand je vous dit qu'elle change en permanence....

L’œuf a été suspendu au-dessus de la table de notre cuisine le samedi soir, et les enfants ont pu le découvrir le lendemain matin en se levant à l'aube (comme d'habitude). Je l'avais garni de divers petits bricolages que les enfants avaient réalisé dans leurs classes, et cela les a occupé quelques quarts d'heure avant qu'ils ne se souviennent de venir nous réveiller. 😉

L'année prochaine, j'essaierai de fabriquer une couronne pascale !! 😊

Dimanche fut terriblement pluvieux et nous avons dû nous résoudre à organiser notre chasse aux œufs à l'intérieur...

"Chemin" de friandises dans l'escalier qui mène aux chambres...

C'est moins gai, mais finalement, les chambres d'enfants permettent aussi des cachettes rigolotes, et tout le monde s'est bien amusé. La semaine prochaine, nous participons à une grande chasse avec les autres enfants du village, j'espère que nous aurons plus de chance côté météo !


Depuis que je n'offre plus rien aux enfants sans circonstance spéciale, tous les prétextes sont bons pour inventer des occasions de puiser dans mon stock de petits cadeaux en attente : Pâques en est une excellente, n'est-ce pas ? 😉 Les enfants reçurent le tome 3 de L'art Kapla...

Réalisé avec l'aide paternelle ! 😉

... et un jeu de loto tout simple.


Mais la semaine de Pâques, ce fut surtout ceci : tous mes petits morceaux de temps libre au jardin, pour installer le potager. Ma bêche, mon niveau à bulle et le ciel. Je pourrais y passer mes jours...


Mais cela sera le sujet d'un article à part entière, notre jardin le mérite ! 😉

Les Pâques furent-elles bonnes chez vous ?

mercredi 16 mars 2016

Initiation à la méditation

"Si la méditation était enseignée à tous les enfants sur la terre,
nous ferions disparaitre la violence du monde en une génération."
Le Dalaï-Lama

Un petit message composé par Antonin que je découvre sur le réfrigérateur ce matin... 😉

Antonin avait deux ans lorsque j'ai acheté le très fameux Calme et attentif comme une grenouille d'Eline Snel. J'ai dévoré ce livre - il vaut sa réputation, c'est un outil de parentalité merveilleux ! Mais il m'est rapidement apparu que j'allais devoir attendre un peu pour proposer ces exercices à mon Damoiseau. Eline Snel conseille de commencer aux alentour des 5 ans de l'enfant, j'ai donc patiemment attendu mon heure...

Il y a quinze jours, la vie m'a lancé un petit signe : mon homme s'est plongé dans La méditation pour les Nuls... Je retrouve ce livre dans toutes les pièces de la maison, mon mari le traine partout en marquant les pages avec soin... Il a envie de s'initier à la méditation depuis de longues années, mais comme il n'a pas suivi de cours comme moi, ce n'est pas facile...

Bon, le moment était venu d'initier Antonin... et son Papa du même coup ! 😄

Tout a commencé mercredi dernier. Cela faisait déjà plusieurs jours que je voulais me lancer, mais le plus difficile était de trouver un moment dans la journée qu'il nous serait aisé de retrouver jour après jour, comme un rendez-vous fixe. 

Le matin ? Mmm, j'essaie vraiment que ce ne soit pas la course avant de partir au travail/chez la nounou (je n'y parviens pas toujours...), et cela nécessite de ne pas caser d'autres activités que celles de première nécessité : manger, se laver, s'habiller et essayer de lire ou jouer un peu... Je sentais que si j'ajoutais cinq minutes de méditation, nous n'allions pas nous y tenir.

Le soir, alors ? Oui, mais pas tout de suite en rentrant : nous sommes contents de nous retrouver et de retrouver notre chez-nous. Les enfants jouent, nous sortons au jardin, nous faisons une petite activité ou nous lisons des albums... C'est un moment plutôt "yang", si vous voyez ce que je veux dire, propice à l'échange, au mouvement, à l'action.

Avant le repas ? Ce pourrait être un moment parfait. Les enfants ont souvent besoin de se recentrer à ce moment, la fatigue se fait sentir... Mais c'est moi qui ne suis pas du tout disponible alors : je finalise le repas, place le couvert, range la cuisine... Je sens bien que m'ajouter une contrainte à ce moment-là ne ferait que me mettre la pression.

J'ai donc décidé de proposer l'exercice après le repas, juste avant que les enfants ne montent faire leur toilette et se mettre en pyjama. Pratiquer l'estomac plein n'est pas idéal, je sais bien... Mais cela vaut mieux que de ne pas pratiquer du tout. Plus tard, lorsque ce rendez-vous sera bien inscrit dans notre quotidien, et que notre routine, les enfants grandissant, aura évoluée, nous verrons pour trouver un moment peut-être plus propice.

Les enfants terminent leur repas vers 18h00. Leur papa rentre du travail vers 18h15, et nous méditons tous ensemble vers 18h30, pendant 4 minutes. 

Nous poussons la table basse du salon pour dégager le tapis. J'y installe mon zafu, mon homme médite assis sur un siège, et les enfants sont libres de choisir la posture de leur choix. Généralement ils décident de pratiquer assis, eux aussi, en s'installant sur les petits coussins du canapé placés par terre.

Un des enfants lance le CD : pour le moment, je propose toujours le même exercice : c'est la piste 2, une courte méditation de base de 4 minutes, joliment intitulé "La Petite grenouille" - par opposition à la méditation de base de 10 minutes, qui s'adresse aux plus grands (dès 7 ans environ). Vous pouvez écouter La Petite grenouille ICI.

Bon, et Louiselle, du coup ? En toute honnêteté, c'est difficile pour la Damoiselle de 3 ans de rester "tranquille comme une grenouille", et je m'y attendais. Nous nous sommes accordé sur le fait qu'elle était encore un petit têtard, avec ses besoins de têtard (gigote, gigote...), et qu'elle n'était pas obligé de faire l'exercice avec nous. Elle peut tout à fait prendre un livre et le feuilleter silencieusement pendant que nous faisons l'exercice si elle le souhaite.

Elle ne le souhaite pas. 😉


Mais laissez-moi vous raconter le déroulement de nos séances jour après jour, voulez-vous ?

Mercredi : je propose l'exercice aux enfants pour la première fois. Ils sont ravis... et dès les premières secondes se mettent à "faire la grenouille" avec beaucoup de conscience. Comprenez : sauter en position accroupie en coassant comme de beaux diables - et en rigolant à qui mieux mieux. Inutile de dire que je ne réussis pas  à méditer une seule seconde... 😄

L'exercice terminé, nous nous asseyons tous ensemble sur le tapis pour en parler. Les enfants comprennent qu'il s'agit d'essayer de rester calmes... Mais en seront-ils capables ? Mercredi soir, je me dit qu'il va peut-être falloir que je remise ce disque quelques mois supplémentaires...

Jeudi : L'exercice de la Petite grenouille est très attendu ! Les enfants s'installent avec enthousiasme. Cette fois, ils ne courent pas dans toute la pièce, mais s'agitent, se font des chatouilles, pouffent, puis finissent par éclater de rire... Ma méditation personnelle tombe à l'eau une seconde fois, mais il y a du mieux, non ? (Non ??)

Mon homme, qui assiste à la séance pour la première fois, n'est vraiment pas dans des conditions optimales pour débuter, c'est sûr...

Vendredi : J'insiste auprès de Louiselle sur le fait qu'elle n'est pas obligé de faire l'exercice avec nous - je pense qu'Antonin se concentrerait mieux si elle n'est pas à côté de lui. La Damoiselle ne veut rien entendre. La séance est similaire à celle de la veille, mais cette fois, les enfants cherchent vraiment une posture qui leur convienne. Ils s'agitent, s'assoient, se trémoussent, s'allongent... La posture assise sur un coussin semble être préférée d'eux deux.

Je suis heureuse de constater que le créneau nous convient bien, que nous nous y tenons pour le troisième jour de suite et surtout que les enfants y prennent autant de plaisir ! C'est un peu étonnant, non, quand on y pense ? Il s'agit tout de même de rester tranquille, ils seraient en droit de trouver ça barbant !! 

Toute à mes pensées, j'en oublie de méditer... 😄

Samedi : Prise d'une inspiration subite, je demande aux enfants de s'asseoir en se tournant le dos. La séance gagne considérablement en qualité. Les adultes parviennent à méditer quelques minutes.

Dimanche : C'est le drame. La journée a été très remplie, notre rythme est bousculé, et nous nous apercevons seulement au moment de se coucher que nous n'avons pas médité. Les enfants sont très déçus, et Antonin cherche une compensation : "Bon, Maman, demain, on n'aura qu'à le faire deux fois, d'accord ??" 😄

Lundi : Ce n'est vraiment pas mal ! Je suis fière de mes enfants, et je le leur dis ! Ils sont attentif à leur respiration, ils posent leurs mains sur leur ventre dans le dernier tiers de l'exercice pour le sentir monter et descendre comme un ballon. Pour le reste, ils frétillent beaucoup, éprouvent le besoin de faire du bruit, en soufflant brusquement, claquant de la langue ou en chuchotant, mas ce n'est pas grave !

Mardi : A travers mes paupières entrouverte, je vois mon Damoiseau en posture. Il garde les yeux fermé, la tête relâchée, basculée légèrement vers l'arrière. Ses paumes sont ouvertes vers le plafond, et reposent sur ses cuisses. Les jambes sont tendues devant lui, souples. Il ne bouge pas d'un cil pendant les 4 minutes.

Louiselle, qui a choisi aujourd'hui la position couchée, s'agite un peu, mais sans que cela soit vraiment dérangeant.

Nous prenons un petit temps, après l'exercice, pour que chacun parle  de son ressenti.

ANTONIN
Moi, quand je fais la Petite grenouille, je suis bien.

LOUISELLE, ravie de lui donner la réplique inverse, en éclatant de rire
Et moi, je me sens blessée !
😄

Voilà pour cette première semaine ! Je remarque que, dans l'ensemble, le rituel de la toilette qui vient juste après et qui est toujours un moment d'agitation extrême, se déroule plus sereinement et plus efficacement. Le livre promet des bénéfices immédiats : et bien,voilà ! 😄

Méditez-vous avec vos enfants ? Comment cela se passe-t-il chez vous ? 😊

dimanche 13 mars 2016

Notre semaine en dix photos (10/16)


Vite, vite, je commence par le plus important : n'hésitez surtout pas à tester cette recette de gâteau magique à la vanille, car oui : il est magique. Et simplissime. Je l'avais épinglé il y a quelques semaines, et c'est sûr : cette recette restera dans mon tableau "Bec sucré" pour toujours !! 😄

Ceci étant dit, bonjour ! J'espère que tout va bien chez vous ! ;-)

Voici les petites nouvelles de la semaine...


J'ai proposé à Antonin - très prudemment - d'écrire ses premiers mots en cursive. J'ai choisi les jours de la semaine (c'est cette fiche-là) parce qu'il les connait par cœur : il sait les réciter (à l'endroit et à l'envers...) depuis un an environ, et les lit quotidiennement sur nos calendriers. Il commence à s'intéresser à leur étymologie (en lien avec sa passion naissante pour l'astronomie). 

On ne donne pas ce genre d’exercice en autonomie : il faut vérifier que l'enfant respecte le sens du tracé, qui peut être perturbé lorsqu'il s'agit de lier les lettres. Car écrire "en attaché" suppose certes, d'attacher... mais aussi de savoir lever son crayon à certains endroits très précis ! 😉

Pour Antonin, je n'ai nulle inquiétude à avoir : j'ai constaté cette semaine que le sens du tracé était très bien respecté. Même quand il s'agit d'attacher un "n" à un "d" ou un "s" à un "a". On va pouvoir passer à la suite... Rendez-vous la semaine prochaine ! 😄



A propos de graphie, le Damoiseau a encore la tentation d'écrire certains chiffres en miroir... Il s'entraîne donc en prenant appui sur ses chiffres rugueux... Avec un modèle sensoriel, on voit tout de suite la différence ! 😉



Enfin, j'ai décidé d'initier Antonin à l'écriture des symboles "plus petit que" et "plus grand que" (le "égal" étant déjà connu). Puisqu'il maitrise parfaitement ces notions abstraitement, je me suis dit qu'il ingurgiterait très aisément ces outils dans une situation concrète et que ce serait chose faite. Ce qui est fait n'est plus à faire ! Avec deux bâtonnets et un matériel numérique (ici, ces bonnes vieilles barrettes de perles Montessori), il est facile de montrer matériellement que l'angle est du côté du "plus petit".

Mon objectif était simplement qu'Antonin mémorise les symboles et leurs signification : au cours de ses manipulations, j'insistais donc bien pour qu'il produise à chaque fois une phrase complète : "5 est plus petit que 9", "10 est plus grand que 3", "4 est égal à 4", etc.


Pour Louiselle, l'apprentissage de la lecture se poursuit très tranquillement. J'insiste toujours beaucoup sur les petits jeux phonologiques - pour moi, ce sont des exercices à poursuivre même après l'entrée en lecture. Ce qui est pratique, c'est que mes deux enfants peuvent à présent réaliser les mêmes exercices !! Sur la photo ci-dessus, prise sur le vif, vous voyez  la Damoiselle exécuter une danse de la joie après avoir réalisé (les doigts dans le nez) un exercice de phonologie destiné... à son frère. Il s'agissait de classer des objets et des images contenant le son [ʃ], [ɑ̃] ou [ɛ̃]. Ces sons pouvait être à l'attaque (= en début de mot), à la rime, ou au milieu-début, au milieu-fin ou au milieu-milieu...

Les doigts dans le nez, vous dis-je. 😉

Ce type d'exercice correspond à la dernière difficulté des jeux d'analyse des sons, qu'on pourrait présenter ainsi :

- Palier 1  : On tient un seul objet dans ses doigts (disons, une clef...) et on lance : "Mon petit œil voit un objet dont le nom commence par le son [k]...". Il ne faut pas hésiter à commencer ce type d'exercice dès que l'enfant sait parler, soit dès deux ans pour certains ! Il s'agit à ce stade plus de jeu de vocabulaire que de phonologie proprement dite, mais il exerce l'enfant à écouter les sons de la langue. J'ai parlais ICI pour Antonin et ICI pour Louiselle.

- Palier 2 : On choisit cette fois 2, puis 3 objets qui commence par des sons distinct : "Mon petit œil voit un objet dont le nom commence par le son [b]..." L'enfant doit cette fois discriminer : c'est "bateau", et non "chaussure" !

- Palier 3 : On choisit deux objets dont le nom commence par le même son ("train" et "taureau", par exemple), et on donne cette fois le son final à l'enfant, qui doit retrouver l'objet correspondant.

- Palier 4 : On demande à l'enfant de désigner un objet dont le nom contient un son quelconque, au début, à la fin, ou à l'intérieur du mot.

Notez que certains enfants sont plus sensibles aux rimes qu'aux sons initiaux, il faudra donc intervertir les paliers 1 et 2, bien sûr ! 😉 


Louiselle continue d'explorer la série rose... La longueur des mots ne lui pose aucun problème, elle aime piocher des cartes aux difficultés variées. Je joue alors sur le nombre de mots (point trop n'en faut, c'est un exercice encore fatiguant pour la Damoiselle !) mais il est parfois difficile de lui faire entendre raison : la Damoiselle aime quand il y en a PLEIN. 😉


Les pédagogies que j'affectionne ont ceci en commun qu'elles accordent une grande importance à la couleur. Pour le jeune enfant, les couleurs sont plus qu'une information sur les objets du monde ; elles sont une entrée DANS le monde. 😉 

J'essaie de proposer régulièrement des activités chromatiques... Mais depuis que je n'achète plus de matériel Montessori, je ruse. Voici aujourd'hui une alternative à la "3e boite de couleur" que connaissent tous les férus de Pinterest. Il s'agit de récupérer des nuanciers en double dans un magasin de bricolage (ici, c'est un Bricorama, et c'est gratuit). Le premier nuancier sert de référent, le deuxième est découpé : chaque rectangle de couleur est collé sur une pince à linge. L'enfant "met en paire" en accrochant chaque nuance à celle qui lui correspond exactement. 

C'est une très bonne activité pour affiner la perception des couelurs... et muscler les doigts en vue de l'écriture ! Parfait pour ma Damoiselle... mais qui n'est pas sans interpeller son frère... Vous ai-je déjà dit que j'aimais que mes enfants s'intéressent aux même plateaux ??
😊

Pour mémoire, la 3 boite de couleur Montessori se compose de 9 dégradés : couleurs primaires, couleurs secondaires, marron, rose, et une progression allant du blanc au noir en passant par gris. 


Jeudi, au programme, c'était : "printemps". C'est un jour sur deux, ou presque, depuis décembre, donc on a pris l'habitude d'en profiter. La veille, j'avais glissé notre sac d'explorateur dans le coffre de la voiture, ainsi qu'un petit goûter, les bottes des enfants, leurs anoraks, des chaussettes de rechange, et une mystérieuse boite en plastique. Objectif : tester notre épuisette dans le bassin tout proche, dès la sortie de l'école. Je passe prendre les enfants chez la nounou, nous garons rapidement la voiture, et sans même rentrer chez nous, partons en balade. J'avais dit aux enfants : "Vous verrez, on attrapera des cailloux, des petites algues...". Je n'osais LES évoquer, car je n'étais pas du tout certaine, au vu du froid du début de la semaine, qu'ILS aient quitté leur retraite hivernale...

ILS étaient là ! ILS ont entamé leur phase aquatique !! 😄

C'est sans appel : c'est le printemps. Ce sont les tritons qui l'ont dit ! 😉 

 
Les petits fichiers Kumon de collage (celui-là et celui-ci) ont absorbé les enfants de longs moments cette semaine. J'ai découvert cette marque de fichiers grâce à une lectrice aux bons plans (Clairette, si tu me lis), et si je suis loin de les avoir tous testés, j'avoue que je les aime beaucoup : hyper progressif et ludiques, les enfants adorent, et ils sont une vraie source d'inspiration pour préparer ma classe cette année. Seul hic : les fichiers de graphisme portant sur l'écriture des nombres (celui-là par exemple) ne peuvent être proposés tels quels à l'enfant mais doivent être retravaillés en amont par l'adulte - la faute à cette fichue graphie du 1, du 4 et du 7, qui diffère dans nos deux cultures... :-(

Dernier tuyau les concernant : Cerina (une autre lectrice aux bons plans) conseille de les acheter en espagnol sur Amazon, ils sont moins cher que leurs équivalents anglais ! Mais sachez que le délai de livraison peut être aussi plus long... Je précise enfin qu'il importe peu que vous maitrisiez ou non la langue du fichier : les exercices parlent d'eux-même... et s'adressent d'ailleurs à des enfants non lecteurs ! 😉 


L'activité artistique de ce samedi, ce fut la peinture de masques de chats offert par Papa. C'est agréable de passer le pinceau sur ces volumes ondulants... surtout quand c'est en vue de confectionner ses propres déguisements... Antonin a crée sa propre palette avec beaucoup de conscience. Les coloris obtenus par Louiselle sont le résultat de mélanges plus aléatoires, mais le résultat est tout aussi subtil, non ?

Et pour aujourd'hui, dimanche : piscine, resto, spectacle de marionnettes et goûter chez des amis ! Nous sommes rentrés épuisés mais ravis, regrettant simplement que demain soit déjà lundi... 😉 

Bonne semaine chez vous ! 😊