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vendredi 22 juillet 2016

Ecrire sur la bienveillance ?

"Les enfants, vous voulez que je vous raconte mon histoire de quand j'étais petite ?
- OUIIIII !"

Attention, ce n'est pas UNE histoire "de quand j'étais petite" : ce n'est pas une de ces anecdotes qui me reviennent parfois et dont le récit fascinent mes enfants.

Non. C'est MON histoire. Telle qu'on pourrait la résumer en quelques mots - qu'Antonin et Louiselle connaissent d'ailleurs par cœur. Je commence :

"Alors, quand j'étais petite, j'étais très très sage. Tout le monde disait : "Oh, quelle gentille petite fille, qu'est-ce qu'elle est sage !". Les gens me tapotaient la tête en me disant : "C'est très bien d'être sage, continue comme cela."

J'étais fière puisque tout le monde trouvait ça bien : je ne pleurais pas souvent, je disais "Oui, oui" à tout ce qu'on me proposait. Quand même, des fois, j'avais une émotion ou deux qui essayaient de sortir. Alors, les adultes disaient : "Oh, mais tu fais un caprice !! C'est très mal, les caprices, c'est une horreur. Une petite fille sage comme toi, quel dommage !"

Alors, pour que être sûre que les gens m'aiment toujours, je devenais de plus en plus sage.

Le problème, c'est que quand les émotions ne sortent pas, elles s'entassent à l'intérieur. On en a de plus en plus, là et là, partout : de la colère, de la tristesse, et ça gonfle, ça gonfle...".

A ce stade du récit, je mime quelqu'un qui enfle : mes joues se bombent, mes mains miment une aura malsaine autour de mon corps qui grossit, grossit...

"Et PAF !, s'exclame Louiselle. On éclate !"

"Oui, on éclate. A l'adolescence, j'ai éclaté."

 "Tu as dû beaucoup, beaucoup pleurer, alors", dit Antonin, qui sait de quoi il parle.

"Oh, oui, et j'ai beaucoup, beaucoup crié aussi. J'ai essayé de faire sortir. Personne n'y comprenait rien. Les gens disaient : "Où est passée la petite fille si sage ?"

Le problème, c'est que je me suis aperçue à ce moment-là que je ne sentais plus grand chose. Ma tristesse et ma colère était en moi depuis trop longtemps. J'avais appris à ne pas les sentir, et du coup, je ne savais plus sentir les autres émotions non plus, celles qui font du bien : la joie ou l'amour, par exemple.

Mais aujourd'hui, je m'occupe de mes émotions. J'ai fini par comprendre que  toute cette colère et toute cette tristesse venaient surtout de ce que mon père m'avait abandonnée. Ça, je le sais, mais je n'ai pas encore réussi à sortir tout le mal que ça me fait à l'intérieur. C'est de mieux en mieux mais il reste toujours, dans les petits coins, de vieilles émotions qui ne veulent pas sortir...

Souvent, elles ressortent à des moments très bêtes : quand je dois faire du ménage et que je n'ai pas envie, par exemple. Alors, à ce moment-là, vous vous mettez à courir en criant, et je me fâche très fort. En réalité, ce n'est pas parce que vous courrez que je me fâche. Ce n'est pas non plus à cause du travail que j'ai à faire. C'est juste une vielle émotion qui essaie de sortir... et qui n'y arrive pas comme il faut !

En tous cas, ces émotions-là, ce sont les miennes, pas les vôtres. Je m'en occupe. C'est du travail, ça va me prendre du temps, mais je m'en occupe. 
Vous, vous avez vos émotions à vous. Vous vous en occupez. Et je trouve, moi, que c'est très important de les faire sortir, tous les jours, pour ne pas qu'elles s'entassent."

***


On me reproche souvent par ici de ne pas écrire sur l'éducation bienveillante. Cela m'interroge autant que cela m'amuse, car pour moi, j'ai l'impression de ne faire que cela ! 😄

Qu'est-ce qu'écrire sur la bienveillance ? 

Écrire sur la bienveillance, ce n'est pas... peaufiner de beaux tableaux bien lisibles, bourrés de conseils décontextualisés, qui feront un tabac sur Pinterest, du genre : "10 encouragements à prodiguer à mon enfant" ou "15 idées pour se reconnecter après l'école" ? Je suis comme tout le monde, j'adore ce type d'articles, mais sérieusement, vous me voyez dire à mon fils :

"Attends, attends, tu vas te mettre en colère, laisse-moi retrouver la liste des "10 réactions à avoir face aux colères de votre enfant", et ne commence pas sans moi !" ? 😄

Écrire sur la bienveillance, ce n'est pas... s'ébahir de ce que les parents "non initiés" font de travers. Mais pourquoi croyez-vous que ma voisine n'est pas bienveillante ? Parce qu'elle a envie de faire du mal à ses enfants, de les élever de la pire manière qui soit ? Tenez, c'est cela, lorsqu'elle est tombé enceinte, elle s'est dit : "Cet enfant, je vais le frapper et l'humilier, je vais m'amuser comme une folle...". Allons. L'unique barrage à la bienveillance, nous le connaissons tous, c'est nous-mêmes. Cette femme a été battue, insultée dans son enfance, et le spectacle de son propre enfant, qu'elle aime pourtant plus que tout au monde, lui est en réalité insupportable. Son fils la renvoie à ses propres besoins d'enfants qui n'ont jamais été pris en compte, à sa vulnérabilité, dont son entourage adulte a abusé... Et que fait-elle ? Elle fait ce qu'on lui a fait pour ne plus voir ce qui la fait tellement souffrir, car en réalité elle est littéralement menacée dans son intégrité par cette souffrance. Et elle hurle, et tape. Qui oserait lui lancer la première pierre ! Certainement pas un parent bienveillant, n'est-ce pas ? Car la bienveillance ne s'adresse pas qu'aux enfants, mais aussi aux adultes qu'ils deviennent...

Bon, je ne vois qu'une voie possible : écrire sur la bienveillance, c'est se pencher sur son histoire propre, comprendre ce qui dérape quand on n'est pas le parent qu'on voudrait être, le formuler et se pardonner. 

Écrire sur la bienveillance, c'est écrire sur soi, et voilà sans doute pourquoi je ne sautais pas le pas. 

Bon, en même temps, maintenant c'est fait. 😉

Mais je doute, du coup, que cela réponde à vos attentes... ! 😄

lundi 11 juillet 2016

De nos mains


Mes souvenirs d'enfance sont nombreux et précis. L'image la plus récurrente,  celle qui domine le vaste paysage hétérogène des 18 premières années de ma vie, la voici : ce sont les mains de ma mère


Ma mère, lorsque je lui rendis visite la semaine dernière, s'est encore défini elle-même comme quelqu'un "d'essentiellement créatif". Ce que je confirme. Voilà 38 ans que je vois ses mains voler à diverses tâches : du petit bricolage aux travaux de force (exécutés avec une opiniâtreté surprenante chez ce petit bout de femme de 50 kilos), des "travaux de dame" au  jardinage - et puis l'écriture, l'écriture, l'écriture... C'est comme si, à force de vivre à ses côtés, mes mains avaient contracté le même virus. Et parfois, lorsque je les vois s'agiter devant moi comme si elles ne m'appartenaient plus, dans ce détachement si particulier que procurent les tâches créatives, il me semble que ce ne sont pas mes mains, mais les siennes qui agissent ainsi...


Antonin a récemment fêté son demi-anniversaire. Comme d'habitude, j'étais très en retard pour la confection du petit cadeau maison que (du moins, j'essaie !) je m'applique à fabriquer pour chaque fête significative. J'avais opté pour ce tutoriel-là, qui a fait mainte fois le tour de la toile et qui me semblait correspondre : 1. aux intérêts du Damoiseau. 2. à mon idéal esthétique en matière de jouets. 3. à mes piètres talents de couturière. Puisque j'étais en retard, je n'avais plus de raison de me cacher, et je décidais de coudre nos petites fraises en feutrine sur un coin de table, dès que l'occasion se présenterait de sortir ma boite à ouvrage.
 

Lorsque je commencé à coudre, je me suis mise à penser à ma mère, à ses mains fines et mates, aux veines proéminentes. Je les ai vues comme je les voyais enfant : comme leur geste expert m'impressionnait ! Je me suis souvenu de cette maison de poupée qu'elles avaient fabriqué à partir de matériaux de récupération, et de cette robe qu'elles avaient cousu en exemplaires jumeaux, une pour Maman et une pour moi, alors guère plus âgée que Louiselle aujourd'hui... Et de ces romans pour enfants que je leur inspirais sans doute, et dont Maman me lisait de longs extraits lorsqu'elle estimait qu'ils en étaient dignes, et cette terrasse de jardin que ses mains creusèrent seules, dont elles construisirent seules les fondations à partir de matériaux locaux - sable et galets, pierres diverses...

Et puis j'ai continué à penser à ma grand-mère. Hélas, je ne revis pas ses mains à l'ouvrage, dont je ne serais bien incapable de dresser un portrait. Mais je sais que ce furent des doigts de fée. Née en 1910, ma grand-mère connaissaient les secrets des jeunes filles d'alors : trousseau de mariée, layette, dentelles et broderies si fines, que je les croyais réalisées par de petites souris. Les mains de ma grand-mère, mariée en 1938, connurent, hélas, aussi un autre sort : laver le linge de 8 personnes à la cave dans l'eau glacée... Ses doigts se couvrirent d'engelures qui laissèrent des dommages irréversibles...

Au fil de ma rêverie, j'ai commencé à remonter un arbre généalogique imaginaire, et j'ai pensé à mes ascendantes, et à leurs mains. Il m'a semblé voir leurs fantômes se superposer à mon souvenir d'enfance - ma mère expliquant à la petite fille que j'étais alors : "Tu piques l'aiguille droite dans ma première maille en la passant sous l'aiguille gauche...". J'ignorais alors que j'apprenais bien plus qu'un point de base. Mais aujourd'hui, lorsque je croise le regard de mes enfants sur mes mains, je sais.


Ce que j'ai appris alors, ce sont mes mains qui l'ont appris. J'ai souvent eu, cette sensation, dans ma vie, que mes mains savaient mieux que moi. Par exemple, lorsque je passais un examen important, elles prenaient les rennes. Ce sont elles qui décident de chaque mot à chaque article que j'écris. J'ai longtemps hésité à m'autoproclamer, à l'instar de ma mère, "essentiellement créative" sous prétexte que je n'ai pas de machine à coudre, que mes tricots sont rarement finalisés et que je ne peins plus pour le moment... Un comble pour quelqu'un qui vit l'appareil photo à la main et qui saute sur son clavier pour écrire dès que trois minutes se profilent dans son emploi du temps...
😄

Et lorsque j'ai suivi, point par point, ce modeste tutoriel de petites fraises en feutrine, mes enfants m'ont regardée : avec incrédulité, d'abord (comment une fraise allait-elle naître de ce morceau de tissu plan ?), puis avec étonnement. Je me suis sentie magicienne, détentrice d'un savoir ancestral... Louiselle a demandé à coudre elle aussi, bientôt rejointe par Antonin, qui montra alors une opiniâtreté digne de sa grand-mère. Cet après-midi-là, retranchés dans la cuisine pour cause de canicule, nous avons cousu, et le Damoiseau réalisa une fraise de A à Z. Mes enfants ont regardé le mouvement de mes mains et leurs mains ont appris. Certes, les doigts de Louiselle se fatiguaient parfois, et ceux d'Antonin oubliaient de tenir l'aiguille par le chas, ce qui faisait que l'aiguillée se défaisait à chaque point. Nous ne parlions pas beaucoup, mais la connexion était tangible. Et sans doute, au dessus de nos têtes, mes ascendantes (et ascendants ?) observaient la scène avec approbation.


Bien sûr, lorsque je crois voir, dans un mirage, les mains de ma mère en lieu et place des miennes, je m'interroge : quelles parties de moi seront effectives chez mes propres enfants ? Il y aura entre eux et moi autant de différences qu'entre ma mère et moi - un gouffre.  Mais leurs mains auront appris, par la pratique, quelque chose des miennes. Sera-ce le tricot, la cuisine ou la photographie ? 

L'avenir le dira. Pour l'heure je suis flattée du regard qu'ils portent à mes gestes. En tant que parent, je distille un amour qui me dépasse. 😊

mardi 5 juillet 2016

C'est l'été ! Une semaine de menus végétariens

Me revoilà, après une petite pause bien méritée ! Mais je n'ai pas cessé de penser à vous, voyez plutôt :  la semaine passée, j'ai soigneusement consigné et photographié tous nos repas afin de les partager ici. Ouvrir l'été en s'ouvrant l'appétit, c'est une bonne idée, non ? 😉

Alors, comme d'habitude, c'est du simple, du rapide, du consensuel - peut-être pas le type de menus que vous présenterez à votre belle famille dimanche prochain, certes. Il s'agit ici de cuisine quotidienne, et la gageure n'est pas d'épater la galerie, mais de tenir un budget, de résoudre les délicates équations diététiques, et, si possible, de ne pas trop déplaire aux jeunes convives de moins de dix ans. J'ajoute que chez nous, nous mangeons bio et local à 80%, et végétarien à 100%. Les proportions des recettes suivantes correspondent à l'appétit d'une famille de quatre (deux enfants, deux adultes) pas très gros mangeurs. Généralement, il y a des restes, qui me servent de base pour ma gamelle du midi.

Vous trouverez en fin d'article quelques précisions sur nos desserts et nos petits déjeuners. Enjoy, et n'hésitez pas à communiquer vos recettes phares de l'été, vos tuyaux me sont toujours d'une aide précieuse ! 😊

Lundi, dîner :

Pâtisson sauté à l'estragon

- Pâtisson sauté :

Laver un petit pâtisson, le couper en fines lamelles (sans l'éplucher). Faire sauter dans une marmite avec 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, une gousse d'ail émincée, du sel aux herbes et un brin d'estragon. Remuer très fréquemment, et stopper le feu lorsque les légumes sont bien tendres.

- Riz aux lentilles corail :

Faire cuire ensemble un gros verre de riz complet et 1/2 verre de lentilles corail dans de l'eau salée. Agrémenter de cœurs d'artichauts en bocal et de 2 cuillères à soupe de l'huile de marinade des artichauts.


Mardi, dîner :


Melon

- Melon.

- Salade du jardin parsemée de feta, de poivre rose et de feuilles de menthe. Vinaigrette : huile de pépins de raisin, citron, poivre. Servir avec de la levure de bière.

- Pâté végétal et pain complet.

Mercredi, déjeuner :

Salade du jardin

- Galettes aux flocons de céréales :

Faire frémir 250 ml de lait de soja avec une pincée de sel, du poivre et quelques épices. Verser sur 500 ml de flocons "5 céréales", et laisser reposer dix minutes. Ajouter deux œufs, mélanger et faire frire cette pâte par petites quantités (une ou deux cuillères à soupe) dans de l'huile d'olive.

- Tomates au four :  

Faire tremper une petite poignée d'algues en paillettes (magasin bio) pendant 10 minutes, les égoutter. Les faire revenir avec 2 gousses d'ail écrasées et 3 cuillères à soupe d'huile d'olive. Hors du feu, ajouter 3 grosses cuillères à soupe de poudre d'amande (ou de chapelure), saler avec du gomasio (graines de sésame concassées et grillées, salées, en magasin bio), poivrer légèrement, et mélanger. Couper 4 belles tomates en deux, et les disposer dans un plat allant au four, côté tranché vers le haut. Recouvrir généreusement du mélange à base d'algues, et verser un fond d'eau au fond du plat. Enfourner 30 minutes à 210°C (th. 7). 

- Salade verte du jardin. Vinaigrette : huile de sésame, vinaigre balsamique, sel aux herbes. Servir avec de la levure de bière.

Mercredi, goûter : 

Energy Balls à ma façon
Energy Balls à ma façon :

Placer un à un les ingrédients suivants dans le bol d'un mixeur, en mixant entre chaque ajout : 60g d'amandes, 6 dattes dénoyautées et émincées, 60 ml de noix de coco râpée, 60 ml de graines de tournesol, une grosse cuillère à soupe de purée d'amandes, une cuillère à soupe d'huile de coco, 60 ml de raisins secs. Verser la préparation obtenue dans des moules à muffins (une cuillère à soupe par alvéole) et réfrigérer (le mélange se solidifie alors). Démouler et conserver au réfrigérateur jusqu'au moment de consommer. Ces proportions permettent de réaliser 8 à 10 "balls" (qui, certes, ne seront pas rondes...).

Mercredi, dîner :

Taboulé de quinoa

- Panisse (achetée toute faite en magasin bio) tranchée et grillée à la poêle dans un peu d'huile d'olive

- Taboulé de quinoa :

Faire cuire 100g de quinoa français, en respectant le protocole décrit ICI. Faire tremper 2 cuillères à soupe de raisins secs bio dans de l'eau pendant 15 minutes avant de les égoutter.
Verser le quinoa tiédi dans un saladier, et l'égrainer à la fourchette. Ajouter 2 grosses tomates lavées en dés, 1 petit concombre lavé en dés, une dizaine de feuilles de menthe et deux brins de persil ciselés, 4 cuillères à soupe d'huile d'olive et le jus d'un citron
Réserver au frais avant de consommer.

Jeudi, dîner :

Récolte du jour : deux belles courgettes de Nice du jardin !

- Petit gratin de courgettes sans fromage :

Faire cuire les légumes choisis à la vapeur pendant dix minutes : un oignon épluché et émincé, une grosse courgette (celles de mon jardin pèsent 800g environ) lavée et émincée. On peut aussi ajouter des rondelles de pommes de terre en cas de gros appétit. 
Dans un plat à gratin huilé, déposer les légumes et des tranches de tomates fraîches (facultatif). Disposez sur le dessus des rondelles de saucisse de tofu.  Parsemer d'herbes de Provence, arroser d'un filet d'huile d'olive et d'un verre d'eau additionné de sauce soja. Saupoudrer de chapelure et enfourner une bonne heure à 180°C (th. 6).

 - Riz tandoori : 

 Faire chauffer 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, verser 2 verres de riz basmati en pluie et laisser cuire quelques minutes jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Verser 2 cuillères à soupe d'épices tandoori, couvrir de 4 verres d'eau, couvrir 5 minutes, puis retirer le couvercle jusqu'à absorption totale de l'eau.

 Vendredi, dîner :


Crêpes de sarrasin


- Crêpes de sarrasin :

Saler 125g de farine de sarrasin d'une pincée de sel. Mélanger 1 œuf battu à 1/4 litre de lait végétal (soja, avoine...) et verser sur la farine en battant vigoureusement, jusqu'à obtenir une consistance de pâte à crêpe. Laisser reposer une heure si possible avant de cuire les galettes. On obtient environ 6 crêpes avec ces proportions.
Farcir de mozzarella bien poivrée, d'oignons hachés frits et de tomates cerises coupées en deux et revenues rapidement dans la poêle avec les oignons (variante pour Antonin : jambon végétal et mozzarella).

- Salade verte du jardin.

Samedi, déjeuner :

Salade du jardin

- Melon.

- Salade du jardin parsemée de feta, de graines de courge, de chia et de pignons de pin. Vinaigrette : huile de noix, citron, poivre. Servir avec de la levure de bière.

- Omelette aux pommes de terre et aux oignons, sel, poivre.

Samedi, goûter :


Smoothie extra-frais à la banane :

Astuce : Nous épluchons, coupons en rondelles et congelons individuellement les bananes trop mûres avant de les perdre. Elles constituent ainsi une excellente base pour des goûters d'été rapide : mixez ensemble deux bananes congelées et un verre de lait, et vous obtiendrez une glace instantanée. Si vous ajoutez trois verres de lait à vos deux bananes, voilà un smoothie glacé. Agrémentez ces recettes comme bon vous semble... Voici un exemple.

Mixer ensemble dans un blender, en mixant entre chaque ajout : 2 bananes congelées en rondelles, 1 tasse de lait (animal ou végétal), 2 cuillères à café de chocolat en poudre, 1 cuillère à soupe de miel, de sirop d'agave ou de sucre complet, 1 cuillère à soupe de graines de chia, 1 cuillère à soupe d'huile de coco, 1 cuillère à soupe de purée d'amandes. Ajouter 2 autres tasses de lait, et mixer jusqu'à émulsion.

Si vous n'avez pas de blender, vous pouvez utiliser un mixeur plongeant pour réaliser cette recette.

Samedi, dîner :

Pizza express

Pizza express :

Dérouler une pâte feuilletée du commerce (sans huile de palme !), et la recouvrir d'une fine couche de purée de tomates. Verser quelques gouttes de pesto par-ci par-là. Couper une petite courgette en fine tranche à la mandoline, et disposer joliment sur la purée de tomate. Couper en morceaux quelques tomates séchées et quelques olives noires et en parsemer la pizza. Disposer quelques cœurs d'artichauts marinés. Enfourner pour une quinzaine de minutes à 180°C (th. 6).

Dimanche, déjeuner :

Salade multi-céréales et brocolis

- Pastèque.

- Salade multi-céréales et brocolis :

Faire cuire 100g de couscous multi-céréales selon les instructions du paquet. Couper un brocolis en bouquet et le laver, le cuire rapidement à la vapeur (il doit rester croquant et d'un beau vert flashy). Faire tremper 50g de raisin secs dans de l'eau ou du thé. Préparer la vinaigrette en mélangeant 1 cuillère à café de moutarde, un trait de jus de citron, 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre et 3 cuillères à soupe d'huile d'olive. Mélanger le couscous refroidi et égrainer à la fourchette, les brocolis, les raisins égouttés et la sauce. Parsemer de graines germées.

Dimanche, goûter :

Muffins bananes/courgettes


Muffins bananes/courgettes :

Râper 1 petite courgette (entre 50 et 100g) et l'écraser grossièrement à la fourchette avec 4 bananes bien mûres. Ajouter 7 cuillères à soupe d'huile végétale neutre (ici, pépins de raisin), 3 œufs, 60 ml de lait d'avoine, 1 yaourt nature (soja ou vache) et 200g de sucre. Battre la pâte au batteur à œuf, jusqu'à ce que les bananes se défassent. Ajouter ensuite 250g de farine bise (T 80) et 150g de farine de riz, un sachet de levure chimique, ainsi qu'une pincée de sel, une pincée de muscade et de la cannelle et de l'extrait de vanille au goût. Battre à nouveau. Verser dans des moules beurrés, et disposer quelques morceaux de chocolat concassé sur le dessus. Cuire 30 minutes à 180°C (th. 6). Adapter le temps de cuisson à la taille des muffins, les miens sont assez gros : deux cuillères à soupe et demie de pâte dans chaque moule. Ces proportions permettent de faire une quinzaine de gros muffins, j'en congèle la moitié.

Dimanche, dîner :

Tagliatelles, sauce au lupin

Tagliatelles, sauce au lupin :

Faire cuire 350g de pâtes selon les instructions du paquet. Faire revenir à la poêle dans un peu d'huile d'olive un oignon et une gousse d'ail hachés pendant cinq minutes Ajouter à mi-cuisson 200g d'émincé de lupin, faire revenir encore en surveillant la coloration, puis ajouter 300g de tomates cerises coupées en morceaux, du sel et du poivre. Laisser cuire quelques minutes, puis verser sur les pâtes bien chaudes. On peut saupoudrer éventuellement les assiettes de parmesan râpé.

Photo qui n'a rien à voir, mais j'aime photographier mon potager nourricier... 😄

La question des desserts : 

Les enfants sont toujours libres de choisir leur dessert : fruits frais, laitages (de soja ou de vache), compotes. En été, nous avons parfois des glaces, mais ce n'est pas systématique. Mon homme prend du fromage assez souvent, et les enfants en mangent généralement volontiers avec lui. Pour moi, je me passe facilement de tout cela, je n'ai plus faim après une grosse assiette et je ne suis pas "bec sucré".

Nèfles du Japon du jardin

La question des petits déjeuners :

Jusqu'à très récemment, les choses étaient simples, puisque les enfants prenaient invariablement le même petit déjeuner. Il s'agissait d'une bouillie archi-complète dont je vous donnais la recette ICI. Mais hélas, il semblerait qu'ils commencent à s'en lasser, même si Antonin s'en fait encore très régulièrement. La découverte de la brioche industrielle que mon homme s'achète depuis peu n'est certainement pas pour rien dans ce changement d'habitude, snif, snif. 

Ma problématique devenait alors : comment les encourager à manger sain le matin, sans pour autant jouer la mère castratrice - du type : "Nan, tu n'auras pas de brioche, c'est même pas du vrai beurre dedans, et puis c'est bourré de diglycérides d'acides gras, d'esters monoacétyltartriques, de propionate de calcium et d'acide ascorbique, dont j'ignore absolument tout et surtout si ça se mange !!". Ma solution : mettre PLEIN de choses sur la table. Noyer la brioche dans le reste, en quelque sorte, et faire confiance aux enfants quant à leurs choix. Cela marche assez bien, et j'adore ces tables du matin remplies de bonnes choses dans lesquelles chacun pioche à sa guise et en toute autonomie.

Sur notre table du matin, il y a :

- De quoi faire des tartines. De la brioche, donc, puisque c'est la seule chose que mon homme parvient à avaler le matin. Mais aussi du pain. Et pour mettre dessus : du beurre, de la confiture, des purées d'oléagineux, du beurre de cacahuète, du chocolat à tartiner Nocciolata. 

- Des céréales : All-Bran, muesli croustillant aux fruits rouges (le préféré de Louiselle), corn flakes sans sucre ajouté (le préféré d'Antonin), mueslis divers selon le stock, et, à l'occasion, une gâterie : des céréales bio fourrées au chocolat ou des boules bio au miel. Avec cela, du lait de riz ou de vache, et/ou des laitages (yaourts, fromage blancs...).

- Des fruits. Perpétuellement boudés par Antonin, mais dont Louiselle se régale.

- Des jus, des laits (et du chocolat en poudre), de l'eau. Bien que je montre l'exemple, je n'ai pas encore réussi à convertir mes enfants aux infusions...

Il me reste à vous souhaiter un bon appétit... et bien sûr, d'excellentes vacances (YEEEE-AAAH !) !!! 😄