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vendredi 23 février 2018

Education sexuelle {3-7ans}

"Maman, Comment on fait les bébés ?", Soledad Bravi

Ah, le vaste et beau sujet !!

Il me semble qu'en la matière (comme dans d'autres ...), on est toujours en tant que parents, pétris de doute ...  

Tenez, par exemple : j’ai la certitude, rétrospectivement, que lorsque j'étais enfant, ma Maman m’a assénée toute cette histoire de « Comment on fait les bébés » un peu trop tôt. Bon, c’était fait avec beaucoup de tact, avec toute la poésie requise (je me souviens encore du parallèle avec le miel et les abeilles …). N’empêche que moi, je n’avais rien demandé. Et si je n’ai pas été, au sens propre, traumatisée, je sais que ça m’a travaillée ... À un âge et dans un contexte où je n’aurais pas dû l’être. 

J’avais exactement l’âge de mon fils aujourd’hui. Sept ans depuis quelques semaines. 

Antonin, lui, ne pose aucune question. Il faut dire qu'il a un parcours d'apprentissage bien différent du mien. Le fait d'avoir une sœur quasiment du même âge dont il est inséparable (sorte d'alter ego du sexe opposé), et un couple de parents amoureux (et démonstratifs, hum, hum) font qu'il a forcément des connaissances plus exhaustives sur la sexualité que moi au même âge. 

Antonin, donc, ne pose aucune question. Dans un premier temps, je me suis dis : « Ben, oui, il est encore petit, et puis, il sait déjà beaucoup de choses. ». Ça c’est vrai : par exemple, la copulation du gendarme (je parle de l’insecte, hein!) n’a aucun, mais alors AUCUN secret pour mes enfants. 😀

Et puis j’ai eu un doute. Peut-être que l’absence de question vient d’une gêne. Cette même gêne que j’avais ressenti, moi, quand on m’a « assénée », et que mon enfant ressent à travers les générations. Il faut dire que j’avais son âge … Un enfant sait ces choses-là et a tendance à revivre le sentiment que son parent vivait au même âge que lui, même si cela ne correspond pas à son vécu – même si on ne lui en jamais parlé. 

Bref, tout ça pour dire : il y a ce fabuleux livre 👆. Que nous avions déjà emprunté il y a quelques années (mais les enfants étaient trop jeunes). En tout cas, mon homme et moi, on avait ADORÉ. Tout y est : la tendresse, l’amour, un tout petit soupçon de technicité - mais surtout beaucoup beaucoup d’amour, parce que je crois que ce qu’un enfant a surtout besoin d’entendre quand il pose la question « Comment on fait les bébés ? », c’est la réponse à son origine. Et cette réponse est : « L’amour. Le désir. Le désir de toi, mon chéri, tel que tu es. Mon enfant aimé et désiré. »

Ah, il y a quelques cigognes, aussi. Lisez-le, c’est tordant. 😄 Attention, ce n'est pas du "clef en main" ; c’est un livre « ouvert » dont chacun fera ce qu’il voudra en fonction de ce qu’il est.

Je l'ai lu ce soir à mes enfants. Et laissé la conversation nous mener là où elle le devait.

 (Nous n'avons pas parlé de miel et d’abeilles cette fois-ci … 😉)

Et sinon ... Allez, sans tabou : je jette en vrac tout ce que deux enfants de mon entourage proche (que je ne citerai pas ici afin de préserver leur intimité) ont pu m'apprendre sur la sexualité enfantine depuis leur naissance (toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé est totalement fortuite).

1. Vers ses 3 ans, il y eut la grande interrogation d'une certaine petite fille : "Et pourquoi je ne peux pas faire pipi debout, moi ?". Il y eu même quelques essais. Relativement infructueux. La science a donc raison sur ce point, semble-t-il.

2. Et depuis plusieurs années, cette question récurrente : "Pourquoi les hommes ont-ils des mamelons ?". Mes enfants savent parfaitement à quoi "servent" ceux des femmes, biologiquement parlant ... Mais les hommes ? J'avoue que je n'ai jamais été capable de répondre à cette question ...

3. Dans une fratrie, la curiosité sexuelle se manifeste à grand renfort de rigolades et de jeux. Bien veiller à ce qu'aucun enfant ne pâtisse du jeu. Bien rappeler à chacun que son corps lui appartient et que personne n'a le droit de le toucher sans son consentement. Pour le reste, les enfants vérifient parfois entre eux ce qu'ils ont cru comprendre. Ne surtout pas transposer notre sexualité d'adulte sur la leur.

4. Poser, dès les 3 ans de l'enfant environ, l'interdit de l'inceste : on ne se marie pas entre frère et sœur, et on ne se marie pas avec Papa ou Maman. C'est interdit. Mais on a quand même le droit de s'aimer très fort. 💓 Chez nous les gestes réservés aux amoureux (comme s'embrasser sur la bouche) sont clairement identifiés, et souvent réaffirmés.

5. J'ai découvert aussi que répondre sans gêne est parfois difficile pour l'adulte. C'est stupide, on le sait, mais c'est comme ça. Trop de générations refoulées parlent à travers nous. Lorsqu'un sentiment négatif s’immisce (honte, embarras, refus ...) entre la question de notre enfant et notre réponse, il le sent. Je crois qu'il vaut mieux alors dire très simplement : "Excuse-moi, j'ai été gêné(e) une seconde parce qu'on ne m'a pas appris à répondre à ces questions-là. Mais ta question est une belle question,  et je vais te répondre du mieux que je peux."

6. Il faut toujours répondre à une question d'enfant. Toujours. Sinon ce sera la cour de récré qui s'en chargera, et là ... Je ne gage plus de la scientificité des faits. 😉

7. Papa et Maman doivent parler "sexualité" à Garçon et Fille. Chacun le fera différemment, avec ses mots et son vécu. L'enfant a besoin des deux sources d'explication.

8. Bien expliquer (dès 3 ans, voire plus tôt) aux enfants des deux sexes que le sexe de la fille est sous les grandes lèvres. Le sexe féminin est composé des mêmes parties que le sexe masculin, même si elles n'ont ni le même aspect ni les mêmes noms. La différence majeure est que le sexe du garçon est extérieur, alors que celui de la fille est caché. Ne jamais laisser dire que "La fille n'a pas de zizi", mais reprendre, patiemment, les choses : "Si, mais il est derrière les grandes lèvres".

9. Proposer à sa fille d'observer ses propres parties génitales avec un miroir (pour le coup, c'est la Maman qui s'y colle, si possible) et nommer chaque partie anatomique, scientifiquement. On peut proposer vers 4 ans, et laisser l'enfant s'emparer de la proposition quand il est prêt.

10. Parler des règles librement aux enfants des deux sexes. Bon, dans la mesure où les miens me suivent assez librement partout où je vais 😁, ils ont compris il y a bien longtemps que parfois, il y avait quelque chose de bizarre. Montrer les serviettes hygiéniques ("Oh, c'est trop mignon ! C'est comme des couches pour les Mamans !" - "Euh, moui, bon ..."), expliquer : tous les mois, le ventre de la Maman se prépare à avoir un bébé. Le ventre se tapisse, et se fait bien douillet à l'intérieur. "Mais comme Papa et moi ne faisons pas de bébé, chaque mois, ce nid à bébé doit sortir. C'est pour cela qu'on perd du sang, mais cela ne fait pas mal.

(Hé franchement, vous imaginez l'angoisse des jeunes filles qui découvrait ça d'un coup, à la puberté, sans en avoir jamais entendu parler ? Ma pauvre Mamie, je pense fort à toi, quelle torture !!)

11. Vers 5/7 ans (chez nous, on en est là !), commencer à aborder le thème de la conception d'un point de vue plus scientifique. Expliquer que la moitié de la graine du Bébé se trouve dans le corps du Papa, et l'autre moitié dans le corps de la Maman. Qu'il faut que les deux moitiés de graine se rencontrent pour faire un Bébé.

12. Répéter aussi inlassablement que les enfants, eux, ne peuvent pas faire d'enfants, qu'il faut être grand pour cela.

13. Quand l'enfant a besoin d'explications plus poussées, et qu'il questionne plus avant, il sait donc déjà beaucoup de choses. Il sait, par exemple, que la fille possède un vagin "pour faire sortir les bébés". Il est alors simple d'expliquer que c'est aussi par le vagin que la demi-graine du Papa entrera.

14. Bien veiller à ce qu'il n'y ai pas de confusion entre les organes sexuels et l'appareil urinaire. Quitte à simplifier un peu pour l'instant (car chez les garçon, c'est compliqué, l'urine et le sperme transitant in fine par l'urètre). Faire pipi et faire des bébés, ce n'est pas la même chose. 😊

15. Il faut savoir que la reproduction humaine est au programme de CM2. Mais à ce stade, l'enfant a déjà construit beaucoup de choses, à travers les explications de ses parents, ses lectures et l'observation de la copulation des animaux (dans la nature ou dans des documentaires). En particulier, il sait que les organes sexuels du Papa et de la Maman entrent en contact lors du rapport sexuel. Un nouveau cycle de questions identitaires commence alors, moins biologiques, et plus symboliques ... La puberté peut commencer !

Vous en êtes où, vous, de l’éducation sexuelle de vos enfants ?

29 commentaires:

  1. Merci pour cet article, ça me donne des pistes pour plus tard ! Mon fils n'a que deux ans, mais par la magie des bains partagés, il sait déjà que mon "zizi est à l'atareur" (à l'intérieur).

    Je me demande aussi quand je commencerais à employer des mots plus exacts. Aujourd'hui, quand je le change, je décris toujours ce que je fais quand je touche ses parties génitales. Je choisis les mots "zizi" et "fesses" qui sont deux mots faciles à dire mais : 1. "zizi" n'est pas très scientifique; 2. Si un jour j'ai une fille, qu'est-ce que je dirais ?

    Ton point 2 m'a fait sourire : mon fils est depuis peu conscient que son papa, sa maman et lui ont des tétons. Ce qui me gêne un peu, car quand il a appris les mots nez, bouche, yeux, oreille et nombril, il demandait à chaque personne qu'il rencontrait de voir lesdites parties du corps :D. Alors, j'ai un peu peur du moment où il demandera à voir les tétons de son grand-père, sa nounou ou la boulangère :p

    Quand à ta remarque 9, je la trouve très intéressante ! C'est quelque chose que j'ai fait très tard dans ma vie, et c'est très dommageable. Mon éducation sexuelle a été très approximative, merci les tabous... De fait, je ne trouve absolument pas choquant de proposer à une enfant de s'observer grâce à un miroir, d'autant qu'un garçon le fait probablement déjà avec moins de difficultés !

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    1. Bonjour Chutmamanlit !

      On ne peux pas dire "zizi" pour une fille ?
      Sinon, c'est vrai que le mot "sexe" est bien pratique quand même, mais il ne sort pas toujours aussi facile qu'il devrait ...

      Je me retrouve dans ta remarque sur le point 9 ... Ce que je suis contente que ma fille ai un autre rapport à ça que moi ! :-)

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    2. Il y a un livre très bien fait qui pose les mots exacts: zizis et zézettes http://www.editionsmilan-leblog.com/2017/10/17/22095/amp/

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    3. Ici ma fille à un zizi de fille, et son frère un zizi de garçon.
      Si elle me pose une question (elle a pas encore 4ans) je lui réponds avec les mots vrais, mais au quotidien c'est "zizi" pour sexe

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    4. Chez nous on a pas eu à se poser la question, notre aîné à choisi zizi pour les garçons et zuzu pour les filles. L'avantage d'avoir un petit bonhomme qui parle tôt et suit papa-maman absolument partout. Maintenant (5 ans presque et demi) il sait qu'on dit vulve si on veut être précis pour les filles, mais personne de son âge ne le comprenant il n'utilise quasiment pas ce mot.

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    5. Moi j'ai rapidement trouvé que zizi/zézette ridicules et que surtout ce seraient des mots que je n'utiliserai pas au bout de qq temps et qu'il faudrait alors les remplacer, à 3 ans ça passe mais après qq années je crois que j'aurais bloqué... Donc j'ai choisi "sexe" qui n'était pas évident du tout et qui est finalement très vite passé dans le langage courant. Par contre je m'aperçois que je dis plus souvent "vulve" à mes filles, alors que pénis pour mes gars c'est encore trèèès compliqué à dire pour moi.

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  2. Merci pour ces propositions très riches et comme toujours chacun adapte à sa famille! Ici même profil: 5 et 6 ans 1/2, frère et soeur inséparables et qui partagent la salle de bains. Juste avant les vacances, j'ai eu le droit à "maman, à l'école X m'a montré son zizi dans les toilettes et il a voulu voir et toucher notre pépette à ma copine et moi et il a dit que c'était un secret etc...". Alors on a refait le point sur l'intégrité corporelle...je pensais que c'était acquis mais non...J'ai été contente que ma fille ait le réflexe d'en parler immédiatement et spontanément et je n'ai ni culpabilisé ni dramatisé mais pris le temps d'expliquer gentiment. Bon le lendemain, le mercredi midi, elle a parlé bien fort devant plein de camarades et de maîtres "maman, j'ai dit à mes copains qu'il ne fallait pas montrer son zizi comme ça" :)

    Après mes enfants étant des pots de colle et l'intimité encore relative bien que j'essaie de l'introduire car j'en ai besoin, on a forcément des questions du type "et moi aussi j'aurai des seins comme toi? Ils sont gros! (euh non pas du tout en fait:))" "et vous avez des poils"...

    On précise aussi qu'on peut toucher et découvrir son corps ...quand on est seul (point non abordé dans l'article :)) et je réponds aux questions sans les anticiper. Ma fille n'a jamais été jalouse du zizi et n'a jamais manifesté de sentiment de quelque chose de manquant. On aborde aussi régulièrement l'aspect hygiène car pour les petites filles, il faut savoir nettoyer sans décaper et faire attention quand on s'essuie pour éviter les mycoses.

    J'ai eu plus de questions sur la mort que sur la sexualité...et j'ai essayé de répondre avec franchise.

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    1. Bonjour Ludivine !
      Non, je n'ai pas abordé "tous" les points dans cet article, d'abord parce que ce serait difficile, ensuite parce qu'en fait je développe ce ce qui nous a posé question, à nous, en tant que famille. J'ai été obligée d'employer l'infinitif dans la deuxième partie de l'article pour ne pas rentrer dans les détails intimes de chacun, ce qui peut donner l'impression d'une liste de conseils, alors qu'il s'agit simplement de mes conclusions personnelles.

      Je n'ai pas développé le thème de la masturbation (ni celui de l'exhibition infantile) parce que chez nous, c'est une extension directe de l'intégrité du corps (expliquée aux enfants très très tôt ici, sans doute du fait d'avoir deux enfants du même âge de sexe différents). Je n'ai pas grand chose à en dire de plus, il ne s'est rien passé à ce sujet qui nous ai interrogé. Ce qui est drôle, c'est que ce sont des problématiques que je dois gérer très souvent par contre ... dans mon travail ! Il y a chaque année des incidents tels que ceux que tu décris (attouchements, exhibition ou masturbation en public).

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  3. Chez mes 3 gars j'ai eu trés peu de questions. Je sens que mes 8 ans sont bien dans leur age. Celui de la latence sexuelle.
    Ils savent qu'il y a une histoire de graines entre le papa et la maman et qu'il faut un calin trés fort et serré. mais ca ne va pas plus loin pour le moment...
    On leur a expliqué les notions d'intégrité ainsi que y a des explorations qu'on peut mener mais dans sa chambre...
    Ils sont toujours curieux quand il y a des filles à la maison (autre que moi) et aimeraient bien voir, mais les copines tiennent à leur intimité et c'est bien normal!!! Quant à la mienne murf.... bon ca commence à venir... surtout chez les 2 grands.
    Bref, chez nous on est vraiment loin d'avoir fait le tour de la question... J'attends que ca vienne d'eux... mais je vais peut être laisser trainer un livre ou deux le tout avant le collège tant qu'à faire! (et pour le coup si il y a bien un sujet pour lequel je suis heureuse de ne pas avoir de fille...)

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    1. Latence sexuelle ... C'est le terme que je cherchais. Je pense qu'Antonin est en pleine latence sexuelle. :-)

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  4. Ma fille n'a que deux ans et demi, alors pour l'instant, notre éducation sexuelle consiste à nommer les parties de son corps avec des mots précis : fesses, anus, sexe, vulve. Pour l'instant, nous en restons là. J'utilise ces mots depuis qu'elle est toute petite, aujourd'hui je n'ai aucune gêne quand je les emploie. Je ne me vois pas utiliser le mot "zézette" avec lequel j'ai grandi. Qu'est-ce que ça veut dire, zézette ? Je ne parle pas de ses menottes et ses petons à tout va, j'utilise les mots mains et pieds, c'est pareil pour le reste du corps.

    Ah oui, et les règles n'ont aucun secret pour elle, étant donné que je suis suivie jusque dans les toilettes... :D

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    1. Oui, ici aussi, je trouve important d'employer le sbon mots, aussi bien pour la fille que pour le garçon. :-)

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  5. Je suis aussi un peu hésitante sur la façon de répondre à notre fils (6 ans).
    Mais vu que je préfère lui en parler moi même plutôt qu'il ne le découvre à l'école (et au plus tard en cM2 vu que c'est au programme de façon assez détaillée d'ailleurs si j'ai bien compris mes amies prof), je te remercie pour tes propositions sur les réponses à tenir.
    Le sujet n'a pas vraiment été évoqué chez nous (même si le coup des serviettes hygiéniques qu'il a remarqué dans la salle de bains commence à l'intriguer fort). Je ne sais pas si c'est par gêne de sa part (en ressentant la nôtre) ou s'il n'en est pas encore là...on verra bien.

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    1. Oui, programme du CM2 ... Mais tu as encore un peu de temps d'ici là ! :-)
      Généralement, ils savent déjà beaucoup beaucoup de choses quand on aborde la question en classe !

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  6. Chez nous Bibounette a spontanément demander un miroir pour regarder son intimité en s'apercevant que meme en se contorsionnant elle ne parvenait pas à voir par là. Elle devait avoir 3 ans environ et je réponds à ses questions quand elles viennent notamment à la lecture d'ouvrages pédagogiques sur les animaux ou d'observation de la nature (elle a ainsi vu une mise bas chez la vache). En revanche, je ne lui dis pas que son zizi est à l'intérieur car ca ne me parle pas... Parmi les livres sur le sujet, j'aime bien "graine d'amour" et je vais découvrir celui que tu cites. Merci pour cet article qui donne une nouvelle fois des pistes de réflexion, je vais essayer d'employer plus souvent les termes exacts, j'avoue que comme je n'ai pas eu l'habitude de les prononcer, je suis pas très à l'aise sur ce point là...

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    1. Bonjour Biboumam Biboulov,
      Pour les termes exacts, je sui un peu comme toi, cela me demande un effort, mais je me soigne ! Et finalement ça vient assez facilement dès qu'on en a pris l'habitude ... :-)

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  7. Comme livre, j'aime bien 'bebe annee zero' notamment pour l'illustration très poétique et scientifiquement exacte du bébé dans le ventre de sa maman. A la question 'comment il sort le bébé', il est répondu 'entre les jambes de la maman, par une petite ouverture qui existe chez toutes les filles mais pas chez les garçons'.

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  8. Ma fille de pas-encore-4-ans me questionne peu sur le sujet. Elle sait que les mamans ont du sang dans leur culotte et que ça fait pas mal et que c'est normal.

    Elle sait que les bébés sortent par le nombril, ah en fait non, j'ai rectifié de suite ^^ Son frère étant né il y a peu, on en a forcément discuté. Donc les bébés sortent par un trou spécial pour les bébés, qu'on appelle vagin et qui est à côté du trou pour le pipi. Elle m'a dit qu'elle n'en avait pas, je lui ai expliqué que si, mais qu'il était encore petit (et accessoirement caché sous ses petites lèvres vue qu'elle a une coalescence des petites lèvres). Elle a voulu que je lui montre chez moi, mais euh non.
    Elle sait aussi que quand les bébés naissent, les mamans perdent du sang et peuvent avoir un "bobo" (je suis pas entrée dans les détails de l'épisio ou déchirure...)

    Elle sait aussi que pour faire un bébé il faut faire un câlin spécial d'amoureux et que c'est interdit entre adulte et enfant ou dans la même famille. Là encore, elle a voulu qu'on lui montre et... non

    Je vais voir ce livre dont tu parles

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    1. J'ajoute qu'elle sait que son corps est à elle et qu'elle seule décide pour son corps (ce qui inclus la soif, la faim, la fatigue et la sexualité). Elle sait aussi qu'elle peut se tripoter le sexe mais avec des mains propres et dans sa chambre ou son bain, quand il n'y a personne.
      Il a été plus difficile pour elle d'accepter que je ne veuille pas qu'elle voit la sage-femme à domicile m'examiner...

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  9. Ici les questions de l'ainée ont été très précise trèss vite (vers 3 ans) si bien qu'à 4 ans quand elle a su que j'étais enceinte de son frère (elle avait déjà une soeur), elle s'est exclamée très déçue : mais je n'ai pas vu quand papa a mis la graine dans ton vagin !!! Et il a fallu faire une petite "leçon" d'intimité... Et elle avait 22 mois quand j'ai accouché de sa soeur, et déjà à cette époque la question de la sortie avait été très très précise... Elle a trouvé seule comment s'observer dans un miroir, elle a aussi montré à sa soeur et elle sait déjà bien expliquer à son frère qui a maintenant 2 ans et demi et qui adooore ce concept que les filles ont un "zizi caché" !! Autant répondre aux questions des filles sur le vocabulaire ayant trait à leur sexe m'est venu facilement autant j'ai plus de mal à parler au petit dernier garçon des mots du sexe des filles (notamment le clitoris) même s'il est tout autant en demande voir très intrigué de ce qu'il n'a pas...

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  10. C'est en effet un sujet d'actualité en ce moment, qui fait pourtant partie intégrante de notre vie quotidienne.
    Pour les mamelons, c'est une histoire d'embryologie.
    J'ai beaucoup aimé le livre de Malika Doray en deux parties (dans le ventre des dames, des fois, il y a ...). Un bon équilibre entre la réalité et les émotions qui entourent ce sujet.
    Pour ma part, le sexe féminin est intérieur et extérieur, composé de plusieurs parties. Nommer le clitoris, le périnée etc n'est pas simple pour moi mais me paraît important.
    Merci pour ce partage honnête qui nous fait tous avancer.

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  11. Merci à toutes pour vos commentaires et à toi Elsa pour ce billet.
    Ma fille (4 ans 1/2) n'est pas spécialement en demande, mais peut-être est-ce une gêne de sa part, conséquence de ma gêne à moi... Et je ne me suis pas lancée dans le sujet spontanément. Je réponds à ses questions quand elle en a, en essayant d'être le plus concise possible, sans partir sur trop de détails.
    Un de mes soucis avec elle est qu'elle s'essuie mal (ou pas du tout) après être passée aux toilettes. Résultat, ça la pique de temps en temps au niveau de la vulve. Je ne sais pas si vous avez aussi ce problème. J'ai l'impression qu'à l'école les adultes ne sont pas très vigilantes là dessus (ma fille m'a dit plusieurs fois qu'elle n'avait droit qu'à un papier pour s'essuyer...) et à la maison, je lui demande de bien s'essuyer quand elle va aux toilettes, régulièrement je l'aide et lui montre, mais difficile de passer derrière systématiquement.
    C'est en lisant le billet et les commentaires que j'ai eu une révélation, je me suis dit que peut-être elle n'est pas très appliquée sur cette zone car elle ne la voit pas tout simplement. Je vais investir dans un miroir mobile (ceux que nous avons chez nous sont fixés au mur en hauteur ou dans l'entrée, pas terrible pour une découverte de son corps :)) et me lancer. Il faut savoir sortir de sa zone de confort.
    En fait, je crois que je vais aussi imprimer ton billet pour l'avoir sous la main et le montrer au papa, c'est vraiment très intéressant.
    Agnès

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  12. Mes enfants aimaient beaucoup le parcours de Paulo. Et pour les filles, il existe le trésor de Lilith mais ma fille aînée n'a pas apprécié.

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  13. Merci de cet article qui me donne des pistes ou des impulsions.
    Le point 9 est hyper compliqué pour moi. J'ai une grande de 10 ans donc ça urge un peu... :p je vais essayer de choper le train au bon moment pour celle de 3. Mes gars n'ont pas besoin de miroir...
    Le point 10 ne me pose aucun mais alors aucuuuun problème à priori, nous en parlons sans souci, ils connaissent toute la mécanique des règles... mais c'est bien plus facile de parler en général. Quand il s'agit de "mes" règles d'un coup... gloups... j'en parle pas vraiment (ou vraiment pas ?)...
    Merci donc pour le coup de boost que je viens de recevoir !

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    1. Ah et puis un livre qui m'a aidée à mettre des mots justes : "Dis, en vrai, c'est quoi l'amour ?" et ma grande le feuillette seule de temps en temps.

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  14. alors ici je porte une cup donc le sang il le voit très concrètement et comme toi mes enfants me suivent partout donc pour le coup à chaque fois que j'ai mes règles je suis obligé de répéter pourquoi je saigne, c'est marrant parce que j'ai la même explication que toi (j'ai gardé l'explication que ma maman m'avait donnée petite) sauf que chez nous c'est un matelas et non un nid.
    J'ai expliqué à mes enfants qu'ils avaient des pénis et des vulves mais ils préfèrent utiliser les termes de zizi et zezette.
    Pour les seins des hommes il faut savoir que le sein produit du lait s'il est stimulé, les hormones de la grossesse aide bien mais concrètement c'est surtout la stimulation qui produit du lait. On a donc vu des mamans adoptante motivée réussir à allaiter des bébés qu'elles n'ont pas portés, et il y a une tribu d’Afrique qui partagent tellement la charge parentale que les papas allaitent aussi.

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  15. http://www.terrafemina.com/article/les-akas-cette-tribu-ou-les-hommes-donnent-le-sein-aux-bebes_a336277/1

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    1. Rhôô ben ça alors, j'ai appris un truc ENORME aujourd'hui grâce à toi !! J'ai hâte d'expliquer cela à mes enfants et de répondre enfin à leur question !!! :-)
      Merci !

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  16. J'ai 3 enfants et la petite dernière vient d'avoir 3 mois aujourd'hui :p. Mon aîné va avoir 7 ans et m'a déjà énormément questionné a ce sujet quand je suis tombée enceinte de son frère. Il avait alors 2 ans et demi. J'ai expliqué que le spermatozoïde allait rencontrer l'ovule, qu'il avait ses spermatozoïdes dans ses testicules etc... Bref la a bientôt 7 ans et son petit frère bientôt 4 ans les questions étaient beaucoup plus présente lors de ma dernière grossesse. J'ai pris le parti prix de leur expliquer les choses plus "cash" la verge du papa doit rentrer dans le "trou" appelé vagin de la maman pour y déposer des spermatozoïdes contenu dans le sperme... Le spermatozoïde va rencontrer l'ovule et il va y avoir la division cellulaire et le bébé va se former... Depuis ils ne me posent plus trop de questions. Mais j'insiste pour qu'ils nomment le sexe de la femme par "vulve" "vagin" et pas zezette... Ils sont assez libre et joue à "touche zizi" dans leur chambre entre eux... Sur ce coup la je ne sais pas si je dois laisser faire ou non...

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