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mardi 13 novembre 2018

Tenir son crayon


Comment aider mon enfant à bien tenir son crayon ?

Voilà une question qui revient souvent dans vos commentaires, et qui est suffisamment complexe pour justifier un article ... J'ai donc décidé de m'y coller et de modéliser mon expérience d'enseignante et de Maman en la matière ... J'espère que cela vous sera utile ! 😊

La première chose que je voudrais vous dire, je l'ai d'ailleurs apprise en tant que Maman, et non en tant que professeure - car dans mon métier, je ne suis les enfants que dix mois d'affilée tout au plus. Et cette chose, c'est : il faut être vigilant tout au long de l'enfance, car une bonne posture peut se désapprendre ! Louiselle, par exemple, qui manipulait des pinces à linge avec aisance à dix-sept mois, tenait parfaitement son crayon jusqu'au milieu de la Grande Section. Mais depuis un an, son pouce se raidit et enveloppe l'outil au lieu de le pincer. C'est ce qu'on appelle la prise proximale, oui Madame ! "C'est beaucoup plus pratique comme ça !", rétorque la Damoiselle lorsque je le lui fais remarquer. 😅


La deuxième chose qu'il faut avoir en tête est ... de ne jamais désespérer !! Bien sûr ! 😊 Avec un peu de bonne volonté, une posture peut se corriger à tout âge - je vous l'accorde, le problème est parfois d'obtenir cette "bonne volonté" de la part de nos bouts de choux ... 😁


Mais au fait, en quoi est-ce un problème ?

Ne pourrait-on pas laisser nos enfants tranquilles avec cela et les laisser tenir leur stylo comme ils le souhaitent ?

Et bien ... Oui. Parfois. Et dans le cas de Louiselle, peut-être.

Pour le savoir, observez la graphie de votre enfant. Si elle est laborieuse, contrite, trop grosse ... Si l'enfant se fatigue vite, qu'il souffre de crampes ... S'il écrit plus lentement que ses petits camarades ... Alors, il y a fort à parier que sa posture engendre plus de fatigue qu'elle ne le devrait, et que votre enfant a besoin d'aide. Dois-je rappeler que plus de la moitié des travaux scolaires supposent de tenir un crayon pour être réalisés ? Une graphie souple est un facteur de réussite scolaire primordiale ...


Mais d'ailleurs, quelle est la bonne posture ?

La bonne posture, c'est celle qui permet d'écrire avec aisance, rapidité et souplesse. Et puisque nous sommes tous à peu près fichus pareil, nous dirons que la bonne posture, c'est celle-là, et qu'elle accepte une multitude d'infimes variantes personnelles.

Si vous sentez que quelque chose "cloche" dans la manière qu'à votre enfant de prendre son crayon, il va vous falloir observer finement : quel est le problème exactement ? Tentez de l'identifier le plus précisément possible, car il s'agit généralement qu'un seul "petit truc". Bon point donc : cela signifie aussi que votre enfant a construit plein de bonnes habitudes en parallèle ! 😊

Vous pouvez du même coup interroger votre propre posture en tant qu'adulte : est-elle bonne ? Si non, en avez-vous souffert ? Pourquoi ?

Ici, on peut voir le mauvais positionnement du pouce qu'a tendance à adopter Louiselle. 👆
Le fait qu'elle tienne la plume trop loin de la pointe est surtout lié à cet outil particulier :
elle ne veut pas se mettre de l'encre plein les doigts !

Mais que faut-il observer ? 

De quelle nature peuvent être les obstacles à une bonne préhension de l'outil scripteur (c'est le nom, dans le jargon, de l'outil "avec lequel on écrit") ?

1. Observez tout d'abord la posture globale. Elle n'a pas besoin d'être parfaite, mais ... C'est clair : il est impossible d'écrire correctement en étant couché sur sa table. Si votre enfant pose son menton sur son cahier ... Arrêtez les devoirs et proposez-lui un peu de gym ludique ! Je suis sûre que son enseignant comprendra !!

(N.B. Je ne suis pas fan du premier exercice de ce diaporama, qui met l'enfant en insécurité d'après mon expérience. Mais tous les autres sont excellents, et très bons pour le dos !!)

2. Observez ensuite la position du bras. Cahier et bras doivent être dans le même prolongement. N'hésitez pas à tracer des repères à la craie sur le bureau de votre enfant pour qu'il positionne sa feuille correctement. Parfois, l'utilisation d'un plan légèrement incliné peut aider à positionner le bras et la feuille. Si vous n'en avez pas, glissez un sac rectangulaire un peu mou sous un cahier le temps d'un exercice !

Vérifiez bien l'angle de la feuille ! Pour un droitier, l'inclinaison doit être de 20/30° vers la gauche, feuille centrée face à lui. Pour un gaucher, l'inclinaison est plus marquée (30/35°), vers la droite, feuille légèrement décentrée vers la gauche.

3. Observez la position des doigts sur l'outil scripteur. On croit généralement que l'on tient le crayon entre le pouce et l'index, mais c'est faux ! Enlevez le majeur pour vous en assurer : tout dégringole !! On le tient plutôt entre le pouce et le majeur (puisqu'on peut soulever l'index sans perdre son crayon !) mais les trois doigts sont essentiels : pourquoi croyez-vous que la pédagogie Montessori en fasse des tonnes autour de cette histoire de pince à trois doigts ?! 😄

Observez en particulier la position du pouce : il devrait être en opposition à l'index, et non par dessus (n'est-ce pas, Damoiselle ?). Si votre enfant a la même posture que Louiselle, observez plus avant : 

- Si l'enfant est crispé et que le mouvement vient du poignet, c'est problématique. Il va vraiment falloir que ce jeune pouce retourne à son poste !! 

- Si les mouvements des doigts restent possibles, ce positionnement peut être acceptable ... pas optimal, mais acceptable... Après tout, on raconte que certains grands auteurs ne tenaient pas leurs plumes de manière exemplaire ... 😶

4. Observez la hauteur de la prise - ou si vous préférez, la distance qui sépare les doigts de votre enfant de la mine de son  crayon. C'est le pouce de votre enfant qui sert d'unité de mesure - à la louche, hein ! Inutile de sortir votre mètre en ruban ! Un droitier tient son stylo environ 1/2 pouce au dessus de la mine, mais un gaucher le saisit plus haut (presqu'un pouce).

5. Observez à présent la position du crayon lui-même. Il est en contact avec la base de l'index, sur la commissure entre le pouce et l'index : il se repose, comme je dis aux enfants ! Jetez un œil à l'inclinaison - je n'accorde pas à ce critère une importance capitale, d'abord parce qu'on n'incline pas de la même manière un stylo, un crayon à papier, une craie, etc. Ensuite parce qu'une inclinaison peu efficace est souvent la cause d'une mauvaise posture des doigts, et qu'il suffit donc de régler ce problème-ci pour voir disparaitre celui-là.

6. Attention, un critère hyper important : quid de la mobilité des doigts ? Les doigts doivent bouger, dès les 4 ans de l'enfant environ ! Ce sont eux qui font le boulot. Si le mouvement vient du poignet et du bras, c'est la crampe assurée ! 😩 Vous ne pouvez pas vous tromper : l'enfant a généralement un raideur, quelque chose de "monobloc" dans sa manière d'écrire ...

7. Et du coup : quelle est la position du poignet ? Il doit être appuyé sur la table. Il est détendu, d'ailleurs, il ne fait pas grand chose (le fainéant 😊). 

8. Enfin, la main dominante ne se déplace que très peu latéralement pendant l'écriture. L'autre main tient la feuille et assure l'équilibre du corps.

Ouf ! Je sais : ça fait beaucoup ... Mais vous n'êtes pas obligé de tout observer le même jour ! 😊


À présent : Que pouvons nous faire concrètement ?

1. Tout d'abord : savoir qu'un écart existe entre la posture optimale et celle qu'a adopté l'enfant, et l'en informer. Ben oui, ça va mieux en le disant, comme on dit !

Attention ! Savoir que l'on tient mal son crayon peut devenir source de stress. Il ne faudrait pas que l'enfant se bloque et refuse d'écrire, ce serait contre-productif ! Observez donc longuement avant de faire la moindre remarque, et formulez celle-ci de la manière la plus concise  et la plus stable possible. La verbalisation est primordiale !

Une fois le problème identifié, montrez la bonne posture à votre enfant en vous plaçant à sa droite s'il est droitier - ou à sa gauche s'il est gaucher. Par la suite, essayer de trouver une formule qui rappelle le bon geste en quelques mots. Chez nous, par exemple, deux mots suffisent : "Le pouce. ". Ah, oui. Le pouce. C'est vrai, Louiselle n'y pensait plus. Hop, elle se corrige de bonne grâce (ce qui m'épate toujours, comme quoi elle doit bien y trouver son compte !) et il suffit que ce fichu pouce se place correctement pour que le stylo s'aligne, et que les doigts deviennent plus mobiles.

Attention (again) !! Evitez de TROP le lui rappeler - une ou deux fois par jour, c'est un grand maximum, et toujours en situation. On peut aussi rectifier la posture de l'enfant par un geste doux, en prenant sa main dans la nôtre, en caressant son coude ou son dos, etc. Restons discret, il ne s'agit pas de générer des tensions autour de cette histoire.

Ah : et puisqu'on parle de communication, informez aussi les enseignants de votre enfant. Si la posture génère de la frustration, voire une situation d'échec, ce sont eux qui vous en auront certainement parlé les premiers, d'ailleurs. Et ils travaillent en classe pour corriger ce qui doit l'être. 


2. Choisissez bien les outils que vous proposez à votre enfant. C'est un peu une lapalissade, mais même un scripteur expert aura des difficultés à tracer si ses stylos ne sont pas en bon état et de bonne qualité. L'ergonomie est un critère plus délicat : tel outil conviendra à tel enfant, mais pas à tel autre. L'idéal serait toujours de pouvoir essayer un stylo avant de l'acheter, surtout s'il se targue d'une spécificité quelconque.

Doter l'enfant d'outils confortables, voilà qui est en notre pouvoir ! C'est même assez facile ! Faisons rapidement le tour de la question :

- Des crayons à papier un peu gras, au corps triangulaire, sont indispensables. La mine glisse agréablement, le trait s'efface facilement. Le corps triangulaire permet un placement des doigts quasi-instinctif. Apprenez à votre enfant à tailler son crayon tous les jours. 

Faut-il choisir des crayons au gros diamètre ?  En toute honnêteté, j'ai changé plusieurs fois d'avis sur cette question au cours de ma carrière, car l'observation de mes élèves m'envoyait des messages contradictoires : tantôt j'avais l'impression qu'ils tenaient un pieu dans leur main (essayez "d'écrire" avec un rouleau de papier toilette vide et vous verrez ce que je veux dire ...), tantôt j'avais l'impression que ce gros diamètre les aidait à placer leurs doigts correctement. Et puis, un beau jour, j'ai compris : cela dépendait des enfants, bien sûr ! 😄 Du coup, j'ai à présent les deux diamètres dans mes classes, et je décide, après essais, quel crayon attribuer à quel enfant. Mes favoris sont les Lyra, qui existent en gros diamètres et en diamètre conventionnels.

(N.B. Quand je parle de "gros" diamètres, je veux dire 1 cm, pas 2, ni 3 ! - les Woody, malgré leurs multiples qualités, sont décidément trop épais ...)

Le diamètre, donc, est à voir selon l'enfant. Par contre, il y a un paramètre sur lequel je suis inflexible en classe, c'est la longueur des crayons. Au point que je demande à l'ATSEM de les scier, oui ! 😂 Avant le CE1/CE2, selon la taille des mains de votre enfant, un crayon devrait toujours être écourté. Encore une fois, c'est l'observation qui vous dira de combien. Voici un petit test pour vous aider : prenez un crayon en main, comme pour écrire. Le crayon prend appui sur la commissure entre le pouce et l'index, vous voyez ? Ce point se situe à la moitié environ de la tige du crayon (un peu plus haut chez les gauchers). Il doit en être de même pour votre enfant !

Si l'enfant éprouve des difficultés en graphisme, sachez qu'on peut écrire sans honte avec un crayon à papier jusqu'à la fin du CE1 - et alors ? Cela n'empêche pas, ponctuellement, d'utiliser d'autres outils, évidemment, mais le crayon, bien choisi, offre tout de même un confort particulier.

- N'oubliez pas le critérium, d'ailleurs ! Il a tous les avantages du crayon à papier, plus un : si le geste est trop crispé, la mine se casse ... Voilà un outil qui invite, mine de rien, à se détendre ... 😊

- Des stylos complètent de toute façon la trousse ! Des rouges, des verts, des bleus, et même des stylos à paillettes ! Bien sûr, car on écrit avec des stylos ! Pas forcément tout le temps au début, mais enfin, c'est tout de même l'objectif final. De plus, la pression à exercer sur le papier n'est pas la même qu'avec un crayon, et l'inclinaison doit être maitrisée pour que l'outil fonctionne. C'est donc un excellent exercice. Je suis partisane d'introduire dès le début le stylo-bille et le stylo-plume dans les trousses de nos enfants - même si, au début, ils n'en servent que pour dessiner ou s'entrainer au brouillon. Il existe des modèles avec une bague antidérapante, voire une butée pour retenir les doigts. Encore faut-il que ces "solutions" correspondent aux "problèmes" de l'enfant, mais vous l'avez compris !

- Varions les outils ! De temps en temps, disposons sur une table tout un tas d'outils scripteurs : des porte-mines, des porte-plumes avec de l'encre, des calames, des pinceaux chinois etc. Ce n'est que du bonheur, car oui : écrire, c'est aussi pour le plaisir !!

Et le guide-doigt ? Il permet aux doigts de ne pas glisser, de bien se positionner et de n'être ni trop près, ni trop loin de la mine. On peut en proposer un, mais toujours de manière très ponctuelle, comme un exercice, car il entrave le geste naturel et empêche l'enfant de trouver "sa" position. Une alternative, plus libre et gratuite, consiste à dessiner des points sur le corps du crayon, là les doigts devraient venir se placer. Encore faut-il que le "problème" de votre enfant réside dans la position de ses doigts !!


3. Donc : vous avez identifié le problème, vous l'avez formulé, et vous vous êtes appliqué à fournir à votre enfant des outils de qualité. A présent : jouez !

Voici quelques jeux à proposer à votre enfant en fonction de ce qu'il a à corriger.

- Si l'opposition du bout du pouce et du bout de l'index n'est pas construite : montrez à votre enfant comment coller pouce et majeur et à utiliser le majeur pour envoyer une chiquenaude à un objet léger (un bouchon de bouteille en plastique, par exemple). Organiser un mini-foot sur la table de la cuisine, en matérialisant deux buts opposés et une ligne de mi-terrain à la craie. Chacun essaie de marquer dans le but adverses, mais attention ! Le coup ne vaut que si la main a la bonne posture.

De même tous les exercices permettant d'isoler et de muscler la "pince à trois doigts" sont salutaires. On peut, par exemple, faire de la peinture à doigts en  tenant un cotillon dans sa paume, maintenu par l'auriculaire et l'annulaire repliés. Les trois autres doigts, les doigts "scripteurs", travaillent. Attention, le cotillon ne doit pas tomber !

- Si la main se positionne en "col de cygne" : demandez à votre enfant d'enduire une feuille à dessin d'une belle couche de gouache. L'exercice consiste ensuite à "graver" la peinture fraiche à l'aide d'un cure-dent : demandez-lui de tracer des boucles tout autour de la feuille, cela fera un joli cadre ! La seule contrainte est : on ne retrousse pas sa manche, et on prend garde de ne pas la tâcher ! La main devra alors se positionner sous la feuille, et non dessus. Motivation supplémentaire : votre enfant collera ses plus beaux dessins sur les fonds ainsi réalisés et pourra les offrir à toute la famille pour Noël !



Vous pensez qu'il faut tout reprendre depuis le début ?

N'hésitez pas à consulter un ergothérapeute, qui saura vous rassurer, vous outiller ... et qui aidera votre enfant à résoudre son problème, car c'est son travail !! Et pour patienter dans l'attente du premier rendez-vous, continuez de vous jouer avec votre enfant en suivant ces dernières pistes !

- Comment tonifier les doigts ? Grâce à des séances de gymnastique des doigts, régulières et récréatives.

- Comment apprendre à plier le pouce ? 

Réponse de mon homme : "Ah, ben, on va initier Louiselle aux jeux vidéos, c'est exactement le geste que l'on fait quand on appuie sur les boutons de la manette !" 😂😂😂 

(Je décline toute responsabilité pour cette idée lumineuse. 😁 D'ailleurs, Louiselle n'aime pas les jeux vidéos. Vous croyez que c'est pour cela qu'elle ne plie plus son pouce ???)

Ou alors, plus sérieux : L'histoire du monstre glouton. Si, si, malgré son nom, c'est un jeu très sérieux. 😊

- Comment apprendre à placer correctement l'extrémité de la pulpe du pouce contre la face latérale de la dernière articulation du majeur ? Dessinez deux points au feutre sur les doigts de l'enfant, et expliquez que ces deux points doivent "s'embrasser" ( = se toucher). Vous trouverez ICI une petite comptine pour travailler ce geste précis en rigolant.

- Comment apprendre à placer sa main correctement, dans l'axe de l'avant-bras ? Proposez régulièrement  à votre enfant "d'endormir" sa main dominante : massez-la, caressez-la ... Puis posez la main sur la table, sur le coussin de muscles qui se situe dans le prolongement de l'auriculaire. La main est posée sur sa tranche, détendue. Comment se positionne alors le bras ? Il est dans le prolongement naturel de la main. Le poignet est légèrement tourné vers la table - on a dit "légèrement" ! d'ailleurs, tout est léger. C'est dans cette posture que l'on écrit, car quand on porte un stylo, on ne doit pas, en plus, avoir à porter sa main ! Quelle fatigue ce serait, n'est-ce pas ?

- Comment placer sa feuille correctement, dans l'axe de l'avant-bras ? Courrez découvrir l'astuce des flèches d'Indien, aussi ludiques qu'efficaces, je vous le garantis ! 😊

- Comment apprendre à plier et déplier ses doigts, et non son poignet ? En manipulant un hand-spinner, bien sûr... 😉 Et en s'exerçant à le pincer, tout en le faisant tourner, entre le pouce et l'index, le pouce et le majeur, le pouce et l'annulaire ...

- Comment corriger le mouvement d'épaule ? Si l'avant-bras de votre enfant se soulève de la table quand il écrit, et que le bras fait un mouvement "en bloc" de l'épaule aux doigts, proposez le jeu suivant : glissez une pièce d'un euro sous l'avant-bras de votre enfant et demandez-lui d'écrire en maintenant le contact table-pièce-bras. Vous pouvez également lui demander de travailler à plat ventre par terre !



J'espère que ces pistes concrètes vont seront utiles !


Et surtout n'oubliez pas : bien écrire sert avant tout ... à s'exprimer et à communiquer !

Ce n'est donc que du bonheur, n'est-ce pas ? ❤

7 commentaires:

  1. PASSIONNANT ! Ça ne fait que confirmer mon envie de reconversion professionnelle pour être instit ! Merci de ce partage d'intelligence.

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    1. Merci pour ce commentaire, Ana ! Et bon courage pour la suite !!

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    2. Merci:) Il va m'en falloir !!

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  2. Ouhah pour être complet c'est complet! Ici nous sommes tous gauchers sauf Aubin... Ca rends les choses un peu plus compliquées je trouve mais bon PapaKo et moi on a survécu :-D
    Les 2 grands n'aiment pas écrire, je regarderai leur position à l'occasion... Histoire de voir s'il y a une raison technique à ça

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  3. Merci pour ces indications. Je suis gauchère et mon fils droitier et cela me pose d'énormes problèmes pour le "corriger" dans sa position. Notre principal problème est qu'il a mal très vite au poignet en écrivant. Il écrite assez vite, bien mais il se fatigue très vite aussi. Il n'a pas ce problème lorsqu'il écrit sur un tableau par exemple. Je vais creuser tes pistes.

    PS: il faut que tu aies conscience que tu es une maitresse extraordinaire qui se préoccupe de tous ces détails. Cela fait plus d'un an que j'alerte celles de notre fils pour qu'elle l'aide mais "elles n'ont pas le temps" et vu qu'il écrit bien...

    PS 2: Merci aussi pour ton post sur l'aquarellum de Sentosphère (sur instagram ? je ne sais plus). J'étais plus que sceptique sur ce genre de coffret mais je me suis lancée et il a adoré. C'est très bien pour appréhender le mélange des couleurs en enlevant la difficulté du risque de dépasser du modèle. Je suis conquise et notre fils aussi. Je lorgne maintenant sur la Patarev (pour l'argile on y vient doucement).

    Bises

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  4. Oh cet article qui arrive deux jours après que je me suis demandée "à partir de quel âge on montre à un enfant comment tenir son crayon?"! Parce que j'ai essayé de montrer à mon fils la position mais impossible pour lui... Il a 3 ans et tient ses crayons dans son poing. Il manipule très peu les "outils scripteurs" pour l'instant. J'essaierai les exercices sur la pince à 3 doigts!

    (Première fois que je commente ici alors que j'adore tous vos articles. Merci merci pour tout ce que vous nous partagez!)

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  5. Bon mon commentaire n'a rien à voir avec le sujet de l'article qui concerne la bonne prise en main du crayon, mais avec les photos qui l'illustre.

    Avant l'été mon fils et moi avons participé à un atelier d'initiation à la calligraphie avec un calame. Nous avions adoré, et j'avais tenté d'acheter un kit qui n'est malheureusement jamais arrivé à destination :p. Du coup j'avais un peu lâché l'affaire. Mais cet été, alors que je faisais du rangement dans le garage chez Mamy j'ai trouvé une tige en bambou. Je l'ai précieusement conservé dans l'idée de nous fabriquer des calames, mais je n'ai pas encore pris le temps de le faire.
    Nous avons également trouvé de belles et grandes plumes que nous avons également réservées à cet effet mais qui prennent la poussière :( depuis.

    Et voilà ton article me redonne une fois encore un "petit coup de fouet" et promis je taille mes calames ce week-end :D
    J'en profite pour prendre la référence des encres que tu utilises (visible sur les photos) pour en commander un flacon ;)

    J'ai hâte de pouvoir m'y mettre.

    Petite photo de notre atelier d'initiation lors d'une fête médiévale :
    https://2.bp.blogspot.com/-U8DOCRBqjsk/W-yglHAS5YI/AAAAAAAABQ8/4YdeI4Rn-cgB8RhfuZojWv3zyZKON4X5ACLcBGAs/s320/calame.jpg

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