Pages

mardi 10 mars 2015

Valoriser/conserver les oeuvres enfantines

Je croule sous les œuvres de mes enfants - vous me direz : je l'ai bien cherché ! :-)

Je suis persuadée depuis longtemps de l'importance de les valoriser - ne serait-ce que pour en garder souvenir, mais surtout pour signifier aux enfants que leurs productions sont importantes.

Je vous livre aujourd'hui mon organisation matérielle en espérant qu'elle vous inspirera si vous tâtonnez à ce sujet.


Voici un premier aménagement simple comme bonjour et très pratique : deux clous au-dessus de la table de travail, une cordelette tendue et quelques pinces à linge. Les enfants peuvent accrocher leurs travaux en cours pour les reprendre plus tard... ainsi, le "coloriage magique" d'Elmer - le premier coloriage magique d'Antonin !, qui a décidé qu'il le finirait demain, et l'a pincé là pour faire place nette et sortir la pâte à modeler. :-)

Parfois les œuvres remisée ainsi ne sont jamais reprises. Parfois ce ne sont pas des productions qui se retrouvent accrochées là - mais des plumes, des pochoirs, des papiers d'emballage divers. C'est parfait, c'est inspirant ! :-)


Un peu plus loin se trouve un panneau de liège - il s'agit en fait de deux panneaux, achetés pour une bouchée de pain en supermarché et fixés l'un contre l'autre. Le liège est un très beau matériau, et les enfants peuvent y punaiser eux-mêmes leurs travaux sans aide. Il est rare que les œuvres exposées ici soient reprises pour être complétées ; elles se sont extraites de l'aire de travail, on est déjà dans une démarche d'exhibition.


Enfin, sur leurs étagères, les enfants disposent chacun d'un casier où déposer leurs travaux. Les dessins à peine ébauchés peuvent passer de la table à ce bac ; parfois, ils sont auparavent affichés dans l'un des deux espaces précédemment décrits - longuement, brièvement... Peu importe : quel que soit le "cycle de l'œuvre", c'est ici qu'elle atterrit. Une fois rangée ici, elle n'est jamais reprise pour être exposée, elle est un peu oubliée.

Les règles de fonctionnement que je vous décris ici sont des règles tacites, qui se sont mises en place d'elles-mêmes. Je n'ai rien imposé aux enfants du genre : "Ah, non, une fois que ton collage est rangé, il ne faut pas le reprendre !", car il n'y a aucune règle, si ce n'est : si un travail traine n'importe où, je demande à l'enfant concerné de le ranger dans sa panière.

Une fois par mois (le dernier jour du mois, c'est devenu un de mes rituels personnels, et je l'adore !), j'épluche le contenu de chaque panière et je trie. Il est rare que je demande leurs avis aux enfants parce qu'en réalité cela ne les intéresse pas. Le résultat fini les ennuie profondément. Je conserve environ la moitié des travaux, que je juge significatifs. Je brûle le reste sans hésiter. Si. Je vous rassure, il s'agit généralement de travaux à peine ébauché - du style : "Je lance un grand trait sur ma feuille avant de réaliser que je n'ai pas envie de dessiner"... ;-)

Cahiers mensuels de Louiselle

Le gros de ces travaux sera relié par des agrafes en un "cahier mensuel". Puisque mes enfants ne jurent en ce moment que par les coloriages, j'ai trouvé pratique d'imprimer un simple coloriage thématique - avec le nom du mois écrit en gros - en guise de couverture. Bien sûr, il serait beaucoup plus intéressant de réfléchir à des "couvertures" plus riches en prévoyant des situations artistiques en amont, j'en conviens. On fait selon le temps dont on dispose, mais j'y viendrai, c'est sûr ! :-)

Cahier d'Antonin, février 2015.

Bon, joli ou pas, j'aime beaucoup mon système, qui a l'avantage d'être simplissime, d'être exécuté rapidement, et de conserver une trace claire et ordonnée des travaux de mes enfants - et de leur évolution.


Ces "cahiers" prennent place dans de grandes boîtes (Ikéa), qui accueillent aussi les travaux scolaires, les carnets à dessins achevés et les courriers reçus, le tout soigneusement daté.

 

Quand une boite est pleine - je n'en suis pas là ! - il suffit de l'étiqueter ("Antonin, Septembre 2014 - Décembre 2016", par exemple), de la ranger, et d'en acheter une nouvelle ! Il fera bon, dans quelques années, rouvrir la boite et explorer son contenu... :-)

Tous les travaux ne terminent pas ainsi. Non. Parmi eux il y a des œuvres, auxquelles je réserve un sort spécial. J'ai acheté un porte-vue/lutin/porte-documents (private joke) géant (format A3) dans lequel j'essaie de mettre en valeur les productions dont je souhaite garder une trace spéciale.


Ce porte-folio là, c'est notre documentation Reggio à nous - j'essaie, autant que possible, de garder trace de la démarche, soit en reportant les commentaires de mes enfants pendant ou après l'action, soit en apposant aux travaux des photographies des artistes au travail...

Inutile de dire que nous avons pour ce support-là une tendresse spéciale... :-D

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire